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Entre responsabilité et démagogie, cette Opposition « cash out » Rs 23 millions annuellement!

Sarvesh Bhugowandeen

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Entre responsabilité et démagogie, cette Opposition « cash out » Rs 23 millions annuellement!

Entre responsabilité et démagogie, cette Opposition « cash out » Rs 23 millions annuellement!

L’opposition parlementaire a un rôle important à jouer dans notre système démocratique. Elle a la responsabilité d’agir comme « chien de garde » et la porte-parole de la population  au sein de l’Assemblée nationale. En d’autres mots, elle est la voix du peuple. « Members of Parliament represent the people who had voted for them in the general election. As such, they are responsible to look into the needs of their constituents and to make their concerns heard in Parliament, » peut-on lire sur le site officiel de la National Assembly. Et comme les députés de l’Opposition coûtent au final Rs 23 millions par an aux contribuables, on s’attend à un comportement digne et responsable de leur part.

Bénéficiant d’une immunité parlementaire, les députés sont les porte-parole de la population dans l’hémicycle.  « Through questions and motions, Parliament makes the Government account for its actions… Through parliamentary debates, the public can listen to a spectrum of views and opinions and find out how decisions affecting them are made. »

Quand le gouvernement joue à cache-cache avec des congés prolongés, ces mêmes députés de l’Opposition crient au scandale. Une fois par semaine l’Opposition dispose de trois heures et demie, soit 30 minutes accordées au leader de l’Opposition et trois heures pour les autres questions afin de «questionner le gouvernement » et rendre les ministres « accountable ». Il faut dire que bien souvent, on perd de précieuses minutes dans des échanges futiles.

Dans le cadre de ces échanges, la speaker joue le rôle d’arbitre. Très souvent, lorsqu’elle  intervient, forcément cela n’est pas au goût des députés de l’Opposition. Nous savons tous, et là Xavier-Luc Duval ou encore Paul Bérenger, qui sont là depuis longtemps le savent encore mieux que quiconque, le “Speaker” vient de la majorité et forcément, il y aura toujours un élément de biais. Ils ont eux mêmes profité de ce système auparavant. Le gouvernement actuel a eu le courage de permettre la retransmission en “live” les débats parlementaires. Les moindres gestes, paroles ou comportements sont “closely scrutinized” par les téléspectateurs d’où l’importance d’être des exemples.

Or, lorsque cela chauffe au sein de l’hémicycle, tout le monde devient hystérique et là ça dérape. Les “Order…order” pleuvent et se terminent de temps en temps par des  “ I order you out!” Cela surtout,  lorsqu’un député défie l’autorité du speaker. Toutefois, et cela se produit souvent, une expulsion résulted’un “walk out” complet des autres membres de l’opposition en signe de solidarité. Mais autant que nous sachions,  ces élus du peuple touchent un chèque à la fin du mois.

Ces opérations “lève dossiers ale” entravent lourdement le fonctionnement de notre Auguste Assemblée nationale, un endroit composé d’élus mandatés par le peuple pour voter des lois, contrôler les finances de l’État et avoir des explications sur les actions du gouvernement en place.

Nous nous sommes intéressés aux ‘allowances’ payées aux parlementaires de l’opposition en vertu de la National Assembly Allowances (Amendment) Act 2016:

Xavier-Luc Duval, Leader de l’opposition : Rs 158 000 mensuels, Rs 1,896, 000 annuellement.

Santaram Baboo, Whip de l’opposition : Rs 104 000 mensuels, Rs 1,248 000 annuellement.

Les autres parlementaires:

MP (2), PMSD (7) , PTr (5), MMM (7) et le membre indépendant Kavi Ramano : Rs 74 350 mensuellement, Rs 19,628,400 sur 12 mois

Aurore Perraud, outre son salaire de base de député, perçoit aussi une rémunération de base de Rs 92 000 comme chairperson du Public Accounts Committee : Rs1,104,000 annuellement.

Les raisons des récents «Walk out!»

  • 31 mars 2015: Commentaire sur la Speaker

Les membres du MMM et du PTr ont effectué un “walk-out” lors de la Prime Minister’s Question Time, suite à l’expulsion du Whip de l’opposition Rajesh Bhagwan, qui avait émis un commentaire visant la Speaker de l’Assemblée Nationale Maya Hanoomanjee. Seuls les élus démissionnaires du MMM sont restés : Jean-Claude Barbier, Raffick Sorefan et Joe Lesjongard.

7 juin 2016…”Bachiara”

Les membres de l’Opposition ont fait un «walk out» lors de la séance parlementaire. Ce départ précipité a eu lieu après un échange verbal avec le député et le PPS, Thierry Henry qui a valu l’expulsion du Leader de l’opposition. Lors de l’échange verbal, Paul Bérenger a proféré le mot « Criminel ! criminel !» alors que la réplique du député bleu a été «Bachiara !».

