Actu de l'ile Maurice
Actualités

Yannick Fanchette : Un Mauricien dans la recherche énergétique à La Réunion

Yannick Fanchette : Un Mauricien dans la recherche énergétique à La Réunion
Yannick Fanchette : Un Mauricien dans la recherche énergétique à La Réunion Le pays compte un fils de sol impliqué dans la recherche énergétique à l’île de la Réunion. Yannick Fanchette, 30 ans, est chercheur au laboratoire d'Énergétique, d'Électronique et de Procédés (LE²P), de l’Université de la Réunion, où il prépare actuellement son doctorat

Yannick Fanchette : Un Mauricien dans la recherche énergétique à La Réunion

Le pays compte un fils de sol impliqué dans la recherche énergétique à l’île de la Réunion. Yannick Fanchette, 30 ans, est chercheur au laboratoire d’Énergétique, d’Électronique et de Procédés (LE²P), de l’Université de la Réunion, où il prépare actuellement son doctorat. Ce jeune homme, au parcours remarquable, faisait partie d’une délégation comprenant cinq enseignants-chercheurs de l’île sœur, qui était à Maurice dans le cadre d’un accord entre l’Université de la Réunion et l’Université des Mascareignes pour la tenue d’une conférence au sein de l’institution mauricienne. Rencontre avec un Mauricien qui réfléchit aux défis énergétiques de demain.

« C’est un domaine tout simplement passionnant ! » lance d’emblée notre jeune compatriote. Yannick Fanchette nous confie que la physique est un sujet qui le passionne depuis toujours, notamment depuis ses années au collège avec l’appui de « très bons professeurs ».

« Je trouvais extraordinaire le fait de pouvoir expliquer de manière logique le monde qui m’entourait. C’est la raison pour laquelle, paradoxalement, j’adorais, et c’est toujours le cas, la mythologie car elle donne une explication presque poétique de certains aspects de la vie ; explication qui fut jadis considérée une absolue vérité et c’est, d’ailleurs, encore le cas pour les religions qui ont survécu jusqu’à aujourd’hui », explique le jeune homme.

Le choix de l’énergétique n’a, par la suite, été qu’une volonté d’améliorer le quotidien des gens (environnement, transport, confort dans la vie de tous les jours, etc.). « Je souhaite apporter ma contribution afin de ne pas laisser un monde ravagé aux générations futures et essayer de trouver des solutions à mon échelle, aussi petite soit-elle », nous confie celui qui prépare actuellement sa thèse de doctorat intitulée « Test en temps réel de systèmes de gestion intelligente de l’énergie à l’échelle de micro-réseaux interconnectés : Impact de l’incertitude de prévision de la ressource solaire et éolienne ».

Le jeune homme compte un parcours académique impressionnant. Après une double licence en Physique et en Sciences pour l’ingénieur à l’Université de la Réunion et un Master en Mécanique et ingénieries, spécialité Mécanique et Énergétique et Parcours Énergétique et Développement à l’Université de Bordeaux, Yannick Fanchette rejoint le projet « Energy Data Analytics » à TEEO, entreprise basée au Port à l’Ile de la Réunion, en tant qu’ingénieur stagiaire. Il travaillera sur un projet d’étude de ville intelligente d’un point de vue énergétique et la modélisation prédictive de la consommation énergétique d’un bâtiment basée sur des algorithmes de Machine Learning.

Quand on pense au solaire ou à l’éolien comme sources d’énergies pour un quartier ou une ville, dit-il, « il faut savoir que celles-ci ne sont pas constantes. Il y a donc une nécessité de détecter les failles dans les systèmes de gestion de ces réseaux. Grâce à ce type de tests et d’analyses, nous arrivons à mettre en place des solutions afin d’optimiser la distribution énergétique sur ces réseaux. Si nous arrivons à prévoir les failles dans le système, cela pourrait faciliter leur implémentation dans des réseaux intelligents et limitera forcement le gaspillage et les pertes ».

De quoi intéresser ceux qui travaillent actuellement sur des projets de villes intelligentes à Maurice. « Il est clair que les îles, dues à leur insularité, sont très dépendantes de l’importation. Cela a une incidence directe sur le coût des matériaux, spécifiquement quand il s’agit de l’énergie solaire, de panneaux photovoltaïques, etc. Pour amortir ces coûts, l’idéal serait de rendre ces systèmes plus fiables à l’échelle des communautés, telles que les Smart Cities. Le solaire est une solution parfaite pour une communauté car les nouveaux systèmes de gestion de l’énergie permettront une distribution plus intelligente et efficace, sur la durée », explique le jeune Mauricien.

Yannick Fanchette aimerait, aussi, exporter ses recherches vers d’autres pays, voire échanger sur ses travaux avec des chercheurs de tous les continents : « Leur vision et leur expérience sont indispensables à l’avancée de mes recherches. Qui plus est, convertir ces travaux en un voire plusieurs outils exploitables et rentables pour des pays dont la ressource solaire est sous exploitée, serait formidable », dit celui qui aimerait, après sa thèse, enseigner à l’Université, tout en gardant du temps pour de la recherche en Énergétique.

Ce qui est sûr, c’est que ce jeune Mauricien est bien parti pour avoir un impact durable sur le monde de la distribution énergétique.