Actu de l'ile Maurice
Actualités

Industrie sucrière: Le nombre décroissant des petits planteurs interpelle le ministre Mahen Seeruttun

Industrie sucrière: Le nombre décroissant des petits planteurs interpelle le ministre Mahen Seeruttun

Ils étaient quelque 26 000 en 2010 et ils ne sont que 13 000 à ce jour. Une diminution drastique de 50% en 8 ans. Cette situation inquiète les opérateurs, ainsi que le gouvernement. Inside News a interrogé le ministre Mahen Seeruttun sur le sujet.

Allons-nous vers la disparition de la communauté des petits planteurs ?

A cette question le ministre est resté plutôt dubitatif. S’il concède que le nombre de petits planteurs a considérablement diminué, il affirme quand même que son ministère travaille d’arrache-pied pour motiver ces opérateurs agricoles.

Mahen Seeruttun parle de motivations accordées à ces planteurs, dont l’enlèvement de la prime d’assurance, ainsi qu’une augmentation du prix de la bagasse. Le ministre annonce qu’un comité technique a été mis sur pied pour analyser la situation qui est déjà complexe, et trouver des solutions à court terme.

«Le problème c’est que Maurice ne bénéficie plus de garantie sur le prix du sucre, comme cela avait été le cas dans le passé. Le prix continue de chuter, surtout avec les grands pays producteurs de sucre qui dominent le marché. Cela explique le manque d’intérêt des planteurs de continuer leurs activités» déplore le ministre.

Mais Mahen Seeruttun, malgré la situation alarmante, ne baisse pas les bras. Il rappelle qu’à part les 15,000 petits planteurs restants, il y a aussi environ 7,000 personnes qui sont concernées avec des activités de l’industrie sucrière et cannière indirectement. Un comité ministériel planche sur le problème et des mesures nécessaires seront appliquées en conséquence.

Nous avons interrogé le responsable des petits planteurs, Sunghoon Kripaloo. Ce dernier a brossé un tableau bien sombre de la situation. Pour lui, la menace vient de deux côtés. D’une part le prix du sucre continue à chuter et, d’autre part, les jeunes préfèrent travailler dans les secteurs de service qu’agricole. De plus, contrairement aux grands sucriers, les petits planteurs n’ont pu accéder pleinement à la mécanisation de leurs champs.

«C’est dommage que chaque année environ 2000 arpents de terres sous culture de cannes sont abandonnés» dit-il.