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Surveillance étroite des réseaux sociaux en Égypte

Surveillance étroite des réseaux sociaux en Égypte
Les internautes qui dépassent la ligne en consultant des pages interdites risquent amende et peine de prison

Chut on surveille tout en Égypte! Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a promulgué une loi portant sur la réglementation de la presse et des médias et qui permet aussi une étroite surveillance des réseaux sociaux. Les internautes qui dépassent la ligne en consultant des pages interdites risquent amende et peine de prison. Selon l’Organisation de défense des droits de l’homme Amnesty International, c’est une atteinte à la liberté d’expression.

Cette loi votée en juillet dernier vise surtout les personnes ou les blogs qui ont plus de 5000 abonnés et qui peuvent avoir une influence sur la politique à l’avenir. Ces comptes seront surveillés et le Conseil supérieur de régulation des médias pourra bloquer des comptes et des sites.  Les médias étrangers et les programmes télévisés jugés trop connotés sexuellement ne seront pas épargnés par cette nouvelle loi.

La diffusion de fausses nouvelles et la lutte contre la cybercriminalité ne seront plus tolérées. Plus de 500 sites d’informations ou d’ONG sont actuellement bloqués en Égypte, selon l’Association pour la liberté de pensée et d’expression (AFTE), basée au Caire.

Une peine de prison d’un an et une amende de 50 000 à 100 000 livres égyptiennes soit entre 2 440 à 4 885 euros pour« toute personne qui accède délibérément ou par erreur, et sans raison valable, à un site, un compte privé ou un système informatique dont l’accès est interdit ».

Surveillance étroite des réseaux sociaux en Égypte