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[Vidéo] Drogue – Centre d’Accueil de Terre Rouge : la lumière au bout du tunnel!

Rachel

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[Vidéo] Drogue - Centre d'Accueil de Terre Rouge : la lumière au bout du tunnel!

[Vidéo] Drogue – Centre d’Accueil de Terre Rouge : la lumière au bout du tunnel!

« Mo marié mo ena trwa zenfan. Mone perdi tou a cause la drog sintetik, mo fami, mo travay, mo kass tou. Mone fer dimal mo fami et mem sa zot contan mwa. Mone laiss mwa influence par kamarad ek zordi mo regrete. Mo anvi sanze pou mo fami. Ici dan centre nu gayn bokou laide.Si pas dresse ici…zame pu dresse »: témoignage poignant d’un des stagiaires du Centre d’Accueil de Terre Rouge (CATR). Son visage est marquée par la tristesse, mais il veut s’en sortir. Comme lui, beaucoup sont venus là et sont repartis heureux de s’être débarassés du mal. Voici 32 ans, cette ONG, sous la férule d’anciens toxicomanes oeuvre pour donner une deuxième vie à des centaines de victimes. Martial Bazerque, 58 ans, ancien drogué, est déterminé à rendre à de nombreux jeunes ce que le CATR lui a donné…la joie de vivre.

Offrir une deuxième chance et un avenir à ceux qui ont cédé à la tentation de la drogue et d’alcool. Cela plus particulièrement ceux qui ont vu leur vie basculée du jour au lendemain.  C’est le leitmotiv du CATR. Cette ONG accueille chaque année environ 500 drogués et alcooliques qui souhaitent s’en sortir. La particularité de ce centre est qu’il est géré par d’anciens drogués qui ont vaincu le mal grâce au programme offert par l’institution. Fait intéressant: le CATR a été le premier centre de réhabilitation résidentiel du pays. Il propose un stage de neuf semaines, destiné aux toxicomanes pour une cure de désintoxication, entre autres. C’est une épreuve dure, mais qui a pour mission de permettre aux stagiaires de « renaître de nouveau » et tout recommencer à zéro.

Animateur actif au sein du centre, Martial Bazerque s’en était sorti,  il y a 14 ans. En signe de reconnaissance pour sa nouvelle vie, il vient en aide aux stagiaires, à son tour, pour qu’ils puissent sortir de cet enfer, en s’inspirant de sa propre expérience personnelle.

La plupart de ces toxicomanes ont tout perdu : familles, finances, emplois, santé. Le centre comme seul recours pour retrouver une vie meilleure et stable. Certains arrivent à le faire, d’autres non. « Le programme assure généralement un taux de réussite de 35 %, mais la réinsertion dans la société est difficile, car il faut tout recommencer à zéro et on ne réussit pas du premier coup. Les gens ont un autre regard sur un ancien drogué. La dure réalité est que beaucoup doivent porter cette chaîne d’ex-toxico même après. Il est difficile pour eux de trouver du travail avec un salaire décent . Et cette frustration pousse généralement à la rechute, » explique Martial Bazerque.

Il confie qu’au départ même, le Centre tente de les débarrasser de cette stimatisation de “drogué”. « Les toxicomanes sont connus comme des stagiaires, car ils apprennent à une nouvelle vie en laissant leur sombre passé derrière eux. Tâche très difficile à réaliser certes, mais pas impossible. Il fait avoir cette envie », nous explique Martial Bazerque, qui a su lui-même renverser la vapeur pour réintégrer la société.

Le programme de réhabilitation de neuf semaines comprend d’abord d’un service médical afin de trouver des traitements et médicaments de substitution à la drogue. S’ensuit le soutien psychologique grâce à des sessions d’écoute et de partage, des activités et formations, telles que la menuiserie, l’élevage, entre autres. Et pour terminer, la réinsertion dans leur foyer ainsi que dans la société.

Ce programme aide les participants à se reconstruire pour une nouvelle vie: domestique, sociale et professionnelle. Ils ont des responsabilités précises, telles que les tâches ménagères et des travaux manuels.  Le centre assure qu’ils ont une bonne hygiène de vie et on leur apprend à vivre en communauté. Enfin, on les prépare à revenir dans le comfort familial, à se reconnecter avec leurs proches.

  «Moris inn dévelop enn cou trop vite bann parent pann gayn letan mem prepare zot a ca,», confieMartial Bazerque. Il met beaucoup d’accent sur l’importance de l’encadrement et le soutien de la famille dans la réhabilitation du toxicomane. Il souligne que tout homme désireux de se faire s’inscrire au CATR doit impérativement être accompagné d’un parent ou d’un proche qui n’a jamais touché à la drogue. « La famille aiderait d’une manière psychologique avec de l’encouragement à aller jusqu’au bout du programme. Avec parol, enn ta changement kapav fer. si ou kone motiv ou fami, li pou fer zefforts pou avancer pou sorti ladan », souligne notre interlocuteur.

