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MFPWA : 130 cas de grossesse précoce recensés entre janvier à juin

MFPWA : 130 cas de grossesse précoce recensés entre janvier à juin

Un nouveau dénouement dans le nombre de cas de grossesse précoce. Alors que le ministère de l’Égalité des Genres avait communiqué 33 cas depuis le début de l’année, du côté du Mauritius Family Planning and Welfare Association (MFPWA), on apprend que la situation est en réalité, bien bien au-delà de ce qu’on s’attendait. 

13o cas. C’est le nombre qui a été recensé entre le mois de janvier jusqu’en juin dernier. Un chiffre alarmant qui ne laisse pas Vidya Charan, indifférente. En effet, la directrice exécutive de la Mauritius Family Planning and Welfare Association (MFPWA), dit faire tout à son niveau pour suivre de près les jeunes filles enceintes de manière précoce. Ces «enfants » dirons-nous car beaucoup d’entre elles, se trouvent au seuil de la puberté, font un suivi psychologique, des séances de counselling, un service médical, pris en charge par l’association.

«A notre niveau nous accueillons ces mineurs en suivant toute la grossesse de près jusqu’à la naissance du bébé. Nous conseillons ensuite l’enfant pour le motiver à vivre sa jeunesse mais plus sérieusement sans répéter les mêmes erreurs. Nous faisons également en sorte que l’enfant intègre à nouveau son milieu scolaire», déclare Vidya Charan.

La directrice du MFPWA soutient que malgré les conseils et l’éducation sexuelle dans les écoles, les jeunes continueront à n’en faire qu’à leur tête. Selon elle, l’influence des amis, la naïveté, l’exposition aux réseaux sociaux et surtout la baisse de l’âge de la puberté contribuent largement  à encourager ce fléau de perdurer.

«Les enfants se développement rapidement et deviennent sexuellement actifs depuis très jeune. Malgré les conseils, il est difficile de les empêcher d’avoir des relations sexuelles. Ce qui nous reste à faire c’est les montrer comment se protéger. D’ailleurs des contraceptifs gratuits sont disponibles, mais nous donnons tous les conseils envisageables pour la convaincre de repousser leur activité sexuelle. On leur demande de se focaliser sur leur scolarité d’abord », s’exclame Vidya Charan.

Comment guider ces jeunes ? L’information et la prévention restent les maîtres-mots pour encourager les jeunes à repousser leur sexualité pour plus tard. Ces derniers doivent surtout apprendre à savoir comment gérer leur sexualité et le développement de leur corps d’où la nouvelle plateforme en ligne sur le site de la MFPWA pour répondre aux questions des jeunes.

«Il faudrait mettre des modules spéciales pour aider les jeunes à vivre leur sexualité de manière responsable. C’est la raison pour laquelle on a mis en place une plateforme sur notre site nommé «MauZen » pour répondre aux questions des jeunes et les prodiguer des conseils sur leur sexualité. Les parents aussi ont un grand rôle à jouer. Plus de sévérité est de mise.  Il ne faut pas donner trop de liberté ou trop délaisser vos enfants », informe la directrice du MFPWA, qui compte également sur l’encadrement et la participation des parents dans la vie de leurs enfants.