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[1ère partie] Revue politique : loi sur la réforme électorale, Financing of Political Parties Bill…

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[1ère partie] Revue politique : loi sur la réforme électorale, Financing of Political Parties Bill…

Cette semaine a été très riche en événements politique. Les faits saillants sont une éventuelle loi sur la réforme électorale, le «Financing of Political Parties Bill», l’agression alléguée du ministre Sudhir Sesungkur contre la personne d’un caméraman, entre autres. Pour ce qui est du financement des partis politiques ou la réforme électorale, il est soutenu que «le processus est déjà enclenché.»

Répondant à une question de la presse, lors de sa rencontre hebdomadaire avec la presse, samedi 21 juillet, le leader du MMM, Paul Bérenger a exprimé son optimisme : «Oui, je crois qu’il y aura une loi sur la réforme électorale d’ici à la fin de 2018. Nous la prenons au sérieux».

Il a pressenti que la reforme électorale est en bonne voie. «Je la vois venir, c’est sérieux !»Rappelant qu’actuellement, Maurice regroupe 62 élus au niveaux des circonscriptions, il a dit en proposer 63, issus des circonscriptions + 20 à la proportionnelle.

«Le gouvernement est en train de proposer 62 ou 63 élus au niveau des circonscriptions + 12 à la proportionnelle + 7 en remplacement des Best Losers, selon mes renseignements. Je dois dire que 12 c’est mieux que zéro», a expliqué le leader du MMM.

«Consultations appropriées»

Répondant à une à une question dans la tranche d’horaires Prime Minister’s Question Time (PMQT), à l’Assemblée nationale, mardi 24 juillet, le Premier ministre, Pravind Jugnauth a réitéré que le projet de loi sur le financement des partis politiques («Financing of Political Parties Bill») est en voie de préparation au niveau du bureau de l’Attorney General.

«S’agissant des consultations et de la diffusion du projet de loi avant son introduction à l’Assemblée nationale, j’ai indiqué que je suis personnellement en faveur d’avoir des consultations appropriées sur le projet de loi, mais j’ai également déclaré que je demanderais l’avis du Cabinet sur la question avant de procéder.»

Pour ce qui est de la partie B de la question, ayant trait aux autres attributions du Comité ministériel sur la réforme électorale, Pravind Jugnauth a affirmé que cette instance lui a déjà soumis le rapport. «Le Comité m’a déjà soumis son rapport, contenant des propositions sur, entre autres, l’introduction d’une dose de la représentation proportionnelle à l’Assemblée nationale, l’amélioration de la représentation des femmes et sur la question de la déclaration obligatoire de la communauté de chaque candidat aux élections générales», a annoncé Pravind Jugnauth.  «Les propositions sont en train d’être axaminées par mon bureau avant d’être soumises au Cabinet»,  a précisé Pravind Jugnauth.

«Le processus est déjà enclenché»

Répondant à une question du député Adil Ameer Meea, qui fait mention d’articles de presse par rapport à la réforme électorale, Pravind Jugnauth a été catégorique : «Je ne suis pas guidé par la presse. Tout d’abord, nous devrons discuter au niveau du Cabinet. Attendons voir.»

Par ailleurs, Dev Beekharry, le conseiller du ministre Mentor, dans une déclaration à Inside News, cette semaine, a confié que le projet de loi est en bonne voie. « Que ce soit pour le financement des partis politiques ou la réforme électorale, le processus est déjà enclenché », a-t-il souligné. Selon lui, le ministre Mentor a déjà soumis ses «propositions fermes.» «On attends maintenant que tous les membres du gouvernement approuvent ses recommandations », a-t-il lancé.

Dans cette perspective, il a rassuré que que tous les partis concernés, y compris les membres de l’opposition, seront considérés en marge de l’élaboration du projet de loi. « Ce projet de loi démontre tout le sérieux du gouvernement pour changer notre système électoral ! », a-t-il souligné.

En début de semaine est venu se greffer sur le projet de réforme électorale, l’affaire d’agression alléguée contre le ministre de la Bonne Gouvernance et des Services financiers, Sudhir Sesungkur par un caméraman, Rasesh Ramprosand, lors d’un mariage à Sébastopol.

Se faire remonter les bretelles…

Dans une déposition, consignée au poste de police de Montagne-Blanche, Rasesh Ramprosand, 27 ans, a allégué d’avoir été agressé par le ministre de la Bonne gouvernance.

«J’étais en train de filmer dans un mariage. Le ministre était assis juste derrière moi. Ce dernier a affirmé qu’il est venu assister au mariage et non pour me regarder. Je lui ai dit que nous nous déplacerons dans quelques minutes et il n’a pas apprécié ma remarque. Il a sommé son garde du corps de m’emmener à l’extérieur et il m’a giflé», a relaté Rasesh Ramprosand sur les ondes d’une radio privée après l’incident.

Lors de la réunion du groupe parlementaire, présidée par Pravind Jugnauth, lundi 23 juillet, le ministre Sudhir Sesungkur s’est fait remonter les bretelles par le ministre Mentor, sir Anerood Jugnauth. Le ministre Sesungkur qui s’est expliqué sur les allégations portées contre lui, a nié avoir frappé cet habitant de Brisée-Verdière.