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La MHEU met la pression sur la distribution de méthadone

La MHEU met la pression sur la distribution de méthadone
Amarjeet Seetohul explique que la décision de distribution de méthadone a été prise par le ministre de la Santé sans consultation au préalable avec les syndicats de la Ministry of Health Employees Union.

 La Ministry of Health Employees Union (MHEU) ne compte pas rester les bras croisés, affirme Amarjeet Seetohul, le président de l’association syndicale. Selon ses propos, le manque de sécurité et l’incompétence des agents de sécurité dans les centres hospitaliers, ainsi que la décision du ministère de la Santé de transférer la distribution de méthadone des postes de police aux dispensaires, sont inacceptables. C’est dans cette optique que la MHEU a tenu une manifestation pacifique cet après-midi devant les locaux du ministère de la Santé à Port-Louis.

Récemment, la distribution de la méthadone dans les centres de santé faisait le bonheur des consommateurs de drogue, mais pas celui des syndicats de la santé. Amarjeet Seetohul explique que cette décision a été prise par le ministre de la Santé sans consultation aucune avec les syndicats de la Ministry of Health Employees Union.

C’est dans ce sens qu’il exige une rencontre avec le ministre de la Santé pour revoir la distribution de la méthadone dans les centres de santé pour non seulement la sécurité du personnel de santé mais aussi celle de la population. Il y aurait selon lui, pas de dispositifs de sécurité dans les dispensaires pour assurer que la distribution de méthadone se fasse sereinement. « Bizin laisse situation la « status quo » a la station polis mem, ek ouvert discussion avec bann stakeholders ek apartir de la nu guett bann retombees si le ministere kapav garanti nu ki en enn nivo de securite adequate, lerla nu pou pense lor sa method distribution la», explique le président de la MHEU.

Par ailleurs, notre interlocuteur dénonce le manque de sécurité dans les centres hospitaliers. Il prend pour exemple les caméras de surveillance qui a nécessité des millions de roupies d’investissement, mais pourtant il n’y a pas de « monitoring control room » et le monitoring ne se fait pas par des professionnels de la sécurité.

De plus, il déplore l’incompétence des agents de sécurité dans les centres hospitaliers et le manque d’effectifs dans la force policière. Il affirme avoir expliqué la situation au ministère de la Santé en 2013 mais jusqu’à présent, rien n’a été fait pour y remédier. Amarjeet Seetohul annonce d’ailleurs que d’autres manifestations auront lieu à l’avenir si le ministère ne prend aucune action corrective suite à leur doléances

La MHEU met la pression sur la distribution de méthadone