Actu de l'ile Maurice
Edito

Shining Mauritius !

À bas le communalisme…

Le rayonnement de Maurice, comme une place de commerce et pour les services financiers de choix se confirme. Peut-on dire… rapidement et sûrement. Après 50 ans d’indépendance, notre petite île, excentrée, se voit projeter sur la place internationale comme une plateforme de choix pour les investisseurs, offrant diverses possibilités de croissance et jouissant de cadres régulateurs qui s’améliorent constamment.

Certes, la juridiction mauricienne, est, de temps à autre traversée par des spasmes. Des piqures de rappel afin de rappeler que la place financière mauricienne n’est pas exempte de tout blâme et qu’il y a encore des points à améliorer. Dernier exemple en date : les critiques de l’Eastern and Southern Africa Anti-Money Laundering Group contre la juridiction mauricienne, jugée trop laxiste envers des pseudos investisseurs qui ont pour but de blanchir de l’argent sale. Les récriminations de cette instance ont été examinées, des réponses liminaires envoyées et une réunion est attendue avec les autorités mauriciennes afin de donner des explications circonstanciées sur les garde-fous de Maurice pour justement éviter les allégations money laundering.

En visite à Paris, à l’occasion de la conférence Paris Euro Place, en juillet dernier, Sunil Benimadhu, le Chief Executive de la Bourse de Maurice (Stock Exchange of Mauritius) avait fait état des ambitions, régionales et plus encore de Maurice. En bref, Sunil Benimadhu expliquait qu’il s’agit de faire de Maurice, à terme, la première place financière en Afrique. Rien que cela, diront les plus sceptiques…

Toutefois force est de constater que la bourse mauricienne attire, avec une capitalisation boursière de plus de Rs 334, 3 milliards. Les « blue chips » du marché boursier ont démontré une résilience exemplaire face à la crise de 2007. Les compagnies étrangères sont réceptives à cette plateforme. La SEM accueillera, d’ailleurs, bientôt un nouvel entrant en l’occurrence la compagnie tanzanienne Swala Gas and Oil, engagée dans la production de pétrole et de gaz et qui fait montre de ses ambitions régionales et internationales. Autre fait à souligner : l’entrée sur la Bourse de Londres (London Stock Exchange) de Grit Real Estate Income Group, d’origine étrangère, mais basée à Maurice. Une grande première !

Ajouté à cela, des initiatives se sont multipliées pour développer des collaborations économiques avec une foultitude de pays, outre ceux déjà existants avec des partenaires traditionnels d’Europe. Des initiatives prises à l’intention des gros marchés émergeants et des pays d’Afrique aux potentiels substantiels.

Maurice s’est accoutumée, ces dernières années à être sur le podium dans des classements internationaux (Banque Mondiale, FMI, et différentes institutions de sondage). Faut-il s’en bomber le torse ? Oui !

Le développement économique du pays a été soutenu au fil des années. Maurice peut se prévaloir de bases solides. Le pays jouit d’une croissance des plus appréciables ou encore d’importants flux d’investissements. Il faudra, maintenant poursuivre les efforts consentis. Faire de Maurice une ‘high income economy’ n’est, dans le contexte, pas une chimère…

Shining Mauritius !