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Global Business : comment la juridiction mauricienne s’est retrouvée sous les tirs croisés…

Didier Hortense

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“High Risk Jurisdiction” : la SEBI rassure la partie mauricienne

Global Business : comment la juridiction mauricienne s’est retrouvée sous les tirs croisés…

Le secteur du Global Business se retrouve sous les feux de l’actualité, et pas de la plus bonne manière. Un rapport commandité par le SEBI de l’Inde et un autre de l’ESAAMLG, en Afrique, sont venus épingler la juridiction mauricienne. Les autorités locales doivent donc se battre sur deux fronts afin de préserver notre offshore. Quels sont les grands enjeux en question ? Quels sont les principaux griefs qui sont émis ? Quelle est la réaction des autorités locales. Inside News fait le point, histoire de mieux comprendre.

Le Global Business mauricien

Le secteur de l’offshore, qui a vu le jour à Maurice en 1992, s’est imposé, au fil des ans comme un des piliers de l’économie. Il s’agit, dans les grandes lignes de la création d’une entité juridique (une société ou encore une banque) hors de sa juridiction propre. Il est estimé que le secteur emploierait près de 6 000 personnes directement, sans compter les activités annexes qui sont générés. Selon les dernières estimations des comptes nationaux, le Global Business contribuera (Gross Value Added) quelque Rs 25,2 milliards à l’économie mauricienne en 2018. Selon les derniers chiffres de la Financial Services Commission, environ 23 000 entités offshore étaient opérationnelles à Maurice en mai dernier.

L’ESAAAMLG et le SEBI

Il s’agit de deux acronymes qui ne signifient pas grand-chose pour la majorité des Mauriciens. Et ce sont bien ces deux instances qui secouent aujourd’hui le secteur du Global Business mauricien.  Mais qui sont-elles ?  L’Eastern and Southern Africa Anti-Money Laundering Group (ESAAMLG) est comme son nom l’indique une instance qui vise à combattre le blanchiment d’argent dans les pays d’Afrique de l’Est et du Sud.  Créée en 1999, elle compte 19 pays de cette région, dont Maurice. La Securites and Exchange Board of India est le pendant indien de la Financial Services Commission. Fondée en 1992, elle entend « protéger les intérêts des investisseurs en valeurs mobilières et promouvoir le développement et la réglementation de ces marchés ainsi que les questions s’y rapportant ».

Que reprochent-ils à Maurice ?

L’ESAAAMLG en premier lieu. Cette instance reproche, en substance, des failles existent à Maurice permettant de se servir de la juridiction locale pour faire du blanchiment d’argent. Il estime qu’il n’y a pas eu suffisamment d’évaluation sur les risques qu’encourent la juridiction face à ce phénomène. Autre reproche : pas assez de travail de terrain des instances régulatrices. Le manque de sanctions appropriées contre les contrevenants est aussi un sujet qui a été soulevée. HSBC, Standard Chartered, Citi, JP Morgan ou encore la Deutsche Bank font, eux, partie d’un groupe de banques de dépôt pour les fonds étrangers en Inde qui a publié une liste de «high-risk jurisdiction», la semaine dernière. Et ce à la demande de la SEBI qui la finalisera. Les procédures pour les fonds venant de ces juridictions qui souhaiteraient s’établir en Inde pourraient ainsi être plus strictes. Parmi les autres pays figurant aussi sur cette liste : la Chine, les Emirats arabes unis, les Bahamas, le Koweït, la Malaisie, Oman, ou encore l’Arabie saoudite.

La réplique des autorités mauriciennes

Les autorités mauriciennes ont promptement répondu aux interrogations et critiques formulées dans cette optique. Un Status report a ainsi été envoyé à l’ESAAMLG et souligne que des amendements ont été apportés à la Financial Intelligence and Anti-Money Laundering Act ainsi qu’à la Banking Act afin de renforcer le combat contre le blanchiment d’argent. Les autorités mauriciennes qui expliquent aussi que des provisions existent sous la Banking Act ou encore la PoCA pour punir suffisamment les contrevenants. Et de faire aussi ressortir que l’ICAC travaille pour poursuivre d’éventuels coupables.

Le gouvernement mauricien a aussi fait parvenir une communication officielle aux autorités indiennes sur le sujet. « Le gouvernement de Maurice est profondément préoccupé par cette situation et estime que cette liste découle d’une mauvaise compréhension de notre secteur des services financiers et qu’elle repose sur des informations incomplètes concernant notre juridiction », souligne ainsi les autorités mauriciennes.

 

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Abris d’Asha Guness : l’Ombudsperson for Children entend la version des responsables

Deborah Momplé

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Abris d’Asha Guness : l’Ombudsperson for Children entend la version des responsables

Abris d’Asha Guness : l’Ombudsperson for Children entend la version des responsables

Le bureau de l’Ombudsperson for Children a initié une enquête suite aux allégations formulées à l’encontre  des deux abris que gère Asha Guness. Rita Vencatasawmy soutient qu’il faut rétablir les faits sur ce qui s’est vraiment passé.

