Actu de l'ile Maurice
Faits Divers

Terreur à P aux Piments : « Sorti ! Sinon nou craz partou»

Des morceaux de verres brisés et des pierres jonchant le sol à l’intérieur de leur maison.  C’est le triste spectacle qui s’est offert à Stéphane Chavry, sa femme et leurs trois enfants, ce dimanche 26 août. Ils avaient dû abandonner leur domicile pour aller trouver refuge chez un proche, après avoir vécu une soirée de terreur la veille.

Des verres brisés jonchent le sol dans la maison.

La cause : des voisins armés de gourdins et de pierres ont fait voler en éclats toutes les vitres de leur maison. Ils soupçonnent Stéphane Chavry d’avoir coupé un fil électrique privant certains habitants d’électricité.

Stéphane, encore sous le choc, nous raconte qu’il était rentré chez lui vers 21 h 30. « Pas finn gagn letan relax narien. Mo finn tann la porte tapé», nous dit-il. « Stéphane l… to m… !  Sorti sinon nou craz partou ». Stéphane reconnait cette voix. Il s’agit de sa voisine. « Letan mo finn ale ouver la porte, mo finn truv mo voizinn avec trwa lezot voizin. Mo pa finn konpran ki pe arrivé », poursuit notre interlocuteur.

 

Les effets immobiliers ont subi des dégâts considérables

Ce dernier n’aura pas le temps de dire un mot. « To finn koup difil kouran avek to sab », lui lance la voisine furieuse. « Kuma mo kapav koup difil kouran avec sab ?! Si mo ti fer enn zafer koum sa, mo ti pou elektrokite », se défend le père de famille.

La tension monte d’un cran lorsqu’une voisine intervient en faveur de Stéphane. Celle-ci sera rouée de coups dans la cour. « To pe pran so part !??», lui lance son agresseur en s’acharnant sur elle.

Stéphane n’a d’autre choix que de refermer la porte et de mettre sa femme et ses enfants à l’abri. Des éclats de verres. C’est la panique dans la maison. Les enfants terrorisés  hurlent de frayeur et pleurent. Stéphane téléphone la police de Triolet.

Ce qui reste du téléviseur dans le salon.

Mais les policiers prendront plus d’une heure pour arriver sur place. Il a fallu l’intervention des membres des forces de l’ordre pour ramener à la raison les fauteurs de troubles. Stéphane et sa femme traumatisés, trouveront refuge chez un proche parent à Vale.

Le véhicule de Stéphane a également été la cible des fauteurs de troubles.

Une déposition a été consignée à la police.

Terreur à P aux Piments : « Sorti ! Sinon nou craz partou»