Actu de l'ile Maurice
Actualités

Afsar Ebrahim revient sur la vente des actifs de Britam

Afsar Ebrahim revient sur la vente des actifs de Britam
Afsar Ebrahim, patron  de la firme comptable BDO

Afsar Ebrahim, patron  de la firme comptable BDO, a été une nouvelle fois entendu par le président de la commission d’enquête sur Britam, Bhushan Domah et ses deux assesseurs, Sattar Hajee Abdoulah et Imrith Ramtohul, le jeudi 16 août. Pressé de questions, il est revenu sur la vente des actifs de Britam au coût de Rs 2 milliards

Afsar Ebrahim devait initialement être entendu, la semaine dernière, mais n’avait pu répondre à l’appel. Lors de l’audition du jour, le No 1 de la firme comptable BDO a donné des éclaircissements sur la vente des actions de Britam, une ex-entité de la British American Insurance (BAI) au Kenya.

Afsar Ebrahim a dit avoir traité avec la Financial Services Commission. Ainsi, le président de la commission d’enquête lui a fait comprendre : «Vous êtes en train de traiter avec d’autres personnes qui sont engagées…»  A ce moment, le No 1 de la firme comptable BDO a évoqué l’aspect de confidentialité du dossier. Il a aussi fait remarquer que Vidianand Lutchmeeparsad, secrétaire financier du ministère des Finances, s’était rendu au Kenya.

C’est à quoi, Sattar Hajee Abdoulah s’est demandé : «This is where we are struggling. Is there a personal loan? Is there a copy?» Afsar Ebrahim a répondu qu’il ne sait pas.

Ainsi, Sattar Hajee Abdoulah a demandé :

«Comment expliquer la présence d’un procès-verbal ?» Il a soutenu : «We are talking to those notes of meeting.»

C’est à quoi, Afsar Ebrahim a soutenu qu’il y a un seul procès-verbal.

A un moment de l’audition, l’ancien juge Domah a demandé à Afsar Ibrahim : «Just answer to the question. Don’t defend the position».

Afsar Ebrahim a insisté : «Pour ce qui est du procès-verbal, je n’en sais rien (…) Nous ne savons pas quand M. Ramtoolah allait revenir»

Plus loin lors de l’audition, l’ancien juge Domah lui a demandé s’il était en train de donner des instructions pour la mise en œuvre d’une stratégie d’action. Afsar Ebrahim a répondu : «We never took the lead»

De ce fait, le président de la commission s’est demandé : «Ah bon, il n’y a rien qui y a été mise en œuvre. Mais qui a redigé la loi, Insurance Amendment Act ?»  Afsar Ebrahim a soutenu qu’il n’en sait rien.

L’ancien juge, Bushan Domah lui a encore demandé : «Qu’en est-il de l’élaboration du Shareholder Agreement ? Vous n’en étiez pas impliqué ?

Prenant le relais, Sattar Hajee Abdoulah lui a demandé : «Pour ce qui est du transfert d’une partie des actions de Britam vous étiez partie prenante, surtout avec l’entrée en action de l’équipde de BDO et vous-même ?»

Afsar Ebrahim a répondu par l’affirmative : «Oui, c’était lorsque M. Ramtoolah avait pris le relais. C’était la première fois»

Me Hervé Duval qui assistait le No 1 de BDO a ajouté : «Il était en train d’aider M. Ramtoolah»

Sattar Hajee Abdoulah a précisé : «Je voudrais juste clarifier si à un moment donné vous étiez là-bas» A ce stade, Afsar Ibrahim mentionné la tenue d’une réunion et que M. Ramtoolah s’était rendu à la FSC.

Sattar Hajee Abdoulah lui a demandé : «Vous vous rappelez que le secrétaire permanent de M. Bhadain avait signé les documents y relatifs ?» Soulignant qu’une partie du rapport d’avril 2015 est en possession de la commission, il lui a, également, demandé son opinion par rapport aux opérations de Kenya, notamment les actions de plus de Rs 2 milliards. «You were the Special Administrator selling this assets. Would you go underline ?», lui a demandé Sattar Hajee Abdoulah.

Afsar Ebrahim a fait état de l’asset price et le market price lorsqu’il avait commencé cette tâche.

Sattar Hajee Abdoulah a insisté sur l’«underline asset value». «C’était très difficile pour moi. Le market price est une indication»,  confesse Afsar Ebrahim.

Ainsi, Me Hervé Duval a soutenu : «Yes, it is an indication»

Répondant à une question de l’assesseur, Imrith Ramtohul, Afsar Ebrahim a insisté : «Nous n’avions pas discuté le prix»

 

Afsar Ebrahim revient sur la vente des actifs de Britam