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Ajay Daby : «Il faut un comité narcotique permanent»

Ajay Daby : «Il faut un comité narcotique permanent»
Me Ajay Daby, avocat, affirme qu’il faut un comité narcotique permanent

Dans une interview accordée à Inside News, Me Ajay Daby, avocat, ancien Speaker de l’Assemblée Nationale, affirme qu’il faut un comité narcotique permanent pour mener le combat contre la mafia de la drogue. A cet effet, il suggère que les membres doivent avoir un mandat rotatif. «Nou bizin bann dimoun kip a fer racinn», insiste-t-il.

Dans ce contexte, l’ancien commissaire des Narcotiques sous le gouvernement MSM-MMM dans les années 2000 soutient la nécessité pour amender la Commission of Enquiry Act en vue de donner davantage de pouvoir à une commission d’enquête.

Evoquant ses débuts en politique en tant que le plus jeune Speaker, il concède qu’il a payé très cher le prix d’avoir contesté le premier projet de République en 1990. Par conséquent, il a été cassé en tant que Speaker lors d’une motion, présentée par  le gouvernement fraîchement élu des élections générales de 1991.

Concédant que sa carrière politique a été entravée, il note avec amertume et regret le flou qui caractérise la présidence de la République, suite aux frasques de l’ancienne présidente de la République, Ameenah Gurib-Fakim qui a été contrainte à la démission en mars dernier.

Abordant les conclusions du rapport de la commission d’enquête sur la drogue, Ajay Daby note : «L’ancien juge Paul Lam Shang Leen a fait la même chose que l’ancien Chef Juge, sir Maurice Rault avait fait dans son rapport sur la drogue à Maurice.» Il souligne que le rapport Lam Shang Leen ne l’apprend rien de nouveau.

De ce fait, il ajoute: «Le combat continue, le défi continue,  l’agression continue…» Il insiste que le combat doit se poursuivre en vue de faire perdurer l’institution engagée dans la lutte contre la drogue. «Le crime organisé s’organise», clame-t-il.

Commentant la situation politique dans le pays, l’ancien Speaker estime : «Les citoyens s’intéressent à l’émergence de l’intelligence. Mais, un problème subsiste : la culture. Etre bardé de diplômes n’est pas une garantie pour ne pas être impliqué dans des activités louches et illicites.» A son avis, l’autoritarisme serait devenu une habitude à Maurice.

«Il faut un comité narcotique permanent»