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Argentine: « C’est une mesure unilatérale qui porte atteinte à l’intégrité du peuple mauricien»

Argentine: « C’est une mesure unilatérale qui porte atteinte à l’intégrité du peuple mauricien»
Le conseiler juridique de l'Argentive, très en verve, s'est montrè critique contre la puissance administrative qu'est le Rouaune Uni.

Dans sa plaidoirie, le représentant légal de l’Argentine, «une voix qui fait autorité en matière de décolonisation», a sorti l’artillerie lourde à l’encontre de la puissance administrative, qu’est le Royaume Uni (RU) par rapport à l’excision de l’Archipel des Chagos du territoire de Maurice.

«C’est une mesure unilatérale qui porte atteinte à l’intégrité du peuple mauricien», a martelé le conseiller juridique de l’Argentine, à la Cour Internationale de la Haye. Il s’est insurgé que le RU n’a pas agi selon les principes conformément au droit international. Aussi, Il a dit noter que l’Assemblée générale des Nations Unies ne s’est pas prononcée sur la question depuis des années.

S’interrogeant sur la situation actuelle des Chagos, le conseiller juridique de l’Argentine cite la Résolution 71 292 des Nations Unions (NU). «Cela concerne l’Assemblée générale, d’autant plus qu’il y a un prétendu consentement de Maurice avant l’Indépendance. Il est aussi question de la zone maritime protégée, liée à la pêche et l’Archipel des Chagos non autonome», a-t-il souligné.

Poursuivant sa plaidoirie, le conseiller juridique de l’Argentine a accentué sur ce qui est déterminante, c’est-à-dire l’adoption de deux résolutions, l’une en 1965 et l’autre en 1967. Il a surtout mis l’accent sur les résolutions qui ont fait de l’autodétermination.

«Maurice n’a pas été entendu. La décolonisation de Maurice n’a pas été menée à bien», a-t-il soutenu.

Par conséquent, le conseiller juridique de l’Argentine a argué : «Cela n’empêche pas à la cour d’établir que c’est illicite (…) L’Assemblée Générale exerce ses pouvoirs sur les peuples non autonomes en vue du démantèlement de tous les signes de colonisation.»

Auparavant, le  conseiller juridique de l’Argentive a maintenu que la puissance administrative n’avait pas le droit d’exciser les Chagos, ce qui est contraire aux principes de l’autodétermination. «Compte tenu de l’excision des Chagos, on a prétendu que la décolonisation est un processus politique et non juridique», a-t-il maintenu.

 

Argentine: « C’est une mesure unilatérale qui porte atteinte à l’intégrité du peuple mauricien»