Pravind Jugnauth: «Ce budget générera un taux de croissance de  4% du PIB»
De ce fait, il a refuté les critiques des politiques sur son budget.
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Budget 2019-20 : des fondamentaux économiques qui demeurent solides

Le budget 2019-20, qui a été présenté par le Premier ministre et ministre des Finances, Pravind Jugnauth vient, au-delà des mesures qui ont été égrenées, démontrer que Maurice jouit toujours de fondamentaux économiques solides. Et ce nonobstant un contexte économique peu ou prou difficile.

La croissance, en premier lieu, confirme sa tendance à la hausse. Selon les projections, il faut s’attendre à une croissance du Produit Intérieur Brut de l’ordre de 3, 9% cette année et 4, 1% en 2020. Des plus encourageants lorsque l’on sait que la croissance mondiale, selon la Banque Mondiale tournera autour de 2, 6% pour 2019. Au niveau du Produit Intérieur Brut, justement, le pays a aussi passé une étape des plus symbolique, puisqu’il a dépassé le demi billion, soit plus de 500 milliards de roupies.

Autre chiffre encourageant : celui du taux d’inflation qui ne cesse de baisser. Statistics Mauritius s’attend à un taux de l’ordre de 1, 5% cette année. L’on pourrait même aller à rêver à un taux hausse des prix de zéro en prenant en considération cette tendance. Le taux de chômage, pour sa part, est tombé sous la barre des 7%, chose inédite depuis le début des années 2000…

Sur le plan des investissements, la performance de Maurice est également à être citée. En effet, le ratio des investissements comparé au PIB a atteint 20, 5%. Dans la même veine, le pays a aussi reçu un afflux massif d’Investissement Direct Etranger qui, entre 2015 et 2018 se montait à quelque Rs 70, 5 milliards.

Et pour couronner le tout, les réserves du pays se monte à quelque Rs 241 milliards, ce qui représente un confortable 11, 2 mois d’importation. Ce qui procure au pays une marge de manœuvre des plus appréciable en ce qu’il s’agit des importations.

Au niveau sectoriel également, les données sont des plus encourageants. Le secteur de la construction, par exemple, avec une période de récession, se retrouve, maintenant dans une dynamique nette de croissance avec une croissance attendue de l’ordre de 8, 6% cette année.

« Last but not least… » comme dit l’adage, il était prévu que le niveau de la dette publique soit ramené sous la barre des 60% du PIB. Mais dans la conjoncture, il est très probable qu’il le soit avant la date butoir initialement prévue.

Budget 2019-20 : des fondamentaux économiques qui demeurent solides