En réponse à la question de savoir pourquoi les jeunes sont si vulnérables, Martial Bazerque estime: « Compte tenu de la nouvelle technologie, les enfants sont de plus en plus exposés  aux dangers. Bizin pas blier ki ce par internet mem kinn permett la drog rente dan pays. Moris inn dévelop enn cou trop vite bann parent pann gayn letan mem prepare zot a ca»  Cela avant d’ajouter: «Aster zot bizin veyer ki zot zenfan fer. Mem ena bokou travail ek locupasyon ou bizin trouv enn moment pu donn lattention ou zenfan avan li trop tard. ou zenfant bizin vinn ou priorite .»

Le récent rapport de National Drug Observatory est à prendre très au sérieux. C’est écrit noir sur blanc que les mineurs sont de plus en plus touchés. Martial Bazerque confirme que des dizaines  de mineurs viennent au centre chaque mois pour se faire aider, mais que les conditions qui y prévalent ne permettent pas de les prendre en charge. « Nous n’accueillons que les personnes majeures », d’où l’urgence souligne-t-il d’avoir plusieurs centres, destinés aux mineurs dans les meilleurs delais. « Mo pense ki bizin ena pli bokou prevention dan bann lekol ek bizin instaure bann institutions rehabilitation pou bann miners aussi. Bizin pas voile la face, bann consomater la drog coumens depi de pli en pli jeune. Bizin ressi fer zot retrouv zot zeness, », renchérit-il.

Le message que le responsable du CATR veut faire passer est que la drogue n’est pas une fatalité. C’est un accident de parcours et qu’il existe des moyens de s’en sortir. Que tout le monde a droit à une deuxième chance. Il faut juste accepter de se faire aider, car seul nul ne peut y arriver. « Tant qu’il y a la vie, il y a de l’espoir », conclut cet ancien drogué.

Regardez notre vidéo :

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Abattage de chauves-souris : La Mauritian Wildlife Foundation demande plus de stratégies humaines….

Sweety Seerutton

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Abattage de chauves-souris : La Mauritian Wildlife Foundation demande plus de stratégies humaines….

Abattage de chauves-souris : La Mauritian Wildlife Foundation demande plus de stratégies humaines…

L’International Union for the Conservation of Nature (IUCN) a reclassifiée notre chauve-souris, soit la Pteropus Niger d’« endangered species » sur la liste rouge des espèces menacées. A noter que la chauve-souris était placé jusque là dans la catégorie de « vulnerable species ».

Selon la Mauritian Wildlife Foundation (MWF), cette décision était prévisible. Sur sa page Facebook, l’organisation fait savoir que le gouvernement mauricien était conscient des conséquences en s’adonnant à l’abattage de nos chauves-souris. La MWF évoque l’importance de ces mammifères comme les « seuls pollinisateurs à distance de plusieurs plantes endémiques ».

La Mauritian Wildlife Foundation réitère donc sa demande au gouvernement de ne pas renouveler l’exercice d’abattage. Elle souhaite que l’Etat puisse faire des recherches au sujet de stratégies plus humaines pour réduire les dégâts causés aux fruits, telle que de privilégier les arbustes nains ou faire une récolte en temps opportun des fruits.

 

Le Dr Vikash Tatayah, Conservation Director à la MWF brosse un tableau du red listing de l’IUCN. « Le red listing comprend plusieurs catégories, dont, les least concerned, near threatened ou  prone to extinction ». Il nous explique que nos chauves-souris ont été uplisted d’espèce vulnérable à espèce menacée, soit endangered.

Il ajoute que l’IUCN s’est fondée sur le nombre d’abattage de chauves-souris qui était de 38 000 durant ces trois dernières années. Le Dr Vikash Tatayah évoque un « déclin rapide » de nos roussettes. Il ajoute qu’il existe plusieurs solutions à l’abattage et parle de la protection de nos fruits à travers l’utilisation de filets. Il blâme également certaines personnes « ki les zot fri mir lor pier ».

Il explique par ailleurs, que, selon les études entreprises, seulement 20-25% de fruits sont détruits par les chauves-souris. Selon lui, il y d’autres facteurs qui causent des dégâts, tels que les insectes ou des fruits qui ne sont pas récoltés.

Le Dr Tatayah mentionne la sourde-d’oreille des autorités et parle d’un manque de dialogue. Cependant, il concède qu’il y a eu consensus du gouvernement en ce qu’il s’agit du contrôle des roussettes. Il parle aussi d’un netting workshop qui avait eu lieu en 2017, où, il avait été observé que les planteurs de fruits étaient bel est bien intéressés pour la subvention de 75% sur les filets.

