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Pour que le peuple retrouve sa dignité et sa fierté sur l’Independance

Dimanche 7h- Pour que le peuple retrouve sa dignité et sa fierté sur l'Independance
Chagos: Le 3 septembre, SAJ et son équipe s’expliqueront devant la Cour internationale de Justice (CIJ) à la Haye.

L’histoire a voulu que – 50 ans après notre indépendance et 53 ans après les négociations de Lancaster House – c’est Sir Anerood Jugnauth, en personne, qui mènera les Chagossiens devant la Cour internationale de Justice à la Haye pour un avis consultatif afin de forcer aux Anglais et des Américains à nous retourner Chagos Archipelagos.

Face à ces deux grandes puissances, la petite île Maurice n’a pas courbé. L’équipe d’Olivier Bancoult n’a pas cédé aux chantages et a su résister aux offres qui leur ont été faites durant ces 21 dernières années pour que les générations futures puissent être fières. Ce combat pour que Chagos Archipelagos nous soient retournés est un combat qui nous concerne tous sans distinctions. C’est réconfortant de voir le nombre de messages d’encouragements postés sur la page de l’équipe d’Olivier Bancoult depuis leur arrivée aux Pays-Bas.

Le 3 septembre, SAJ et son équipe s’expliqueront devant la Cour internationale de Justice (CIJ) à la Haye

A la Haye, la balle sera surtout dans le camp de SAJ, qui va tenter d’accomplir sa ‘dernière mission’ avec brio, soit redonner à son peuple sa dignité et sa fierté sur l’Indépendance. Le 3 septembre, SAJ et son équipe s’expliqueront devant la Cour internationale de Justice (CIJ) à la Haye. Trois heures pour convaincre, mais aussi 180 minutes pour terminer un combat que lui-même a multiplié pendant des années avant que le Chagossian Refugees Group (CRG), mené par un grand monsieur, Olivier Bancoult, démarre la vraie bataille. Il y a de cela 21 ans. Depuis la décision des Nations Unies le 22 juin 2017 (94 pays ont été de notre côté, 15 s’y sont opposés et 65 se sont abstenus pour que la cause mauricienne soit entendue devant la Cour Internationale de Justice), il nous reste qu’un dernier pallier pour que justice soit rendue à un peuple qui a tant souffert. Pour démontrer que les droits de l’homme n’ont pas été respectés lorsque les Chagossiens ont été expulsés de leur île entre 1967 et 1973 par les Britanniques.

Il n’y a pas de doute que le discours de SAJ sera sincère, car le ‘Bolom’ n’a jamais caché son point de vue durant des années, en tant que leader de l’Opposition ou comme Premier ministre, sur la trahison des Anglais, sur le déracinement du peuple chagossien de Diego Garcia, une île qui nous appartient et sur l’océan Indien, zone de paix. SAJ, nous en sommes convaincus malgré son âge, trouvera les mots qui vont convaincre comme il l’a fait le 22 juin 2017 devant les Nations Unies. Même si l’avis de la CIJ demeure non contraignant, une décision en notre faveur viendra démontrer qu’il y a eu une entorse au droit international.

La population est derrière SAJ, Olivier et toute l’équipe en place à la Haye. Il est temps de nous rendre ‘Diego’. Ce rendez-vous avec l’histoire, aucun de nous ne doit le rater. Allez Maurice!

La base militaire de Diego Garcia

Ci-dessous certains de discours de SAJ prononcés des années de cela.

1978: “We have a policy, we must not bow down”- SAJ

En 1978, alors leader de l’Opposition, Sir Anerood Jugnauth profite de son discours sur le budget pour tacler le gouvernement en ces termes:  We do not say that we should declare war with any country…we need one another. But we have a policy, we must not bow down. We must stand firm, we must stand on our feet and we must face sincerely what we believed must be face. It is only then that we can be really honoured, we can say we preserve our dignity and we can be proud of the independence that we have taken. But that is not only one instance. I am sorry we have to repeat again and again, perhaps what we have already stated before. There is the case of Diego Garcia. We know that we were assured at one time that Diego Garcia was being ceded to the United Kingdom only for communication purposes. That is what we were told and that all the resources in and around Diego Garcia remain the property of Mauritius. But as time goes on, what do we see? As a matter of fact, nothing belong to us, everything belongs to the United Kingdom and the United States and it is not only being used for communication purposes but we know that it is being armed with nuclear weapons…”

1982- “Diego issue involved two fundamental principles of the United Nations”- SAJ

Devant les instances internationales, il n’a jamais hésité à plaider la cause des Chagossiens. En 1982, lors de la 37e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, SAJ, alors PM, tient un autre discours où il insiste sur la souveraineté de Maurice sur l’archipel des Chagos. “…at this junction, I would like, Mr President, to dwell on an issue which affects the vital interests of Mauritius? I mean the Mauritian claim of sovereignty over Chagos Archipelago, which was excised by the then colonial power from the territory of Mauritius in contravention of the United Nations General Assembly Resolutions 1514 and 2066. This dismemberment of the Mauritius Territory, the violation of our territorial integrity, has been made all the more unacceptable by the fact that one of the islands of this very Archipelago, Diego Garcia, is now a full fledged nuclear base which poses a constant threat to the security of Mauritius and of all the littoral and hinterland states of the Indian Ocean, the very Ocean declared to be a zone of peace by this Assembly in 1971. I solemnly appeal to the peace loving members of this organization to extend all their support to the legitimate Mauritian claim of the sovereignty of the Chagos Archipelagos. In helping Mauritius to come to its own national heritage, the United nations will be giving up to its own principles and proclaiming loud and clear that it expects its resolutions to be implemented by its members. As the Diego issue involved two fundamental principles of the United Nations, namely respect by the administering power of the territorial integrity of its colony and the right of peoples to live in peace and security. I venture to say that the return of Archipelago to Mauritius will bring to the organization the respect so indispensable to its continued existence.”

 

1982- “We recall it was India, which before any other country, issued the first condemnation of the excision of the Chagos”- SAJ

Le 23 août 1982 lors de la visite d’Indira Gandhi à Maurice, SAJ a tenu à saluer le support de l’Inde sur cette cause. “The Mauritian government appreciates the spontaneous support which India has always reserved to the Mauritian claim of sovereignty over Chagos Archipelagos. we recall it was India, which before any other country, issued the first condemnation of the excision of the Chagos from the territory of Mauritius in violation of the United Nations General Assembluy Resolutions 1514 and 2066. The present government is determined to wage an unrelenting battle on all fronts, political, diplomatic and legal for the recovery of the Chagos Archipelagos…”

1988- “We are determined not to give up our claim over Diego Garcia”- SAJ

Le 12 octobre 1988 devant la tribune des Nations Unis, il ne cache pas une nouvelle fois que Chagos Archipelagos appartient à Maurice. “Mr President…In clear violation of the principles of the United nations, the island of Diego Garcia along with the Chagos Archipelago was detached from Mauritius by Britain prior to our Independence in 1968. The island of Diego Garcia was ceded by Britain to the United states of America which transformed it into a military base. The inhabitants of the island were summarily relocated to Mauritius…We are determined not to give up our claim over Diego Garcia. With the support of other Indian Ocean states, we shall continue to mobilize international opinion for the reinstitution of the island to Mauritius.”

L’équipe mauricienne en compagnie du Premier ministre, Pravind Jugnauth

Dimanche 7h- Pour que le peuple retrouve sa dignité et sa fierté sur l’Independance