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Souveraineté – Chagos: Maurice bénéficie le soutien d’un ancien juge de la Haye

Souveraineté – Chagos: Maurice bénéficie le soutien d’un ancien juge de la Haye

A 42 jours de l’ouverture de la session de la Cour Internationale de Justice de la Haye portant sur la Request for an Advisory Opinion on the Legal Consequences of the Separation of the Chagos Archipelago from Mauritius en 1965, un important développement est intervenu. L’Union Africaine (UA) qui se proclame comme un allié pour la République de Maurice dans cette inlassable bataille juridique, diplomatique et politique, à l’encontre des Britanniques a réussi un coup de poker en arrivant à mettre à la disposition du gouvernement mauricien un important soutien juridique.

Ainsi, l’African Union Legal Team (AULT) sur les Chagos, sous la férule du Dr Namira Negm, a formulé une demande d’aide de la part du Prof Georges  Abi-Saab en vue de procéder à un exercice de peaufinage de l’intervention orale en faveur de Maurice.

En attendant, la partie mauricienne, plus précisement, la cellule de l’Archipel des Chagos, basée au bureau du ministre Mentor, sir Anerood Jugnauth, travaille de concert avec le Bureau du Premier ministre. En prélude du rendez-vous du 3 septembre 2018 à la Cour Internationale de la Haye, elle met la main aux derniers détails.

Selon nos renseignements dignes de foi, tout laisse croire que c’est sir Anerood Jugnauth qui figurerait parmi les premiers témoins à déposer devant le full bench de la Cour Internationale de Justice (CIJ) en ce jour mémorable du 3 septembre.

Il est un fait que cette bataille contre les Britanniques et les Américains par rapport aux revendications de Maurice sur l’Archipel des Chagos se trouve, désormais, entre les mains de l’UA. Il ressort que l’African Union Commission Office of the Legal Counsel en laissé entrevoir une indication vers la mi-juillet.

En marge de ses préparatifs, cette instance de l’UA a tenu une réunion consultative à la Law University de Genève, en Suisse en vue de procéder à une évaluation des différentes «written submissions» au Registry de la CIJ, le 15 mai dernier en vue de dégager une stratégie offensive lors de la séance des «oral submissions.»