Actu de l'ile Maurice
Actualités

Quêtes publiques : faites attention aux escrocs !

Nous croisons tous les jours, bon nombre d’individus qui font des quêtes publiques. Ils sollicitent une aide financière pour des personnes dans le besoin. La plupart du temps, ces quémandeurs disent vouloir aider ceux nécessitant des interventions chirurgicales à l’étranger. Si certains s’installent dans un endroit munis de leurs boîtes de dons, d’autres font la tournée des rues et vont même jusqu’à aller quémander dans les autobus. Mais, il faut faire attention aux escrocs.

Inside News vient de faire état d’un cas de confusion au sujet d’une collecte de fonds pour une patiente comorienne. La demande d’aide avait été postée sur le compte Facebook d’une personne. Cette dernière avait également mis à disposition un numéro de compte bancaire pour ceux qui souhaiteraient contribuer.

Quêtes publiques : faites attention aux escrocs !
La demande d’aide avait été postée sur le compte Facebook d’une personne.

Lisez l’article : Confusion autour d’une collecte de fonds pour aider une patiente

« Les demandes d’argent sur les réseaux sociaux sont illégales »

Selon l’inspecteur Shiva Coothen, du Police Press Office, ces demandes d’argent sur les réseaux sociaux sont illégales. Il précise que pour pouvoir entreprendre des quêtes publiques, il faut avant tout obtenir l’autorisation du Commissaire de Police. Inspecteur Shiva Coothen ajoute que ces quêtes sont une forme d’arnaque et demande à la population d’être sur sa garde. Il ajoute aussi que si personne se voit citer sur les réseaux sociaux ou ailleurs dans les demandes de dons, sans son accord, il peut consigner une déposition à la police

Que stipule la loi ?

La Public Collections Act définie le terme « collector » en tant que personne qui demande ou qui reçoit de l’argent ou autre propriété de la part d’un promoteur, soit « promoter ». Un « promoter » est décrit comme une personne responsable de faire une quête publique avec un permis.

La loi donne aussi une définition de « public collection » qui veut dire faire appel au public à travers des visites à domicile, dans les rues ou autres lieux publics.

« Il faut une demande d’autorisation du Commissaire de police »

Pour pouvoir entreprendre des collectes de fonds, une demande d’application devra être faite en écrit au Commissaire de police. La demande doit être entreprise 15 jours avant la date du début de la quête.

Le Commissaire de police peut également refuser d’octroyer le permis ou d’enlever le permis dépendant de diverses raisons.

Un promoteur doit également remettre une autorisation au « collector » avec une boîte scellée avec un numéro de série. Le nom du promoteur et de la personne à laquelle l’argent est destiné doit également être inscrit.

Le « collector » doit pour sa part remettre la collecte au « promoter » dans les plus brefs délais après la collecte.

« Celui qui enfreint la loi est passible d’une amende de Rs 5 000 »

De plus, la Public Collections Act stipule qu’après un mois de la collecte, il faut faire parvenir au Commissaire de police, un relevé montrant la somme d’argent collectée. Le relevé doit aussi donner des détails sur les dépenses encourus pour la quête et la manière dont les recettes seraient utilisées.

Une personne qui enfreint la loi est passible d’une amende de pas plus de Rs 5 000 et une peine d’emprisonnement ne dépassant pas un an.

Quêtes publiques : faites attention aux escrocs !