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2e partie revue politique : Expulsion de Paul Bérenger…

2e partie revue politique : Expulsion de Paul Bérenger…
Paul Bérenger  a l’Assemblée nationale

Les autres événements politiques qui ont été au centre de l’actualité, cette semaine est l’expulsion de Paul Bérenger  de l’Assemblée nationale et l’absence des élus du Parti Travailliste, ceux du MMM et ceux du MP lors des débats sur le Finance Bill. Le Whip de la majorité, Bobby Hurreeram a été élu au poste de Deputy Speaker, suite à la démission du titulaire, Sanjeev Teeluckdharry, conjointement avec Roubina Jaddoo-Jaunboccus. Cette denière a démission de son poste de ministre de l’Égalité des Genres. Quant au ministre de la Bonne Gouvernance et des Services financiers, Sudhir Sesungkur, il a fait l’objet d’une Private Notice Question (PNQ) au Parlement….

Intervenant lors des débats sur le Finance Bill, au Parlement, mardi soir, le ministre Etienne Sinatambou, a soulevé un ‘point of order’ à l’effet qu’un élu lui a traité de «bouffon» tôt dans la matinée. A un moment donné, le leader du MMM, Paul Bérenger l’a qualifié de Pinochio. Cette remarque a provoqué un brouhaha au sein de l’Hémicyle.

Bobby Hurreeram est désormais le nouveau Deputy Speaker.

Le nouveau Deputy Speaker, Bobby Hurreeram lui a intimé de retirer ce mots. C’est à quoi, Paul Bérenger a refusé d’obtempérer.

Après une suspension de la séance, le Deputy Speaker est revenu à la charge pour demander à Paul Bérenger de retirer ce mot, faute de quoi, il n’aurait d’autre choix que de l’expulser.

Le leader du MMM a campé sur sa position et Bobby Hurreeram lui a intimé l’ordre «I order you out !» Et Paul Bérenger a abdiqué.

Ainsi, tous les parlementaires du Ptr et ceux du MP ont effectué un walk-out, exception faite des membres de l’Opposition du MMM qui sont revenus sur les bancs après le dîner. Ils y sont restés jusqu’à la fin des débats, et le vote du Finance Bill après la présentation 3e lecture.

Ainsi, lors de son Summing-Up, le Premier ministre, Pravind Jugnauth s’est montré très critique envers les députés absents. «L’alliance Ramgoolam-Bérenger a choisi de parti, cela alors qu’on a une importante loi comprenant 68 amendements à voter.J’apprécie que malgré notre différend, le PMSD est resté. Le leader de l’Opposition est intervenu. C’est bien»,  a affirmé Pravind Jugnauth.

Le lendemain, mercredi, dans une déclaration à la presse, à l’issue de la cérémonie de la remise des insignes aux décorés de la République, le Premier ministre est revenu à la charge.

Fustigeant le MMM et le PTr, Pravind Jugnauth a salué le PMSD. Il a qualifié ce énième walk out des membres mauves et rouges de

« enn l’oppozisyon walk out, demagozik ! » D’ailleurs, fait-il remarquer, le comportement de Paul Bérenger « démontre semin ki so parti in pren… Bonne continuation  », a-t-il lancé à l’adresse de Paul Bérenger.

En revanche, il a salué l’initiative de Xavier-Luc Duval, et son équipe parlementaire. « Zot in zuer zot role. Ena enn Bill (Finance Bill) aussi important avek amendement de 68 la loi », a –t-il souligne-t-il.

Réitérant qu’il y a des différences d’opinion entre eux, Pravind Jugnauth a  exprimé son appréciation que le leader de l’opposition « inn intervenir ek linn apporte so contribisyon… »

Bobby Hurreeram qui a rendu son tablier en tant que Whip de la majorité, a été élu comme Deputy Speaker à travers un vote par bulletin secret.

Ainsi, il est souligné dans la presse que rarement a-t-on vu l’élection d’un Deputy Speaker par bulletin secret.

Ayant raflé la majorité des votes, son adversaire, Ritesh Ramphul du Ptr n’a recueilli que 21 votes après le décompte des voix.

Pravind Jugnauth lors de célébrations du Shrawani Mahotsav, à Triolet.

Pravind Jugnauth, le fils de l’ancien Premier ministre et ministre Mentor, sir Anerood Jugnauth qui a participé aux célébrations du Shrawani Mahotsav, à Triolet, dimanche 29 juillet, a donné la réplique à ses détracteurs.

 « Mo kuma mo papa. Mo piti mo papa!», a-t-il lancé. Selon lui, le ministre Mentor est un exemple à suivre.

« Mem komier bananer li dan politik, ki kuma Premier minis ou Président, eski oune deza tanne mem enn rumer ki lin finn embet kit tifi pou gagn kit travay…», s’est-t-il demandé.

Rétorquant certains dirigeants politiques qui ne cessent de réclamer la tenue des élections générales anticipées, Pravind Jugnauth  a insisté : « gagne patience papa !» En revanche, il a souligné que le pouvoir est « entre les mains de l’électorat». Cela avant d’ajouter : « Au moment voulu, j’annoncerai la date des élections générales. »

2e partie revue politique : Expulsion de Paul Bérenger