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Violence domestique…la génération ’80 concernée

Violence domestique…la génération '80 concernée
Ce sont surtout les femmes, 1406 sur les 1542, qui sont allées chercher un PO

Il n’y a pas meilleure preuve que les chiffres! Les donnés du judiciaire indiquent clairement que la génération 80, soit ceux âgés entre 30 à 39 ans ont plus de problèmes à l’intérieur du couple que les autres tranches d’âges. Si la majorité de demandes pour un “Protection order” a été faite par les femmes, on note que 136 hommes sont allés dans ce sens.

100 personnes ont écopé des peines d’emprisonnement pour violation de la “Protection from Domestic Violence Act”. En 2017, 1 542 personnes ont porté plainte contre leur seconde moitié et ont fait des applications pour un Protection Order en vertu de la PDVA.

Sur les 1 542 applications, des ordres ont été émis dans 1 375 cas. Ce sont surtout les femmes, 1406 sur les 1542, qui sont allées chercher un PO. Le constat est clair. C’est la génération 80 et surtout les femmes âgées entre 30 à 39 ans qui ont été agressées ou craignent d’être agressées. Il y a eu 534 applications et la Cour a émis 479 ordres, ce qui est conséquent.

Les 40-49 ans sont en deuxième position, les deux sexes confondus. Mais ce qui est intéressant et encourageant, c’est que les campagnes et les législations contre la violence domestique portent leurs fruits. Comparativement à 2016, il y a eu, en effet, une baisse en 2017.

Application pour un “Protection order”:
  • 1542 (2017) contre 1813 (2016)
  • PO émis: 1375 (2017) contre 1703 (2016)
  • Ordre d’assister à des sessions de counselling: 39
  • Situation inquiétante dans les Plaines Wilhems

Le Plateau central arrive logiquement, vu la densité de population, en tête sur le nombre de cas liés à la violence la domestique. 578 cas ont été rapportés en 2017 alors qu’en 2016, il y avait plus de 900 cas. Port-Louis suit en deuxième position avec 229 cas, soit une unité de plus que Flacq.

Nombre des cas logés sous la PDV Act:
  • Port Louis: 229
  • Pamplemousses: 148
  • Rivière du Rempart: 153
  • Flacq: 228
  • Mika: 115
  • Plaine Wilhems: 578
  • Grand Port: 110
  • Savanne: Rs 85
  • Rivière Noire: 217
  • Rodrigues: 60

Violation de la PDVA: 100 en prison, 418 mis à l’amende

Intimidation, harcèlement, mauvais traitements, brutalité ou cruauté sont interdits sous la loi mauricienne

La Cour a été intransigeante à ce niveau. Ceux qui ne respectent les ordres émis par la cour ou qui frappent ont écopé des peines sévères. Ainsi, 100 personnes ont été envoyées en tôle en 2017 contre 56 en 2016. 418 ont eu à payer des amendes totalisant Rs 86 750.

Violence domestique: Un individu n’a pas le droit de commettre ces actes suivants envers la femme, de l’homme ou l’enfant résidant sous le même toit:

  • causer intentionnellement ou tenter de causer des blessures physiques 
  • volontairement ou sciemment, en plaçant ou en essayant de placer le conjoint ou l’autre personne dans une situation où elle craint pour sa sécurité quid à le se blesser physiquement ou de blesser l’un de ses enfants;
  • intimidation, harcèlement, mauvais traitements, brutalité ou cruauté
  • confiner ou détenir le conjoint ou l’autre personne contre sa volonté
  • nuire à un enfant du conjoint
  • causer ou tenter de causer des dommages aux biens du conjoint ou de l’autre personne menaçant de commettre un acte mentionné dans cette section
Pourquoi un Protection Order?

Un PO sert à quoi?

Un “Protection order” émis par la Cour peut imposer les restrictions suivantes sur la personne sur laquelle elle a été servie: (i) être dans les locaux où réside ou travaille le conjoint lésé;

(ii) être dans des locaux mentionnés dans le PO, soit des lieux fréquentés par le conjoint lésé;

(iii) s’approcher à une distance spécifiée du conjoint lésé;

(iv) contacter, harceler, menacer ou intimider le conjoint lésé;

(v) endommager les biens du conjoint lésé; ou (vi) causer ou tenter de provoquer une autre personne (conduct referred to in subparagraphs (iv) and (v)

Les infractions

Quiconque omet volontairement de se conformer à “protection order, occupation order, tenancy order ou ancillary order” émise en vertu de la Protection from Domestic Violence Act 1997 commet une infraction. Il sera passible d’une première amende ne dépassant pas les Rs 25 000, d’une peine d’emprisonnement ne dépassant par 2 ans. Pour une deuxième faute, la personne risque de payer une amende allant jusqu’à Rs 50 000 et d’écoper une peine d’emprisonnement de deux ans.

Notons que de janvier juin 2018, 750 cas ont été rapportés dans les six Family Supports du ministère de l’Egalité du genre. Parmi, il y a eu 638 plaintes venant des femmes, 155 des hommes.

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