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Les gardes-chiourmes se rebiffent

Les gardes-chiourmes se rebiffent
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Les gardes-chiourmes ne savent plus vers qui se tourner, avec la dégradation de leurs conditions de travail.  Plusieurs d’entre eux dénoncent les difficultés auxquelles ils sont confrontés entre les murs des prisons.

Ils déplorent de ne plus pouvoir apporter leur goûter, suite à la décision de l’administration des prisons de leur offrir des « masspins » et du yaourt durant leurs horaires de travail. Des pauses limitées, l’absence de réfectoire, seul un jour de repos par semaine : les gardes-chiourmes en ont ras-le-bol.

Hanson Mungrah, secrétaire du syndicat des prisons, souligne que la situation se dégrade, car les gardes-chiourmes se sont vus imposer de nouvelles règles qui ne peuvent que faire empirer la situation.

« Nous avons essayé de contacter les personnes concernées. Toutefois, personne n’est revenue vers nous ». Qui plus est, les employés critiquent le bank scheme,  mis place depuis quelque temps déjà. Hanson Mungrah nous explique

« Une personne en congé peut être appelée à tout moment à remplacer son collègue absent. »

Ce qui fait, selon lui, que les gardes-chiourmes n’ont des fois qu’un jour de repos par semaine.

Notre interlocuteur affirme que la flexibilité est un vain mot avec seulement 1 080 gardes-chiourmes, affectés dans les prisons du pays. Il ajoute que les «conditions difficiles» dans lesquelles ils évoluent touchent particulièrement les femmes, postées dans les prisons, dont celle de Beau-Bassin et au Youth Correctional Centre.

Pour remédier à cette situation, les gardes-chiourmes envisagent une rencontre avec le ministre Mentor afin de pouvoir évoquer les difficultés auxquelles ils font face au quotidien.

Les gardes-chiourmes se rebiffent