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Judiciaire

Judiciaire: L’ERT avait conclu que l’affaire était “time-bar”, sa décision est annulée en appel

Judiciaire: L’ERT avait conclu que l’affaire était “time-bar”, sa décision est annulée en appel

Dineshwaree Ramyead-Banymandhub, Senior Administrative Officer à Air Mauritius, aura l’occasion de débattre son cas devant The Employment Relations Tribunal à nouveau. La Cour a tranché en faveur de cette employée de la compagnie nationale qui avait fait appel contre la décision de l’ERT. Cette instance avait retenu les points de la défense à l’effet que cet appel était “time-bar”.

Cette affaire remonte à décembre 2014 lorsque l’employée avait déclaré litige devant la Commission de Reconciliation et Médiation, cela en vertu de la section 64(1) de l’Employment Relations Act 2008. La dispute n’avait pu être réglée et l’affaire avait été référée à l’Employement Relations Tribunal.

L’ERT avait à déterminer si l’employée aurait dû être nommée sur une base permanente comme Senior Administrative Officer depuis 2001 et si Air Mauritius aurait dû payer à cette dernière le salaire relatif à ce poste aussi bien que les augmentations, allocations, bénéfices et augmentations, entres autres depuis cette période. Toutefois, les hommes de loi d’Air Mauritius avaient soulevé trois points soit que le tribunal n’avait pas de juridiction pour entendre ce cas vu que c’est une action personnelle, que l’affaire était “time bar” et que la loi “does not include a dispute that is reported more than 3 years after the act or omission that gave rise to the dispute.”  Le 10 juin 2015, le Tribunal a retenu les arguments de la défense.

L’employée a fait appel contre cette décision en énumérant les points suivants:

  • (i) the respondent (ERT) erred in not enquiring into the dispute and making an award thereon,
  • (ii) the ERT adjudicated prematurely on the issue of time-bar, and
  • (iii) the respondent was wrong in holding that the dispute was time-barred since the amendment introduced by the Employment Relations (Amendment) Act 2013 did not apply to her case in view of her acquired right.

En appel, la clause 70(1) de l’Employment Relations Act a été mise en avant soit: “(1) Where a labour dispute is referred to the tribunal under section 63 or 69(7), the Tribunal shall enquire into the dispute and make an award thereon within 90 days of the referral.” 

Le juge revient sur la position adoptée par la Cour dans un autre cas où il a été conclu que “Under section 70(1) the Tribunal is required to enquire into the substance of the dispute that is referred to it and to make an award thereon and it is not empowered to enquire into any new matter that is not within the terms of reference of the dispute.” 

Le Tribunal avait donc une obligation, selon la Cour, d’écouter les arguments présentés par les deux parties concernant les objections de la défense.

Le juge écrit aussi que “The Tribunal therefore appears to have been inexplicably selective when it considered the purport of its terms of reference, especially with regard to the words “or otherwise”, since the ruling does not indicate why the Tribunal chose to favour 2001 as the point at which time would have started running whilst clearly ignoring the words “or otherwise”. In the absence of the Tribunal’s line of reasoning on that issue, we must conclude that it incorrectly equated the year on which the applicant was assigned to her current post with the year on which the dispute would have arisen.”

La juge Adila Hamuth, après avoir analysé d’autres points liés au “time barred”, a conclu que le tribunal a failli “to properly adjudicate on the substance of the dispute”, soir que  l’oubli ou l’action a bafoué les droits de l’employée quand il s’est appuyé sur le fait que “the time started running since 2001 and that the applicant’s labour dispute was therefore time-barred.”

La décision du Tribunal a été annulée et l’ERT doit entendre l’affaire à nouveau.