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Grève de la faim : Est-ce le dernier recours ?

CWA : Des syndicalistes rencontrent Ivan Collendavelloo ce jeudi
Atma Shanto sont à leur quatrième jour de grève Ruisseau du Pouce à Port-Louis.

Grève de la faim : Est-ce le dernier recours ?

Après l’épisode des femmes cleaners ou le Super Cash Back Gold, une autre grève de la faim vient d’être interrompue, celle des ex-contractuels de la CWA. Un accord a été trouvé entre Ivan Collendavelloo et les anciens employés de l’organisme. Mais est-ce qu’une grève de la faim est le dernier recours ? Nous avons posé la question au Dr Vasant Bunwaree, ancien ministre du Travail et Jack Bizlall, syndicaliste.

Le Dr Vasant Bunwaree, ancien ministre du Travail, pense qu’une grève de la faim n’est pas une solution. « Il faut tout faire pour éviter d’arriver à une telle situation », nous lance-t-il. Ce dernier explique qu’il faut avant tout, étudier le problème, car, il peut y avoir des abus, souligne-t-il.

Il affirme également que dans des cas extrêmes, une grève de la faim peut être envisageable. L’ancien ministre du Travail parle de « malentendu », de « manque de communication » et de « léthargie » des autorités. Il indique que les responsables ont laissé traîner les choses.

Le Dr Vasant Bunwaree déclare qu’il faut analyser chaque cas et voir le problème, car, « certains individus exagèrent. » Toutefois, il pense qu’une grève de la faim est une arme dangereuse.

Pour le syndicaliste Jack Bizall, une grève de la faim est l’action ultime lorsqu’il n’y a pas d’autre solution. Selon lui, quand il n’y a aucun alternatif légal et que les négociations n’aboutissent pas, la seule option envisageable est une grève de la faim.

Il ajoute qu’il y a des choses à analyser avant d’opter pour une grève de la faim. Il faut avant tout, voir si la revendication est juste dans l’opinion publique et si les négociations n’ont pas abouti à maintes reprises. C’est alors qu’on peut opter pour la grève.

D’autre part, il explique qu’il existe différents syndicalistes. « Quelle que soit la nature du syndicalisme, il arrive un moment où la personne ne peut faire autrement », fait-il savoir.

Jack Bizlall souligne que quand on ne peut résoudre un problème par des négociations, ni par voie juridique ou par d’autres moyens, il y a une « obligation morale » d’entamer une grève de la faim.