1er  septembre 2016: “Capon”, “You never hear”

La séance parlementaire avait commencé avec la PNQ de Paul Bérenger, portant sur les réclamations faites par des investisseurs et adressée au ministre des Finances, Pravind Jugnauth. Mais au lieu de ce dernier, c’est l’Attorney General, Ravi Yerrigadoo, qui s’est levé pour y répondre, provoquant la colère du leader de l’opposition.

Bérenger a lancé…«He doesn’t know how to answer a PNQ », «Capon» «You never hear», a répondu Paul Bérenger. Refusant de retirer ses propos, il a effectué . « walk out» tout en s’adressant à la speaker:  «Puisque vous  en êtes là, je me retire»

4 avril 2017- “Honourable Bérenger, don’t make make gestures with me”

Les députés de l’Opposition ont effectué un «walk-out» après l’expulsion de Paul Bérenger, Rajesh Bhagwan, Veda Baloomoody et Reza Uteem par le Deputy Speaker, Sanjeev Teeluckdharry. Ce dernier a expulsé le leader qui ne cessait d’interrompre un ministre.

«Honourable Bérenger, don’t make make gestures with me. Honourable Bérenger, allow the honourable member to Speak», a lancé Sanjeev Teeluckdharry avant de l’expulser. Les députés du PMSD, du Ptr, du Mouvement Patriotique, Roshi Bhadain, de même que les députés indépendants, avaient aussi quitté  l’hémicycle.

16 avril 2017: “Unparliamentary word”

Le leader de l’Opposition, Paul Bérenger, a été expulsé par  Maya Hanoomanjee. Les députés du MMM ont effectué un «walk-out» en guise de solidarité avec lui. Selon la speaker, Paul Bérenger aurait utilisé un mot qui est jugé  ‘unparliamentary’ à l’égard du PPS, Thierry Henry.

19 juin 2018: Deux députés “out”

Les parlementaires du MMM et du Parti travailliste ont effectué un «walk-out» après l’expulsion de Franco Quirin et d’Aadil Ameer Meeah. Ce qui a poussé les autres députés de l’opposition à quitter l’hémicycle.

10 juillet 2018: Arvind expulsé

Et ce mardi, Arvind Boolell a été expulsé et les membres de l’Opposition ont, également,  effectué un «walk out.»

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Extorsion : à l’aide de ses deux fils, il piège un policier

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Extorsion : à l’aide de ses deux fils, il piège un policier

Extorsion : A l’aide de ses deux fils, il piège un policier

Le bon, la brute et le truand

Une fois n’est pas coutume… Des membres du public ont appréhendé un policier. Ce dernier, affecté au poste de police de Phoenix, a été piégé par trois individus avant d’être livré au poste de police de Quatre-Bornes, dans la soirée d’hier, vendredi 20 juillet. Le policier est soupçonné d’être impliqué dans une affaire d’extorsion.

Le policier avait sollicité un pot-de-vin de Rs 45 000 d’un habitant de Quatre-Bornes, impliqué dans un cas de « possession of stolen property ». Le policier a proposé son aide contre une somme d’argent afin d’éviter toute possibilité de poursuite : «de lame baté, fer son», avait affirmé le policier. Selon nos informations, le policier qui compte plus de 20 ans de service au sein de la force policière, s’était fait passer pour un inspecteur de la Criminal Investigation Division (CID) de Flacq.

Un rendez-vous a été fixé dans la localité entre le policier et son interlocuteur. Ce dernier, épaulé par ses deux fils, a tendu un piège au policier.  Une fois que le policier avait l’enveloppe en main, deux hommes ont surgi d’une voiture et ont attrapé le policier. Ils ont confisqué le téléphone, le «warrant card» et le képi du policier avant de le livrer à la police.

Le policier a passé la nuit en cellule et a comparu à la Bail and Remand Court (BRC), ce samedi 21 juillet.

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[Vidéo] Cottage : en voulant rendre service à son ami, Sachin perd la vie

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Cottage : en voulant rendre service à son ami, Sachin perd la vie

[Vidéo] Cottage : en voulant rendre service à son ami, Sachin perd la vie

Sachin Hurdoyal, un habitant de Goodlands, a perdu la vie dans des circonstances tragique à Cottage dans la soirée, du mercredi 18 juillet. Le drame s’est produit lorsqu’il est allé déposer son ami à moto. La victime a perdu le contrôle des deux roues qui a percuté un trottoir. Les deux hommes ont été projetés à terre.

Vikash, le frère de la victime s’est confié à Inside News. « Letan li pe rann enn service so kamarad li finn ale perdi la vie», regrette-t-il. Sachin a été laissé pour mort par son ami. Celui-ci l’a abandonné sur place.

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Automobilistes: Vous avez deux choix… boire ou conduire!

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Automobilistes: Vous n'avez droit qu'un seul choix... boire ou conduire!

