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Souveraineté des Chagos, quand Lalit se met de la partie…

Souveraineté des Chagos, quand Lalit se met de la partie…

En marge du rendez-vous du 3 septembre à la Haute Cour Internationale de la Haye pour les Oral Submissions par rapport à la souveraineté territoriale de Maurice sur l’Archipel des Chagos, Lalit a adressé une lettre au ministre de l’Économie océanique, des Ressources marines, de la Pêche et de la Marine, Prem Koonjoo, réclamant que des amendements soient apportés en toute urgence à la Fisheries Act 1998 en vue d’inclure les Chagos and l’île Tromelin, selon les lignes directrices de la loi de 1980.

«En attendant l’affaire de la Cour internationale de Justice du 3 septembre 2018 sur la souveraineté, le gouvernement mauricien, y compris les ministres concernés comme vous, doit agir», insiste Rajni Lallah de Lalit dans une correspondance en date du 24 juillet 2018, adressée à Prem Koonjoo. «Les habitants des îles de Maurice, Rodrigues, Agalega et les personnes déracinées du Chagos bénéficieraient tous d’une autorisation de votre ministère de pêcher dans cette partie du territoire mauricien, comme stipulé mentionnée à la clause 111 de la Constitution appelée “Chagos, y compris Diego Garcia”», ajoute-t-elle.

Poursuivant sur sa lancée, Rajni Lallah demande quelles sont les formalités, le cas échéant, que les pêcheurs professionnels doivent remplir auprès du ministère de tutelle pour pouvoir pêcher sur les îles susmentionnées.

Plus loin, la représentante du parti Lalit  tient à attire l’attention de Prem Koonjoo que Maurice est signataire d’une convention. «We remind you that the UNCLOS (Un Convention of the Law of the Sea) Tribunal adjudicated that Mauritius has fishing rights on Chagos, and that this is binding», ouligne Rajni Lallah.

Ainsi pour étayer son argumentation, la représentante de Lalit se refère à la clause 111 de la Constitution du pays pour rappeler que «Maurice comprend les îlots de Maurice, Rodrigues, Agalega, Tromelin, Cargados Carajos et l’Archipel des Chagos, y compris Diego Garcia et toute autre île faisant partie intégrante de l’État mauricien.»

Rajni Lallah tient à préciser que  les «eaux mauriciennes» de la 1998 Fisheries Act de 1998  comprennent: (i) les eaux territoriales; (ii) la zone économique exclusive; et (iii) les zones où Maurice a des droits traditionnels ou historiques qui peuvent être déterminés en vertu de la Loi sur les zones maritimes. Cela, y compris les Chagos.

D’où la demande de Lalit pour apporter des amendements à la Fisheries Act de 1998.

Un autre point sur lequel, Lalit conteste est la nouvelle législation, accompagnant le Budget 2018-2019  qui vise à permettre aux bateaux de pêche étrangers «de pénétrer pour la première fois dans les bancs de pêche peu profonds mauriciens, alors que nous, en tant que pays, n’essayons même pas de créer une industrie de la pêche.»

 

Souveraineté des Chagos, quand Lalit se met de la partie...