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Interview

« Je compte offrir en vente le surplus de plantes au public »

« Je compte offrir en vente le surplus de plantes au public »
Dr Seelavarn Ganeshan.

Des projets de grande envergure attendent d’être concrétisés par celui qui occupait déjà ce poste depuis 2015. Inside News a interrogé le Dr Seelavarn Ganeshan qui a été reconduit à la tête du Board of Trustees du SSR Botanical Garden, sur ses aspirations en tant que responsable de ce jardin qui renferme de larges chapitres de l’histoire du pays.

Dr Ganeshan, parlez-nous de vos priorités comme président du Board.

J’ai pas mal de projets en tête, mais la priorité des priorités demeure la réhabilitation du château. Beaucoup de travail a déjà été accompli en ce sens, mais nous voulons lui retourner son cachet d’antan. Le jardin botanique est un symbole de l’histoire de Maurice et nous devons lui retourner son titre de noblesse. A part le château, il y a deux anciennes constructions qui abritaient dans le temps un poste de police. Je compte rénover ces deux bâtiments et les convertir en un cafeteria moderne.

A un certain moment, il semblait qu’une partie du jardin était en décrépitude. Quelle est la situation ?

Petit à petit on s’est mis au travail pour redorer le blason au jardin. Vous savez, les plantes, ça a une vie et arrivé un moment, il faut enlever certaines branches. Aussi, il y a des arbres indésirables qu’il faut enlever carrément. Prenez, par exemple, certains manguiers qui n’ont pas été plantés, mais qui ont poussé de leur gré, avec les semences qui sont tombées par terre. Tout cela il faut les enlever et débarrasser le jardin de plantes dont on n’en veut plus. On a eu l’aide et le conseil d’un expert français. Il a fait des récommandations, surtout concernant l’enlèvement des plantes envahissantes. Laissez-moi vous dire que les nénuphars sont rétablis à 100%. Je compte aussi réhabiliter la pépinière. Les plantes, ça a un espace de vie et, arrivé le moment voulu, il faut les remplacer. Aussi je compte offrir en vente le surplus de plantes au public. Ce serait bien que le visiteur vienne admirer le jardin et il repart avec une plante de son choix. Un autre projet auquel je tiens à cœur concerne la mise en place d’une unité de composting. Au jardin nous avons pas mal de green waste et ce serait insensé de les jeter à la poubelle, alors qu’on pourrait s’en servir intelligemment.

Dans un passé pas trop lointain, on parlait de l’envahissement des bassins par des escargots. Où en êtes-vous ?

Ça c’est un défi auquel nous devons faire face. Il est très difficile, pour ne pas dire impossible, de se débarrasser de ces nuisances. Si on tentait de les détruire avec des produits chimiques, on tuerait aussi les plantes aquatiques. Ainsi, la solution qui nous reste, c’est d’enlever chaque matin les œufs des escargots, et c’est ce que nous faisons. Il n’y a pas d’autres solutions.

Qu’en est-il des agressions sur les touristes?

Je peux vous dire que cela a beaucoup diminué. Pendant les deux dernières années, nous n’avons eu que deux agressions, dont une sur un touriste. Nous avons pris des esures pour renforcir la sécurité, et nous avons placé des caméras de surveillance dans certaines zones à risque. Je suis satisfait que tout est sous contrôle pour le moment.

Il y avait aussi des faux guides qui arnaquaient les visiteurs. Vous avez adressé le problème?

Oui, nous avons pris les dispositions nécessaires et aujourd’hui, nos guides sont très bien en vue et personne ne peut se tromper. Nous fournissons des informations précises et détaillées sur tout ce qui touche aux guides ou à la sécurité des visiteurs.