Automobilistes: Vous avez deux choix… boire ou conduire!

« Je n’ai bu qu’un demi-verre de vin »… Si cela vous paraissait jusqu’ici tout à fait raisonnable et acceptable pour prendre le volant de votre véhicule ou même de votre vélo, par contre, il vaudrait mieux faire gaffe et ne prendre aucun risque avec ce qui vous attend dans quelques jours. La limite d’alcoolémie autorisée et réduite à 20 ml d’alcool dans le sang (100 ml) n’est qu’un « trompe œil » qui pourrait vous faire entrer dans la ligue des 2 354 personnes épinglées entre 2016 à ce jour pour conduite sous l’influence de l’alcool. Comment ?

Oublions tout ce qui a été dit et écrit ces derniers jours et essayons de comprendre le principe de « zéro tolérance » au volant. C’est loin d’être du pipeau. Si certains s’attendaient à ce que les amendements au Road Traffic Act présentés mardi à l’Assemblée nationale et qui entreront fort probablement en vigueur en août de cette année ramènent le seuil d’alcoolémie à zéro milligramme microgramme ou pourcent, sachez que ce ne sera pas le cas.

2 354 personnes épinglées entre 2016 à ce jour pour conduite sous l’influence de l’alcool

La limite autorisée a bel et bien été revue à la baisse. Celle-ci se mesure par rapport à la quantité d’alcool détectée dans le sang, l’urine et l’haleine et se décline comme suit (selon les nouveaux règlement proposés) :

  • 20 millilitre alcool/100 ml sang– avant : 50 ml
  • 27 millilitre alcool/100 ml urine– avant 67 ml
  •  9 microgramme (mcG)/100 ml haleine(breath) – avant : 23 mcG

Il faut comprendre à travers ces différentes formes de mesure qu’un simple verre de bière suffit de rendre un contrôle d’alcotest positif. Certes l’alcool n’affecte pas toutes les personnes de la même façon et le résultat est tributaire à certains facteurs qui peuvent influer sur le taux d’alcoolémie dans le sang, l’urine ou l’haleine, dont le type corporel, le poids et la consommation de nourriture. L’explication donnée par le ministre Bodha, basée sur les recommandations du Forensic Science Laboratory (FSL), nous donne une idée comment les autorités ont appréhendé la question en adoptant le taux le plus bas possible en vue d’éviter ce qu’ils appellent des « false positive results » liés à des cas de « passive conssumption of alcohol ».

  • Exemple 1: un homme d’une masse corporelle de 65 kilos ayant bu un verre de bière (25-33 cl)à jeun peut générer un taux d’alcoolémie de 30 ml.
  • Exemple 2: Par contre le même homme de 65 kilos ayant consommé un verre de bière pendant ou après un repas, le résultat peut afficher un taux d’alcoolémie de 20ml.
  • Exemple 3: un femme d’une masse corporelle de 65 kilos ayant bu un verre de bière à jeun peut générer un taux d’alcoolémie de 35 ml.
  • Exemple 4: Par contre pour cette même personne de 65 kilos qui a consommé la même quantité de bière pendant ou après un repas, le résultat peut afficher un taux d’alcoolémie de 25ml.

Conclusion :  dans les quatre cas de figure, le résultat sera positif suivant un l’alcotest, et ce indépendamment de ce que la personne aura consommé. Il faut surtout retenir que le vin et les spiritueux (vodka, whisky, gin, rhum…)  ont des concentrations d’alcool plus élevées que la bière et celles-ci varient selon la marque. La majorité des bières ont une teneur en alcool de 5 % en moyenne. En revanche, la teneur en alcool des vins est de 10- 13%, et celle des spiritueux de 38% ou plus. Donc les risques sont encore plus élevés si vous avez pris une boisson autre que la bière.

Savoir plus

Bien évidemment, si vous avez bu dans un contexte purement social, comme lors un dîner au restaurant ou chez des parents, le risque est réduit si vous avez consommé un verre d’alcool, pendant ou après le repas. Dans ce cas précis, il faut compter au moins une heure et demie à deux heures avant de reprendre le volant. Et ne vous fiez surtout à ces vieux mythes sur les moyens de dégrisement ou pour réduire son taux d’alcool dans le sang. Comme boire du café, boire beaucoup d’eau, prendre de l’air ou faire un peu d’exercice.

Le temps est la seule arme pour combattre votre taux d’alcoolémie. Car il faut en moyenne 1.5 à 2 heures à votre foie pour faire épurer l’alcool contenu dans un verre standard – à vous de faire le compte si vous avez bu quelques verres de plus !

Le mot de la fin : la réduction du taux limite d’alcool n’est pas une autorisation ou permission de prendre un verre, puis le volant de son véhicule. C’est le seuil le plus bas qui pouvait être adopté. Donc, vous n’avez droit qu’à seul choix: boire ou conduire !

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