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Abris pour jeunes en difficultés : Les normes sont-elles respectées ?

Abris pour jeunes en difficultés : Les normes sont-elles respectées ?

La population ne cesse de faire état de maltraitance au sein des shelters. Pourtant, les responsables de ces abris ont une ligne de conduite à respecter. En effet, le personnel des abris pour  jeunes en difficultés doivent se conformer à certains critères établis par les autorités. Mais quelles sont les normes à suivre et qui sont ceux qui s’assurent quelles soient respectées?

« Veiller à ce que l’enfant ne soit pas humilié »

Les responsables des shelters ne devraient en aucun cas avoir recours à la punition corporelle ou d’autres formes de punitions sévères. Il est clairement mentionné que l’enfant ne doit jamais être rabaissé, humilié ou insulté.

Il faut souligner que l’espace personnel et l’intimité de l’enfant doivent être respectées. De plus, la direction des shelters doit faire en sorte que les besoins matériels, psychosociaux et émotionnels des enfants soient respectés.

Il est également mentionné que les responsables doivent « ensure the best interest of the child at all times. »

« Respecter la Child Protection Act 1994 »

Les droits de l’enfant doivent aussi être respectés comme stipulées dans la Child Protection Act 1994 et la Convention on the Rights of the Child.

D’autre part, la sécurité et la protection des enfants doivent être les priorités de ceux qui œuvrent au sein des shelters.

« Accorder une attention individuelle aux enfants »

Par ailleurs, les règlements évoquent aussi une « attention individuelle » à être accordée à ces jeunes en difficultés. Selon nos recoupements informations, le permis du shelter pourrait être révoqué si la ligne de conduite n’est pas respectée.

Rita Venkatasamy, l’Ombudsperson for Children nous explique qu’il y a deux procédés à suivre à l’ouverture d’un shelter. Elle parle notamment des visites régulières entreprises par des officiers du ministère. De plus, les responsables et les résidents peuvent soumettre leurs doléances au ministère concerné en cas de problèmes.

Elle ajoute que si le ministère de l’Egalité des genres décide de fermer un des abris, cela se fait suite aux informations et des plaintes obtenues et après des enquêtes initiées par les officiers.

L’Ombudsperson for Children concède certes qu’il y a un manque de formation au niveau des shelters.