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Le National Cooperative College est un « besoin urgent » pour les entrepreneurs

Le National Cooperative College cité comme un « besoin urgent » pour les entrepreneurs
Gheeanduth Seechurn, directeur du National Cooperative College

C’est le 9 août dernier que le National Cooperative College (NCC) a été inauguré. L’institution se trouve à Terre-Rouge. Il faut rappeler que c’est en 2016 que la Cooperative Act a été voté et ce projet de loi a fait provision pour la mise en place du NCC qui remplace le NICE (National Institute for Cooperative Entrepreneurship).

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Inside News s’est entretenu avec Gheeanduth Seechurn, directeur du NCC, qui affirme que le nom de l’institution suffit pour brosser un tableau. Il rappelle qu’il n’y a pas moins de 1 200 sociétés coopératives avec quelque 100 000 membres et insiste qu’il y avait un besoin urgent pour mettre un place un établissement qui pourra répondre aux besoins de ces sociétés.

« Nous sommes là pour promouvoir l’entreprenariat en groupe et c’est ce qui est connue comme la coopérative », fait-il savoir.

« Ce secteur existe depuis plus de 105 ans »

Selon lui, il ne faut pas oublier que ce secteur existe depuis plus de 105 ans et qu’il génère des revenus de plus de Rs 5 milliards. Il rappelle que de milliers de personnes en sont directement et indirectement employées. « Dimunn kav dir ninport kwa me NCC se enn non revelater », lance-t-il.

Dans la foulée, le directeur souligne que le National Cooperative College collabore déjà avec l’Université de Maurice, l’Université de Technologie, l’Open University et aussi avec la FAREI (Food and Agricultural Research and Extension Institute).

Gheeanduth Seechurn prenant la parole lors de l'inauguration du National Cooperative College

«Trouver de créneaux pour l’intégration des nouveaux entrepreneurs »

Gheeanduth Seechurn parle aussi de ses objectifs pour le National Cooperative College. Il souhaite que l’institution devienne une école pour les coopérateurs et les entrepreneurs. « J’espère apporter de l’innovation », fait-il valoir. Il pense également qu’il faut trouver de nouveaux créneaux pour l’intégration des nouveaux entrepreneurs.

Le directeur du NCC souhaite que l’institution devienne un centre de recherche. Il parle aussi du secteur coopératif de Rodrigues, qui, selon lui, « pe fer tre byen ».   « Il ne faut pas oublier que la République de Maurice comprend également Rodrigues ». Il explique que l’instutition pourra leur offrir la formation requise. Il souhaite que le NCC devienne un campus pour héberger non seulement ceux qui viennent pour des formations mais également pour les consultants étrangers. « Ces projets me tiennent à cœur », laisse-t-il entendre.

« Un centre par excellence au niveau de l’Afrique »

Il veut également que le secteur de l’entreprenariat devienne un centre par excellence au niveau de l’Afrique, surtout en ce qui concerne la formation, la recherche entre autres. « Nous voulons jouer un rôle primordial dans le secteur des coopératives », fait-il ressortir.

Pour lui, le NCC apportera son soutien à travers la formation, le renforcement des capacités et l’élaboration des plans d’affaires.

Il nous indique aussi que les cours de formation se poursuivent toujours. « Ils sont décentralisés à travers Maurice », fait-il savoir. D’autre part, il annonce que cette semaine, un nouveau cours sera offert, soit un certificat en Cooperative Management et il faut souligner qu’une trentaine de participants se sont déjà faits enregistrées. D’autre part, la Mauritius Qualifications Authority (MQA) a déjà donné son aval pour un diplôme en Cooperative Management. Les étudiants qui auront déjà décroché leur certificat pourront faire un Top-up et seront ainsi titulaires d’un diplôme.

« L’introduction de cinq nouveaux programmes »

Gheeanduth Seechurn ajoute que cinq nouveaux programmes seront introduits, dont, le Jute Craft et le Fibre Craft.

Il évoque aussi l’aquaculture et de la nécessité d’expertise qui apportera un plus à la formation de base dispensée ici. « Il y a déjà un consultant qui arrivera à Maurice en septembre », laisse-t-il entendre.

Le directeur du NCC cite par ailleurs, l’agriculture biologique. Il annonce qu’un accord a déjà été signé avec des institutions spécialisées de la Grande péninsule pour des sessions de formations. Il ajoute qu’un Memorandum of Understanding (MoU) sera signé avec une institution spécialisée en Coopératives de la Malaisie.

« Il faut miser sur une bonne dissémination d’informations sur ce secteur »

Néanmoins, Gheeanduth Seechurn estime qu’il est essentiel qu’une personne ait de l’intérêt pour ce domaine. « Nous sommes là pour donner des formations ». Il pense que les gens doivent avoir beaucoup plus d’informations sur ce domaine. Selon lui, pour faire de ce secteur un pilier de notre économie, il est crucial que l’intérêt des gens soit présent et aussi la possibilité de leur offrir le plus d’informations possible.

Par ailleurs, commentant le Budget 2018/2019, il pense qu’il y a provision pour beaucoup de programmes incitatifs pour les jeunes, avec pour but de les encourager à devenir des entrepreneurs.

Le National Cooperative College est un « besoin urgent » pour les entrepreneurs

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