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Jubilé d’or de la Society for the Welfare of the Deaf

Jubilé d’or de la Society for the Welfare of the Deaf
Jubilé d’or de la Society for the Welfare of the Deaf

Jubilé d’or de la Society for the Welfare of the Deaf

Depuis 50 ans déjà, la Society for the Welfare of the Deaf prend en charge des personnes, en particulier les jeunes et les enfants, présentant des troubles de l’appareil auditif. Lors d’une cérémonie au siège de l’association à Beau-Bassin ce jeudi 5 juillet, les responsables sont revenus sur l’histoire de la Society for the Welfare of the Deaf et ont dévoilé les projets pour les mois et les années à venir. Plusieurs personnalités ont participé à cet événement, dont la vice-Premier ministre Fazila Jeewa-Daureeawoo, la ministre de l’Éducation Leela Devi Dookun-Luchoomun et Marjana Saal, Ambassadrice de l’Union Européenne.

Il fut un temps à Maurice où la surdité et d’autres troubles auditifs étaient considérés comme des handicaps insurmontables. Pour faire tomber les mythes et déstigmatiser les personnes atteintes de ces troubles, un comité fut mis en place, comprenant des personnalités de la société civile et du ministère, dont MM Jomadar et Valadon. C’était en juillet 1965 et c’est ce Committee for the Welfare of the Deaf qui va finir par devenir un acte au Parlement daté du 5 juillet 2008, juste après l’indépendance, la Society for the Welfare of the Deaf (SWD).

Dr Noorjehan Joonas est la présidente du conseil d’Administration de la Society for the Welfare of the Deaf.

« A l’époque, beaucoup de Mauriciens étaient encore profondément superstitieux et associaient la surdité et les troubles de l’audition à une malédiction divine. Les sourds et les malentendants étaient considérés comme des citoyens de seconde zone qui n’avaient que rarement accès à l’éducation et encore moins, au monde du travail. La SWD a permis à ces personnes de surmonter progressivement les obstacles en leur offrant une éducation qui tient compte de leur spécificité. Aujourd’hui, nous sommes fiers d’avoir aidé de nombreuses personnes à mieux intégrer la société et à participer pleinement au progrès économique du pays », a déclaré le Dr Noorjehan Joonas.

Au cours de son existence, la SWD a été à l’origine de nombreuses initiatives en faveur des personnes souffrant de surdité, ou des malentendantes, notamment l’école des sourds, qui a développé la langue des signes mauriciennes, une étape importante dans la mission d’intégration de la SWD.

Aujourd’hui, l’école des sourds continue à se focaliser sur l’éducation. « Nos élèves sont au cœur de nos actions et notre objectif est de leur o rir un environnement à la fois motivant et productif. Nous misons aussi beaucoup sur le développement des compétences, à la fois pour nos élèves, les éducateurs et les interprètes. C’est cela qui a permis à de nombreux élèves de trouver un emploi à Maurice, mais aussi à l’étranger », ajoute le Dr. Joonas.

Les programmes proposés par l’école des sourds sont conçus en collaboration avec des organisations internationales dont l’Union européenne, qui soutient l’école depuis 2008 pour diverses initiatives. Ce qui n’ont pas manqué de souligner les ministres présents à la cérémonie, jeudi. Ils ont salué le formidable travail accompli jusqu’ici et mis l’accent sur la nécessité de poursuivre la collaboration avec des institutions internationales afin de parfaire le programme proposé aux élèves qui fréquentent l’institution.