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[Opinion] Partis politiques: la guerre des postes clés fait mouche!

[Opinion] Partis politiques: la guerre des postes clés fait mouche!
De nos jours, être un simple politicien, un adhérent ou activiste, un membre du comité régional,

[Opinion] Partis politiques: la guerre des postes clés fait mouche!

De nos jours, être un simple politicien, un adhérent ou activiste, un membre du comité régional, un membre du comité central,  un membre du comité exécutif, un membre du Bureau Politique (BP)…ne suffit plus. A voir de ce qui s’est passé au Mouvement Militant Mauricien (MMM) à la suite des résultats de l’élection du BP, le 30 juin, résultant à une guerre larvée, sournoise ou ouverte parmi les principaux protagonistes pour occuper tel ou tel poste-clé au sein l’équipe dirigeante, témoigne de l’ampleur du malaise, de la crise et du gêne qui prévaut au sommet du MMM. La siuation est identique au sein des autres partis politiques traditionnels du pays.

Insatisfait des résultats de l’élection du BP mauve, Reza Uteem, l’un des leaders adjoints du MMM, est monté au créneau pour faire entendre sa voix et crier au scandale, que l’ensemble du Top Team que voulait faire élire, le leader Paul Bérenger, a été battu à plate couture. En tête d’affiche de ceux qui ont échoué, figurait Madun Dulloo que le leader des Mauves voulait installer dans le fauteuil de leader adjoint, cela afin de satisfaire des calculs politico-ethno-sociologiques.

De ce fait, ce n’était qu’un secret de polichinelle dans les milieux du MMM et parmi les observateurs politiques que le secrétaire général, Ajay Gunness aurait été l’instigateur d’une campagne pas très saine avec la complicité des apparatchiks de son clan pour faire tomber Madun Dulloo et ainsi préserver son poste de secrétaire général.

Par conséquent, le bouillant Reza Uteem a piqué une colère bleue et s’est exprimé ouvertement auprès de Paul Bérenger qu’il ne voudrait plus qu’Ajay Gunness soit reconduit à son poste de secrétaire général. Après le tollé soulevé par certains membres du BP nouvellement élus et l’absence remarquée de Reza Uteem à la première réunion du BP pour procéder à la nomination des Office Bearers’, le leader du MMM a fini par entendre la voix de la raison et à rebattre ses cartes dans un semblant de consensus.  Ainsi, Ajay Gunness s’est vu investi dans les fonctions du premier leader adjoint et Reza Uteem, lui, est conduit au poste de président.

Il est établi que la ratification des Office Bearers à la réunion du CC, samedi 7 juillet n’aurait pas calmé les ardeurs. Il semble que le feu couve encore sous les cendres. Autre voix discordante qui se fait entendre au BP du MMM, cette fois, n’est nulle autre que celle de Danielle Selvon. Fraîchement élue au BP mauve, elle a brillé par son absence à cette réunion de ratification du CC. Elle est la seule parlementaire mauve, siégeant au BP qui n’a rien obtenu comme poste de responsabilité.

En revanche, elle a posté ceci sur sa page facebook : «Ce qui se passe au MMM ? A en rire ou à en pleurer». Pressée de questions par un quotidien, sur le fait qu’elle n’a rien eu et du faible taux de femmes dans l’équipe dirigeante, publié lundi 9 juillet, Danielle Selvon a lâché : «Il fallait prendre cela au sérieux», avant d’ajouter :«Peut –être, c’est une des raisons expliquant ce que j’ai écrit sur ma page facebook.» En revanche, la députée du MMM qui s’est absentée à la réunion du BP, hier, lundi 9 juillet, semble avoir changé d’argumentation. Elle laiise entendre que sa prise de position découle du sort qui a été reservée à Dave Kissoondoyal, élu à la 2e position lors du scrutin du BP, mais qui s’est vu flanqué dans le fauteuil de l’assistant-trésorier.   Qu’on ne me nomme pas même si je suis députée, ce n’est pas grave. Mais il faut être juste envers les autres », a-t-elle déc laré à un quotidien, ce matin. Aussi, elle verrait d’un mauvais oeil que Madun Dulloo soit pressenti comme Premier ministre dans le Shadow Cabinet du MMM.

Comme quoi, si on n’occupe pas un poste clé au sein d’un parti politique de nos jours, on pique une colère, on claque la porte…Nombre de politiciens s’attachent farouchement à leurs postes de responsabilités : leader, leader-adjoint, secrétaire général, trésorier, vu plusieurs avantages et autres privilèges ( gains financiers, billets d’avion, voyages, per diem, proximité avec des bailleurs de fonds…),  y sont liés.

Il est explicite que nombre de personnes se jettent dans l’arène politique aujourd’hui pour satisfaire leurs intérêts personnels et non pour servir le peuple. En un mot, la guerre des postes-clés au sein des partis politiques fait mouche !