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Nemraz Setahul(ADIA): «Nous n’avons pas eu des consultations par rapport aux nouveaux règlements»

Nemraz Setahul(ADIA): «Nous n’avons pas eu des consultations par rapport aux nouveaux règlements»

Dans le cadre de la mise en œuvre de nouveaux règlements, élaborés par la National Transport Authority NTA), régissant les moto/auto-écoles à Maurice, le président de l’Approved Driving Instructors Association (ADIA), Nemraz Setahul, dans une entrevue à Inside News, ce lundi 30 juillet, déplore : «Nous n’avons pas été consultés par rapport aux nouveaux règlements. Nous en ignorons les composantes.»
Il laisse entendre que l’ADIA serait évincée des réunions, organisées par le conseiller spécial du ministère des Infrastructures Publiques et du Transport intérieur en matière de sécurité routière. «Cela fait belle lurette que nous ne sommes pas invités aux réunions et autres pourparlers», dit-il.
Tout en concédant qu’il a eu vent de certaines bribes par rapport aux nouveaux règlements, préconisés pour les moto/auto-écoles, le président de l’ADIA s’insurge : «Il est inconcevable qu’on nous demande de pas donner de leçons de conduire pendant les heures de pointe. C’est néfaste pour nous. Les autorités concernées avancent l’argumentation qu’il y a congestion routière. Franchement, je ne vois pas comment une vingtaine de voitures d’auto-écoles provoquent des bouchons dans les rues et les principales artères de la capitale.»
Selon lui, le ministre de tutelle aurait failli dans sa tâche dès le départ en nommant le Réunionnais, Daniel Raymond comme conseiller.
Conduire selon les méthodes anglaises
«Ici, à Maurice, nous conduisons des véhicules selon les méthodes anglaises. Quant à nous, nous voudrions avoir les nouvelles techniques de conduire de la Grande Bretagne. Nous avons un collègue qui s’est engagé dans cette démarche, mais notre appel n’a été entendu»,  se plaint Nemraz Setahul.
A la question de savoir si les auto-écoles mauriciennes sont si mauvaises, vu le nombre d’accidents fatals qu’il y a sur nos routes, soit 102 morts de janvier au 30 juillet 2018, le président de l’ADIA est catégorique : «Nous n’avons jamais été invités par les autorités en vue de nous permettre de donner nos suggestions. Nous en sommes exclus. Or, les accidents fatals survenus sur nos routes nous touchent de près»
Arguant que le gouvernement aurait fait le mauvais choix en la personne de Daniel Raymond, le président de l’ADIA estime qu’il existent de professionnels mauriciens, à l’instar du chef inspecteur de police, Ashok Mattur, le responsable de police Rama de la Traffic Branch, du Sergeant Barlen Munsamy, de Manoj Burtun de l’IVTB, qui auraient pu contribuer à répondre aux attentes et aux besoins réels du pays. «Avec l’aide de ces personnes on aurait pu organiser une table ronde pour faire les choses dans la bonne direction», soutient Nemraz Setahul.
Illégalité
Répondant à une autre questions portant sur les allégations à l’effet que certains responsables d’auto-écoles, détenteurs de permis, qui agiraient dans l’illégalité en mettant une deuxième voiture à la disposition de leurs proches ( épouses, filles…) dans leurs cours ou autres sites pour dispenser des cours spécifiques ( parking ou arrière parking), Nemraz Setahul se montre critique : «Cela est répréhensible et illégal. Cela est très mauvais !»
Poursuivant sur sa lancée, le président de l’ADIA dénonce : «Il y a un autre cas, où un moniteur qui vient d’obtenir son permis d’auto-école en bonne et due forme qui emploi une autre personne pour travailler à sa place pendant certaines heures de la journée. La police doit sévir»
S’agissant de ses suggestions en vue de réduire les accidents, Nemraz Setahul énumère : (a) résilier le contrat de Daniel Raymond ; (b) augmenter le nombre de policiers sur les routes ; (c) améliorer les infrastructures routières, notammemt l’élargissement des routes ; (d) enlever les pylônes électriques et de téléphone des bordures des routes…
«Dimoun fer accident a coze zot presse. Simin bloke, sofer ale pli vite, le fer accident. Les magasins dans les villes du pays ne doivent pas installer leurs produits sur les espaces parkings qui leur sont destinés», soutient Nemraz Setahul.