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Politique

[1ère partie] Revue politique : suspension d’Alan Ganoo, peine de mort…

[1ère partie] Revue politique : suspension d’Alan Ganoo, peine de mort…
[1ère partie] Revue politique : suspension d’Alan Ganoo, peine de mort… L’actualité politique, cette semaine, a été largement domininée par la suspension d’Alan Ganoo de l’Assemblée Nationale et le débat sur la peine de mort contre les trafiquants

[1ère partie] Revue politique : suspension d’Alan Ganoo, peine de mort…

L’actualité politique, cette semaine, a été largement domininée par la suspension d’Alan Ganoo de l’Assemblée Nationale et le débat sur la peine de mort contre les trafiquants de drogue qui revient sur le tapis. Cela surtout après la réponse du ministre Mentor, sir Anerood Jugnauth, lors de la Private Notice Question (PNQ) du leader de l’Opposition, Xavier-Luc Duval sur l’ampleur des cas de meurtres dans le pays, au Parlement, mardi dernier.

Le député, Alan Ganoo et président du Mouvement Patriotique formule une demande au Premier ministre, Pravind Jugnauth pour de faire remplacer la Speaker, Maya Hanoomanjee. C’était lors d’une conférence de presse, jeudi 19 juillet pour commenter la situation.

Cette démarche fait suite à son expulsion du Parlement, mardi dernier et sa suspension pour le reste de la séance du jour et pour deux prochaines séances.

«Enough is enough !», a clamé Alan Ganoo dans une reaction à chaud à Inside News. «La Speaker a été injuste à mon égard. Elle le fait de manière systématique contre moi. C’est un comportement politiquement motivé de sa part», s’insurgeait Alan Ganoo, à la suite du ruling de la Speaker.

Il faut dire que lors du Prime Minister’s Question Time (PMQT), Alan Ganoo a refusé un ordre d’expulsion de la Speaker.

«Grossly disorderly misconduct.»

Pour le président du MP, un Speaker de la l’Assemblée Nationale peut s’arroger le droit d’expulser un membre du Parlement en cas de «grossly disorderly misconduct.» «Or, dans mon cas, depuis le début de la séance parlementaire, ce matin, j’ai voulu intervenir à une dizaine de reprises, soit lors de la Private Notice Question (PNQ) et trois autres questions, dont sur la Maubank, l’Economic Development Board… J’ai levé la main, mais la Speaker a refusé de me donner la parole», déplorait Alan Ganoo.

A la suite de ces incidents au Parlement, plus d’un s’interrogeait sur le rôle du MMM. Le MMM s’est-il montré solidaire ou pas du député Alan Ganoo ?.

A la reprise des travaux en début d’après-midi de mardi, marquée par le ruling de la Speaker, Maya Hanoomanjee, seuls les parlementaire du MMM et deux ou trois membres du PMSD, dans le camp de l’opposition, qui ont fait leur retour dans l’Hémicycle. Ce n’est qu’après la pause déjeuner vers 14h45, que Xavier-Luc Duval, Aurore Perraud, Malini Sewocksing et Adrien Duval ont brillé par leur absence et ce jusqu’à la fin de la séance.

Sollicité à pour un commentaire, le secrétaire général du MMM, Rajesh Bhagwan, dans une déclaration à Inside News en début d’après-midi, ce 18 juillet, s’est défendu : «Il n’y a personne d’autre que le MMM qui dénonce le plus la manière de faire de la Speaker. Et hier encore (mardi 17 juillet), au Parlement, nous nous sommes fait entendre. Mais, en dehors de l’Hémicyle, il n’y a pas eu de coordination comme il se doit. Nous ignorons de ce qui s’est passé»

«Nous n’avons pas obtenu d’invitation…»

Le secrétaire général du MMM a soutenu : «Nous n’avons pas obtenu d’invitation du leader de l’Opposition pour assister à la conférence de presse»Il a laissé entendre que le leader du MMM, Paul Bérenger reprendra toute la question lors de sa conférence de presse hebdomadaire, ce samedi 21 juillet.

