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Ah, ces bévues policières…

Ah, ces bévues policières…
Ah, ces bévues policières… Ah, ces bévues policières...qui sont de trop ! D’emblée, cela nous rappelle en premier lieu, à ces éléments de la Special Mobile Force (SMF), qui étaient surpris en tenue d’Adam

Ah, ces bévues policières…

Ah, ces bévues policières…qui sont de trop ! D’emblée, cela nous rappelle en premier lieu, à ces éléments de la Special Mobile Force (SMF), qui étaient surpris en tenue d’Adam, voire en plein états avec de prostituées sur la Plaine Cochons, à Batterie Cassée, tard dans la soirée, par un groupe d’habitants du quartier. Or, leur place devait être à l’entrée de l’Hôtel du gouvernement pour assurer la garde. Ce simple fait-divers avait fait beaucoup jaser, il y a plus d’une décennie.

De par sa mission, la police mauricienne, constituée de plusieurs unités : police régulière, Special Support Unit (SSU), SMF, Groupe d’Intervention de la Police Mauricienne (GIPM), Central Investigation Division (CID), Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU), Police de l’Environnement, cela sans oublier la National Security Service (NSS), la National Coast Guard (NCG), entre autres, regroupant un peu plus de 10 000 personnes, est censée d’assurer l’ordre et la paix publique. En un mot, notre police est supposée d’être le gardien de la paix.

Force est de constater que ces jours-ci, de policiers se voient impliqués dans des affaires sordides, des délits criminels et autres trafic ou consomation de drogue. Ces policiers ne font pas honneur à la fonction.

Outre ce policier qui fait exploser le téléviseur de sa belle-mère, après la finale de la Coupe du monde de Football, dimanche dernier, il y celui qui lance des SMS provoquant une alerte à la bombe au quartier général de l’Independent commission against corruption (ICAC) ; il y a cet officier de la brigade criminelle qui serait impliqué dans de vols des ananas ; deux agents de police arrêtés au jardin des Salines, à Cassis, le 15 juillet, pour possession de drogue.

Cela sans oublier certains cas les plus graves dans lesquels seraient impliqués de policiers, plus précisement de membres de l’ADSU. Des 135 kg d’héroïne, saisies à l’intérieur des cyclindres importées par Navin Kistnah, 16 kg ont disparu. Le pot aux roses vient d’être découvert, il y a plus d’une semaine. Comment expliquer, la disparition d’une telle quantité de drogue, vu que toute la cargaison était placée sous la garde policière comme pièce à conviction, en attendant que l’affaire passe en cour de justice.

Répondant à une question parlementaire, à l’Assemblée Nationale, le 17 juillet dernier, par rapport à ce cas de dispartion de 16 kg de drogue, le ministre Mentor, sir Anerood Jugnauth, visiblement agacé, a exprimé son insatisfaction des renseignements que lui ont été fournis par le Commissaire de Police, Mario Nobin.

La liste est longue…Si on retourne dans le passé, on retrouve le cas du policier Chummun, alias Dilait Caillé, faisant partie de l’escadron de la mort, sous la férule de Bahim Coco ; on bute sur le cas du policier Hurreechurn, arrêté à l’aéroport de Plaisancee, mais qui s’est retrouvé pendu au lavabo de sa cellule, au Moka detention centre, ce petit groupe de policiers, dont un sergent, affectés aux Casernes qui faisait main basse sur les vieux billets de banque, destinés à la destruction, ou encore ce haut gradé de la police, Suneechara, trouvé coupable dans une affaire de corruption : il avait accepté d’être gratifié par un hôtel de luxe du littoral nord pour passer sous silence une enquête sérieuse qu’il menait sur cet établissement hôtelier. Cela sans compter ces brebis galeuses et autres membres «pourris» de l’ADSU qui sont à la merci des caïds de la drogue.

Ici, on ne parle pas de ces jeunes recrues, dont une à 7e Mile, Triolet, non confirmées, n’ayant pas fait une année de service qui s’étaient impliqués dans des cas d’agression contre ses voisins.

Dans le cadre de ces bevues policières, nous avons sollicité le commissaire de police en vue de lui permettre d’expliquer la situation qui s’est dégradée au sein de la force policière ces derniers temps, ainsi que les mesures qu’il compte entreprendre, mais toutes nos questions qui lui ont été adressées depuis mercredi 18 juillet sont restées sans réponse.

Contacté à plusieurs reprises, le Police Press Office nous a rassuré que le nécessaire allait être fait, mais en vain.