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« Je n’avais d’autre choix que d’aller voir ailleurs pour les conseils légaux… »

« Je n’avais d’autre choix que d’aller voir ailleurs pour les conseils légaux… »
L'ex-présidente lors de sa comparution à la commission d’enquête.

L’ex-présidente de la République, Ameenah Gurib-Fakhim, a été entendue dans le cadre de la commission d’enquête, qu’elle avait tenté d’instituer, alors qu’elle était présidente, pour faire la lumière sur les tractations d’Alvaro Sobrinho. Elle a été auditionnée par le Puisne Judge, Ashraf Caunhye. C’était en Cour Suprême, ce mardi 14 août.   

Dans sa déposition, Ameenah Gurib-Fakim a fait la chronologie des évènements précédant l’institution de sa commission d’enquête.  A une question du magistrat, Ameenah Gurib-Fakim dit être consciente qu’avant de prendre une décision de cette envergure, elle aurait dû avoir l’avis légal de l’Attorney General. Elle a toutefois expliqué avoir tenté de le faire, mais affirme n’avoir pas eu l’aide escomptée.

 « I felt neglected, isolated from the executive… There was no defence for the institution of the Presidency…», précise-t-elle.

Les représentants légaux de l’ex-présidente…

La scientifique a fait ressortir qu’elle n’avait d’autres choix que de demander des conseils légaux auprès du Senior Cousel Yousouf Mohamed et Gilbert Noël. Elle soutient qu’elle n’est ni légiste, ni politicienne, donc « je ne pouvais juger si cette pratique était légale ou non !»

L’ex-présidente de la République affirme que ce n’est que le 16 mars dernier quand elle a reçu une lettre du Premier ministre qu’elle a réalisé « that I was wrong…» Elle dit regretter avoir fait confiance aux conseils légaux qu’elle avait reçus. Par contre, elle se defend en affirmant que « my idea was in the interest of the public… For them to hear the truth…»

Par rapport à la polémique entourant le platinum Card, le juge Ashraf Caunhye lui a demandé de fournir des informations des dépenses qu’elle a encourues en utilisant ses cartes bancaires.

L’affaire reprendra le mardi 21 août prochain. 

« Je n’avais d’autre choix que d’aller voir ailleurs pour les conseils légaux… »