Et lors de sa conférence de presse, jeudi, Alan Ganoo a laissé entendre qu’il songe à une éventuelle contestation en Cour suprême de la décision de Maya Hanoomanjee.

S’agissant de la réintroduction de la peine de mort, SAJ a été catégorique :  « Si cela ne tenait qu’à moi, je réintroduirai la peine de mort pour les trafiquants de drogue! »:propos de sir Anerood Jugnauth, ministre Mentor. C’était tangible, on a pu remarquer qu’après cette réponse, le leader de l’opposition s’est montré plus ou moins acculé.  Cette déclaration a provoqué de vives réactions de part et d’autres… Les opinions divergent

« Ces ‘marsans la mort’ ont détruit notre société. Donc, en mon nom personnel, j’estime que ce serait salutaire d’avoir recours à la peine capitale pour les trafiquants de drogue »,soutient le Chief Whip de la majorité, Bobby Hureeram, dans une déclaration à Inside News. Selon lui, le taux de criminalité a beaucoup augmenté, dû à la drogue.

«Qui est de taille à pouvoir infliger la mort ?

Pour sa part, Me Jacques Laval Panglose, un dirigeant du PMSD lance : « je suis viscéralement contre la peine de mort. Cela ne peut pas se faire dans une société. C’est barbare !» Il ajoute que  « ce n’est pas la peine de mort qui résoudra les problèmes. Si ça existait, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus vie sur terre».

Poursuivant sur sa lancé, il s’interroge : «Qui est de taille à pouvoir infliger la mort ? Cela relève d’une arrogance incroyable que de croire qu’on peut infliger la mort. Celui qui inflige la mort se croit égal au créateur. C’est impossible !»

De son côté, Ravi Rutnah, le Deputy Chief Whip du gouvernement maintient qu’il est contre cette pratique. « Je respecte le point de vue de sir Anerood Jugnauth. Mais, en tant qu’avocat des droits humains, je ne peux être pour la peine de mort dans le sens élargie », soutient-il.

Pour sa part, Ritesh Ramphul, député travailliste partage l’opinion de Ravi Rutnah. «(….) Cela ne résoudra pas le problème de la drogue dans le pays ! » Selon lui, il faut surtout revoir le fonctionnement des limiers de l’Anti Drug and Smuggling Unit (ADSU).

A suivre

[1ère partie] Revue politique : suspension d’Alan Ganoo, peine de mort…
L’actualité politique, cette semaine, a été largement domininée par la suspension d’Alan Ganoo de l’Assemblée Nationale et le débat sur la peine de mort contre les trafiquants de drogue qui revient sur le tapis. Cela surtout après la réponse du ministre Mentor, sir Anerood Jugnauth, lors de la Private Notice Question (PNQ) du leader de l’Opposition, Xavier-Luc Duval sur l’ampleur des cas de meurtres dans le pays, au Parlement, mardi dernier.

Le député, Alan Ganoo et président du Mouvement Patriotique formule une demande au Premier ministre, Pravind Jugnauth pour de faire remplacer la Speaker, Maya Hanoomanjee. C’était lors d’une conférence de presse, jeudi 19 juillet pour commenter la situation.

Cette démarche fait suite à son expulsion du Parlement, mardi dernier et sa suspension pour le reste de la séance du jour et pour deux prochaines séances.

«Enough is enough !», a clamé Alan Ganoo dans une reaction à chaud à Inside News. «La Speaker a été injuste à mon égard. Elle le fait de manière systématique contre moi. C’est un comportement politiquement motivé de sa part», s’insurgeait Alan Ganoo, à la suite du ruling de la Speaker.

Il faut dire que lors du Prime Minister’s Question Time (PMQT), Alan Ganoo a refusé un ordre d’expulsion de la Speaker.

«Grossly disorderly misconduct.»

Pour le président du MP, un Speaker de la l’Assemblée Nationale peut s’arroger le droit d’expulser un membre du Parlement en cas de «grossly disorderly misconduct.» «Or, dans mon cas, depuis le début de la séance parlementaire, ce matin, j’ai voulu intervenir à une dizaine de reprises, soit lors de la Private Notice Question (PNQ) et trois autres questions, dont sur la Maubank, l’Economic Development Board… J’ai levé la main, mais la Speaker a refusé de me donner la parole», déplorait Alan Ganoo.