Une cinquantaine de pensionnaires qui vivaient dans ces deux abris, La Marguerite, à Belle-Rose et Heaven Children Centre, à Vacoas, ont déjà été transférés dans d’autres abris à travers le pays. Actuellement, les officiers du bureau de l’Ombudsperson For Children, procèdent à l’exercice d’interrogatoire des responsables des deux shelters pour enfants.

Rita Vencatasawmy recommande qu’il y ait un suivi régulier dans les foyers pour enfants. Le bureau de l’organisme travaille actuellement sur son rapport annuel, qui sera bouclé d’ici le 30 septembre 2018.

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Le déficit de la balance commerciale se creuse

Didier Hortense

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Le déficit de la balance commerciale se creuse

Le déficit de la balance commerciale se creuse

Le déficit de la balance commerciale a connu une augmentation entre mai 2017 et mai 2018, selon les derniers chiffres du Bureau central des statistiques. Il est passé de Rs 8, 3 milliards en mai de l’année à Rs 9, 9 milliards en mai 2018, soit un déficit de 9, 7%. La balance commerciale prend en compte la différence entre les importations et les exportations du pays. Une balance commerciale déficitaire signifie que le pays a importé davantage qu’il n’a exporté. Ainsi, en mai dernier, le total les exportations se montaient à Rs 6, 7 milliards, contre des importations de Rs 16, 6 milliards.

En mai dernier, Maurice avait majoritairement importé des machines et des véhicules (pour Rs 3, 8 milliards), et de la nourriture (d’une valeur de Rs 3 milliards). Au niveau des exportations, Maurice a majoritairement exporté des produits manufacturés (pour Rs 2, 4 milliards) et de la nourriture (pour Rs 1, 8 milliard).

Le Royaume Uni demeure, en mai dernier le principal pays pour nos exportations (pour Rs 651 millions) talonné de près par les USA (pour Rs 624 millions). Le pays a majoritairement importé de la Chine (pour Rs 2, 9 milliards) et de l’Inde (pour Rs 2, 5 milliards).

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Elevage de coraux à des fins commerciales : la communauté des pêcheurs demeure sceptique

Sweety Seerutton

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Elevage de coraux à des fins commerciales : la communauté des pêcheurs demeure sceptique

Le ministère de l’Economie Océanique et des Ressources Marines explore de nouvelles techniques pour la restauration des récifs coralliens. Une somme de Rs 8,2 millions a été allouée pour le Budget 2017/2018, avec pour objectif de promouvoir l’élevage de corail par les pêcheurs et les Petites et Moyennes Entreprises (PMEs). Le but est de fabriquer des bijoux pour le secteur du tourisme et pour le marché local.

Judex Rampaul, président du syndicat des Pêcheurs reste sceptique. Il est d’avis qu’une telle initiative est une grande responsabilité. Il ajoute par ailleurs que, nos coraux sont en train de dépérir à l’assaut de la pollution. « Il faut les protéger », nous lance-t-il.

Il considère ainsi que le projet d’élevage de corail n’est pas viable et estime que cela aura des conséquences négatives sur l’environnement.

Nicolas Von Mally, ancien ministre de la Pêche est d’avis que l’élevage de coraux est une bonne initiative. Il pense cependant que la diversification est une bonne résolution, mais qu’il faut surtout penser à repeupler le lagon.

Il ajoute aussi que la communauté des pêcheurs pourrait se tourner vers d’autres possibilités d’emploi à travers l’élevage de corail. Nicolas Von Mally fait aussi savoir qu’il faut voir plus loin et parle de plus de « professionnalisme » et « d’encadrement » au sujet de cette démarche. Il explique  qu’il y a une différence entre « kas koray ek fer kiltir coray ». Il ajoute également qu’il ne faut uniquement prendre de « la nature et de simplement le vendre ».

A noter que le ministère de l’Economie Océanique a initié un « Community-Based Coral Culture Project for the republic of Mauritius ». Ce projet, qui est géré par le Mauritius Oceanography Institute (MOI) et l’Albion Fisheries Research Centre (AFRC), a été mis en place à quatre endroits de l’ile, notamment à Grand-Gaube, Quatre-Sœurs, St Martin, Bel Ombre et la Gaulette.

Des sondages et des travaux d’entretien ont été entrepris parmi la communauté côtière et celle des pêcheurs pour l’identification de sites où des fermes coralliennes seront installées.

65 participants ont déjà été engagés : 34 à Quatre-Sœurs et 31 à la Gaulette. Six pépinières, soit 3 à Quatre-Sœurs et 3 à La Gaulette ont déjà été instaurées. Ces Demo Coral Farms comprennent d’environ 2 500 et 2 600 fragments de coraux à Quatre-Sœurs et à La Gaulette.

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