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«Il faut un Judicial Review Panel»

«Il faut un Judicial Review Panel»
L'avocat Ajay Daby, soutient la nécessité pour l’institution d’une Judicial Review Panel

Dans un autre volet de son interview, l’avocat Ajay Daby, ancien Speaker de l’Assemblée Nationale et ancien commissaire des narcotiques soutient la nécessité pour l’institution d’une Judicial Review Panel pour traiter les cas des avocats qui ont été pointés du doigt par la commission d’enquête sur la drogue.

«Les avocats, dont les noms ont été cités dans le rapport Lam Shang Leen ne doivent pas faire la queue devant une instance judiciaire. Je crois fermement qu’un Judicial Review Panel doit pouvoir les écouter dans les meilleurs delais, comme cela se fait en Angleterre. Ils doivent être entendus au plus vite», déclare Ajay Daby. «Il est illogique qu’un Judicial Review Panel prenne plus de trois mois écouter les avocats, dont les noms ont été cités par la commission»

Dans cette optique, il a dressé un parallèle avec la Labour Act qui préconise qu’un employé doit être entendu devant un comité disciplinaire dans les meilleurs delais.

A cet effet, l’ancien commissaire des narcotiques propose que des amendements soient apportés à la Law Practionners Act, Section 10 Constitution en vue de restreindre la pratique aux hommes de loi qui font l’objet à des enquêtes.

Dans cette perspective, il a suggéré que la Statutory Judicial Review Act doit pouvoir préconiser des mesures spéciales en cas de retard pour auditionner des demandeurs ou en remplacement de l’ordonnance 53-RSC.

Pour ce qui est du communiqué du Bar Council, émis le mercredi 22 août, pour s’exprimer sur le rapport de la commission d’enquête sur la drogue, l’ancien commissaire des narcotiques insiste : «Le Bar council est une confrérie (…) Je ne peux pas porter un jugement de valeur de ce que dit le Bar Council»

Il dit noter que les hommes de loi, dont les noms ont été dans le rapport Lam Shang Leen, exercent toujours. Arguant que la profession d’avocat est une institution, il estime que certaines parties des travaux de la commission d’enquête auraient bien pu se dérouler à huis clos, d’autant plus qu’il y a des questionnements à tous les niveaux.

«On ne peut pas avoir des poules mouillées au barreau», maintient Ajay Daby. «Le barreau fait ce qu’il peut. Ce n’est pas un jeu politique. C’est un jeu institutionnel», soutient-il.

S’agissant de son prochain «move», l’ancien Speaker dit être dans l’attente pour dire le fond de sa pensée. «Je ne fais pas les louanges d’aucun chef (…) Maurice mérite mieux que ça»  Ajay Daby maintient la nécessité «to go back to constitutional orders.»

Il se montre critique : «Les leaders n’ont pas de certificat, voire de carte blanche. Ils doivent avoir une culture politique. Ils doivent avoir cette capacité et ce discernement de pouvoir placer the right man in the right place. Ils doivent être animés d’un sens profond de la culture»

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