Le Dr Vikash Tatayah cite également aussi d’un atelier de travail qui avait eu lieu en mai dernier. Le but de l’atelier était d’identifier des « research priorities ». Pour le Conservation Director de la MWF, l’abattage des chauves-souris n’est pas une solution mais, il faudrait plutôt préconiser de meilleures pratiques agricoles.

« Essayons de résoudre le problème à travers le dialogue et des solutions pratiques », lance le Dr Vikash Tatayah. Ce dernier ajoute que des recommandations ont été faites au sujet de ce problème mais qu’elles n’ont pas été mises en application. « Elles sont toujours d’actualité », fait-il savoir.

Il pense aussi qu’il faut continuer avec la subvention de filets et recommande aussi une assistance technique pour la mise en place de cette forme de protection. Le Dr Tatayah parle entre autres, de la disponibilité des équipements pour la protection des arbres.

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“High risk jurisdiction” : Deux banques font état de leurs réserves

Didier Hortense

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“High risk juridiction” : Deux banques font état de leurs réserves

“High risk jurisdiction” : Deux banques font état de leurs réserves

Peut-être une bonne nouvelle pour la juridiction mauricienne, qui fait face à des critiques depuis ces dernières semaines. Deux banques, en l’occurrence, la HSBC et la Standard Chartered ont exprimé leurs réserves par rapport au rapport soumis à la Securities and Exchange Board of India (SEBI).

C’est ce rapport qui avait souligné que le secteur du Global Business de Maurice devrait être classé comme une ‘high risk juridiction’. Selon le très sérieux Economic Times de l’Inde, la HSBC veut que la liste, qui concerne 24 autres pays, soit revue. Idem pour la Standard Chartered.

Et c’est Maurice qui serait particulièrement en ligne de mire. Il est à souligner qu’une délégation mauricienne se rendra sous peu dans la Grande Péninsule pour évoquer cet épineux dossier avec les autorités indiennes.

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Assemblée nationale : c’est le PM suppléant, Ivan Collendavelloo qui répondra aux questions

Georges Alexandre

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Assemblée Nationale : c’est le PM suppléant, Ivan Collendavelloo qui répondra aux questions parlementaires

Assemblée nationale : c’est le PM suppléant, Ivan Collendavelloo qui répondra aux questions

Le Premier ministre étant absent du pays, il incombera à Ivan Collendavelloo, le Premier ministre suppléant de répondre aux questions des élus qu’ils soient de l’opposition ou de la majorité, dans la tranche d’horaires Prime Minister’s Question Time (PMQT), lors de la séance parlementaire, à l’Assemblée nationale, ce mardi 18 juillet.

Le député de la circonscription No 1 (GRNO/Port-Louis Ouest), Veda Baloomoody voudra savoir si le Premier ministre a pris connaissance du rapport Trafficking in Persons Report en date de juin 2018, publié par les Etats-Unis. S’il répond par l’affirmative d’indiquer les mesures que le gouvernement envisage de prendre en vue de répondre aux normes requises pour l’éradication du trafic humain à Maurice.

De son côté, le député de la circonscription No 2 (Port-Louis-Sud et Port Louis Central), Reza Uteem axera sa question sur la Maubank Holdings Ltd. Il demandera au Premier ministre suppléant d’indiquer le montant total de fonds, c’est-à-dire des capitaux propres que le gouvernement y a injecté directement ou indirectement, depuis 2015 à ce jour. Il voudra savoir si le gouvernement propose de vendre les actions qu’il y détient directement ou indirectement.

Dans le même contexte, le député de No 3 (Port-Louis Maritime/Port-Louis Est), Salim Abbas Mamode posera une question sur les banques commerciales. Pour le bien de l’Hémicycle, il voudra obtenir des informations sur la possibilité de prendre des mesures pour que leurs succursales soient ouvertes au public les samedis. Et si tel est le cas d’indiquer à quelle échéance cela sera et si tel n’est pas le cas d’en donner les raisons.

Pour sa part, le premier député de Mahébourg/Plaine Magnien, Bobby Hurreeram s’intéressera à la concession d’environ 100 000 hectares de terres reçues par le gouvernement mauricien du Mozambique. Il voudra connaître les noms des bénéficiaires et demandera à Ivan Collendavelloo d’indiquer dans chaque cas «where matters stand as to the projects approved for implementation thereat?»

De son côté, le député de Beau Bassin et Petite Rivière, Rajesh Bhagwan demandera au Premier ministre suppléant des informations sur l’Economic Development Board (EDC), plus particulièrement les termes et conditions de la nomination du président et de ses membres et d’indiquer s’il est en présence de représentations pour reconstituer le board.

 

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