A la suite de ces incidents au Parlement, plus d’un s’interrogeait sur le rôle du MMM. Le MMM s’est-il montré solidaire ou pas du député Alan Ganoo ?.

A la reprise des travaux en début d’après-midi de mardi, marquée par le ruling de la Speaker, Maya Hanoomanjee, seuls les parlementaire du MMM et deux ou trois membres du PMSD, dans le camp de l’opposition, qui ont fait leur retour dans l’Hémicycle. Ce n’est qu’après la pause déjeuner vers 14h45, que Xavier-Luc Duval, Aurore Perraud, Malini Sewocksing et Adrien Duval ont brillé par leur absence et ce jusqu’à la fin de la séance.

Sollicité à pour un commentaire, le secrétaire général du MMM, Rajesh Bhagwan, dans une déclaration à Inside News en début d’après-midi, ce 18 juillet, s’est défendu : «Il n’y a personne d’autre que le MMM qui dénonce le plus la manière de faire de la Speaker. Et hier encore (mardi 17 juillet), au Parlement, nous nous sommes fait entendre. Mais, en dehors de l’Hémicyle, il n’y a pas eu de coordination comme il se doit. Nous ignorons de ce qui s’est passé»

«Nous n’avons pas obtenu d’invitation…»

Le secrétaire général du MMM a soutenu : «Nous n’avons pas obtenu d’invitation du leader de l’Opposition pour assister à la conférence de presse»Il a laissé entendre que le leader du MMM, Paul Bérenger reprendra toute la question lors de sa conférence de presse hebdomadaire, ce samedi 21 juillet.

Et lors de sa conférence de presse, jeudi, Alan Ganoo a laissé entendre qu’il songe à une éventuelle contestation en Cour suprême de la décision de Maya Hanoomanjee.

S’agissant de la réintroduction de la peine de mort, SAJ a été catégorique :  « Si cela ne tenait qu’à moi, je réintroduirai la peine de mort pour les trafiquants de drogue! »:propos de sir Anerood Jugnauth, ministre Mentor. C’était tangible, on a pu remarquer qu’après cette réponse, le leader de l’opposition s’est montré plus ou moins acculé.  Cette déclaration a provoqué de vives réactions de part et d’autres… Les opinions divergent

« Ces ‘marsans la mort’ ont détruit notre société. Donc, en mon nom personnel, j’estime que ce serait salutaire d’avoir recours à la peine capitale pour les trafiquants de drogue »,soutient le Chief Whip de la majorité, Bobby Hureeram, dans une déclaration à Inside News. Selon lui, le taux de criminalité a beaucoup augmenté, dû à la drogue.

«Qui est de taille à pouvoir infliger la mort ?

Pour sa part, Me Jacques Laval Panglose, un dirigeant du PMSD lance : « je suis viscéralement contre la peine de mort. Cela ne peut pas se faire dans une société. C’est barbare !» Il ajoute que  « ce n’est pas la peine de mort qui résoudra les problèmes. Si ça existait, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus vie sur terre».

Poursuivant sur sa lancé, il s’interroge : «Qui est de taille à pouvoir infliger la mort ? Cela relève d’une arrogance incroyable que de croire qu’on peut infliger la mort. Celui qui inflige la mort se croit égal au créateur. C’est impossible !»

De son côté, Ravi Rutnah, le Deputy Chief Whip du gouvernement maintient qu’il est contre cette pratique. « Je respecte le point de vue de sir Anerood Jugnauth. Mais, en tant qu’avocat des droits humains, je ne peux être pour la peine de mort dans le sens élargie », soutient-il.

Pour sa part, Ritesh Ramphul, député travailliste partage l’opinion de Ravi Rutnah. «(….) Cela ne résoudra pas le problème de la drogue dans le pays ! » Selon lui, il faut surtout revoir le fonctionnement des limiers de l’Anti Drug and Smuggling Unit (ADSU).

A suivre