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SAJ : « Zamai SSR ti koze Chagos dan conferens Constitutionnel à Londres en 1965»

SAJ : « Zamai SSR ti koze Chagos dan conferens Constitutionnel à Londres en 1965»
L'optimisme est de mise pour l'équipe gouvermentale sur le dossier Chagos

« C’est le destin kin ouler ki mo participe dan coferens Constitutionnel pou l’independans !» Sir Anerood Jugnauth, lors d’une conférence de presse, mercredi 12 septembre, a dévoilé un pan de l’histoire, concernant l’Archipel Chagos.

Le ministre Mentor estime que la démarche des britanniques à l’époque de procéder à l’excision des Chagos « était illégale !»  «Moris ti enn colonie en 1965, pa ti kapav ena enn accord billateral», souligne-t-il.  L’ancien Premier ministre martèle que « zamai SSR ti koz Chagos dan conferans constitutionel dans Lancaster House dans Londres». Selon Sir Anerood Jugnauth, ce n’est qu’à leur retours au pays que sir Seewoosagur Ramgoolam aurait annoncé à la délégation mauricienne la nouvelle que l’archipel des Chagos serait détaché de Maurice dans sa quête pour l’obtention  de l’indépendance. « Buku betise SSR ti kozer a sa lepok la !», fait-il ressortir. « Cekin vender , ki zot in fer are kass la, zot mem ki koner…», ironise-t-il.

Evoquant le dossier Chagos devant la Cour de Justice, à la Haye, sir Anerood Jugnauth dit garder l’optimisme par rapport à l’avis consultatif, en mars prochain. La raison ? Beaucoup de pays soutiennent Maurice dans cette bataille, souligne-t-il. Et il ajoute que les Britanniques « inn isoler».

Pour sa part, Pravind Jugnauth dit noter un changement positif dans l’attitude des britanniques. Il se dit aussi confiant d’un dénouement positif dans le jugement de la Cour Internationale de Justice. Par contre, le Chef du gouvernement dit qu’il a eu des pressions pour que certains pays ne déposent pas devant la CIJ, à la Haye.

De son coté, Olivier Bancoult, le président du Groupe des Refugiés Chagos qui faisait partie de la délégation mauricienne à la Cour Internationale de Justice, à la Haye, remercie le gouvernement mauricien dans sa lutte pour la décolonisation et le droit de retour aux Chagos.