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Clandestins et travailleurs au noir: 27 arrêtés et quatre portés marquants

Clandestins et travailleurs au noir: 27 arrêtés et quatre portés marquants
Clandestins et travailleurs au noir: 27 arrêtés et quatre portés marquants Ils ont plusieurs noms : travailleurs au noir, travailleurs clandestins, objets de trafic humain

Clandestins et travailleurs au noir: 27 arrêtés et quatre portés marquants

Ils ont plusieurs noms : travailleurs au noir, travailleurs clandestins, objets de trafic humain… 27 clandestins ont été arrêtés par la police et quatre autres sont portés manquants. C’est la résultante d’une opération crackdown menée par le Passport and Immigration Office (PIO), conjointement avec la police dans plusieurs régions du pays, le 23 juillet dernier. Il est établi qu’il y a eu 240 clandestins arrêtés du 1er janvier au 24 juillet 2018 par le PIO. Selon nos renseigments les autorités du pays, à travers le PIO veulent appliquer la ligne dure pour y mettre de l’ordre.

Ils sont au nombre de 27 à opérer clandestinement à Maurice. Ils sont issus  principalement de six  nationalités, à savoir indienne, bangladeshie, kenyane, malgache, nigeriane et ghanéenne.

«C’est une mise en scène. Le trafic humain existe bel et bien à Maurice. D’ailleurs, tous les ans, dans son rapport les Américains épingle Maurice sur cet enjeu», s’insurge Fayzal Ally Beegun, syndicaliste et défenseur des droits des ouvriers étrangers à Maurice, dans une déclaration à Inside News, à la mi-journée.

Selon lui, exception faite des clandestins venant du Ghana, Kenya, et Niger qui sont susceptibles d’être des touristes sur le territoire mauricien, les autres sont probablement des travailleurs au noir. «Ils sont venus à Maurice pour travailler. Qui sont-ils et où sont-ils les agents recruteurs ? N’ont-ils pas de noms ?», se demande-t-il avant de poursuivre : «A chaque on entend parler de cas d’arrestation sur des ouvriers étrangers, mais on ne pipe jamais mot sur les agents recruteurs. Si on veut vraiment mener le combat contre des travailleurs clandestins, il faut, également, interpeler certains agents recruteurs, certains propriétaires de compagnies complices et autres directeurs de compagnies qui exploitent ces étrangers.»

A défaut d’appliquer la solution facile de déporter ces clandestins, notre interlocuteur insiste qu’il y a certaines questions qui méritent d’être posées par rapport à la clandestinité et au travail au noir à Maurice : (i) comment ces clandestins sont-ils arrivés à Maurice ?; (ii) combien ont-ils payé aux agents recruteurs ?; (iii) pour quelles compagnies travaillent-ils ?; (iv) combien louent-ils les maisons, où ils sont hébergés ?

Selon nos recoupements d’informations, la situation empirerait de jour en jour dans le pays. Il nous revient que certains politiciens seraient engagés dans le travail au noir de la main-d’œuvre étrangère à Maurice.

«Qu’attendent les autorités et autres instances décisionnelles pour prendre des décisions pour mettre un terme à ce phénomène ? Attendons-nous à ce que les Américains prennent des mesures drastiques à l’encontre de Maurice ?», se demande Fayzal Ally Beegun.

Au point où vont les choses, estime-t-il, l’image et l’économie de Mauricienne à travers l’Africa Growth and Oppotunities Act (AGOA) courent le risque de prendre un sale coup.

Selon des sources policières, nous apprenons que le PIO sera équipé d’un mobile scanner très bientô. Ce qui permettrait aux officiers de l’Immigration de scanner le passeport des clandestins à Maurice.

Toujours des sources policères, nous apprenons que ces clandestins «se laissent manipulés et exploités par des chefs d’entreprises, d’autant plus qu’ils sont à court d’argent.» Par conséquent, il est précisé que les patrons concernés sont passibles à des amendes de Rs 50 000 et à une peine d’emprisonnement de trois ans.

D’autres opérations «crack down» seront organisées à brève échéance.