Budget 2019-2020 - MCB Focus souligne l’ambition des pouvoirs publics de moderniser les infrastructures
Le MCB Focus sous la plume du Chief Strategy Officer, Gilbert Gnany soutient que le présent Budget réaffirme l’ambition des autorités de moderniser les infrastructures mises en place dans un large éventail de secteurs : routes, aéroport, port,  services publics et infrastructures sociales générales.
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Budget 2019-2020 – MCB Focus souligne l’ambition des pouvoirs publics de moderniser les infrastructures

Dans sa dernière édition, MCB Focus décortique le Budget 2019-2020 tout en passant en revue la conjoncture économique internationale. Le MCB Focus sous la plume du Chief Strategy Officer, Gilbert Gnany soutient que le présent Budget réaffirme l’ambition des autorités de moderniser les infrastructures mises en place dans un large éventail de secteurs : routes, aéroport, port,  services publics et infrastructures sociales générales.

«À cet égard, tout en mettant en œuvre ces facilités, les pouvoirs publics continueraient à assurer un contrôle constant, d’autant plus que l’investissement public total, selon les autorités, sont estimées à Rs 207,4 milliards sur les cinq années allant de 2019-2020 à 2023-2024, dont il est prévu que Rs….( 63,2 milliards d’euros) proviennent de la participation du secteur privé à des projets du secteur public», souligne MCB Focus.

Pour ce qui est du cadre macroéconomique officiel à moyen terme, le document souligne que l’importance des mesures budgétaires peut être appréciée par le biais d’une analyse minutieuse des prévisions interconnectées fournies. A la lumière des provisions des autorités, «le taux d’investissement national devrait s’établir à 19,4% du PIB en 2019/20, avant de plafonner à 19,0% du PIB en 2020/21 et 2021/22. Statistiquement, l’évolution des investissements se traduirait, au niveau sectoriel, par un ralentissement prévu de la construction, notamment grâce à l’effet de base exceptionnellement élevée provoqué par la croissance remarquable enregistrée ces dernières années.»

Un autre constat perceptible, indique MCB Focus est que, malgré le soutien des mesures budgétaires, les exportations de biens et de services devraient, selon le Medium Term Macroeconomic Framework (MTMF), rester modérées dans les années à venir, contribuant ainsi à la persistance d’un déficit élevé du compte courant. «En fait, ces derniers pourraient dépasser les niveaux projetés officiellement compte tenu de l’impact des mesures énoncées dans le budget qui ont un contenu en importations élevé, tandis que toute période défavorable potentielle de la valeur externe de notre roupie pèserait également dans la balance», soutient le document.

Globalement, indique MCB Focus, à la lumière des prévisions officielles susmentionnées des autorités, il apparaît que la réalisation de la prévision d’une croissance économique officielle de 4% pour l’exercice 2019-2020 et de 4,1% pour l’exercice 2020-2021 et 4,2% pour l’année financière 2021-2022 «devrait être assez difficile.» «En conséquence, une croissance plus faible du PIB aurait une incidence négative sur les indicateurs budgétaires et de la dette, projetés par les autorités», soutient le MCB Focus.

Ce document accentue sur les principaux domaines qui méritent une attention particulière. Il est mentionné que le budget national a identifié quelques initiatives visant à stimuler le développement socio-économique du pays.  En revanche, il souligne qu’il «reste à déterminer si les déclarations seront, en l’absence de réformes structurelles profondes, suffisamment significatives pour les piliers économiques clés en vue de faire face aux dynamiques qui affectent leur dynamique de croissance actuelle et renforcer les niveaux de compétitivité dans un contexte opérationnel exigeant, tout en stimulant l’émergence de nouveaux secteurs économiques.»

Selon MCB Focus alors que la mise en œuvre effective des initiatives reste une influence essentielle, «la capacité des mesures budgétaires à générer des gains socio-économiques optimaux à court terme et au-delà sera tributaire probablement de plusieurs facteurs de succès, notamment la nécessité de (i) se prémunir contre la résultats potentiellement distorsifs de certaines mesures politiques réservées pouvant avoir une incidence sur l’allocation optimale des ressources; et (ii) maintenir une gestion saine, durable et crédible de la dette publique et budgétaire.»

Le MCB Focus maintient qu’en outre des discours budgétaires, prononcés au cours de ces dernières années, concernant le régime fiscal du pays, de nouveaux traitements différenciés et des allégements fiscaux ont été annoncés sur le front de l’impôt sur le revenu.

Dans l’état actuel de la situation et comme souligné dans les éditions précédentes de MCB Focus fait marquer, alors que les évolutions budgétaires susmentionnées contribueraient à accélérer le développement de certains segments, ces incitations ne fourniraient qu’une aide temporaire et à court terme. «En fait, leur efficacité à moyen et long termes et leur impact sur la compétitivité doivent encore être examinés avec prudence, dans la mesure, où le pays s’éloigne encore du système fiscal bas, simple et prévisible qui a permis de stimuler le climat de l’investissement depuis plusieurs années», maintient MCB Focus. «Au total, à la lumière des récents développements et du contexte opérationnel difficile, il est jugé primordial de gérer efficacement le régime fiscal, tant en termes de coût que de complexité, tout en veillant à ce que notre système fiscal soit maintenu, dans sa portée, sa prévisibilité et sa transparence, soutiennent les efforts de développement stratégique et de compétitivité internationale des secteurs économiques», ajoute MCB Focus.

Budget 2019-2020 – MCB Focus souligne l’ambition des pouvoirs publics de moderniser les infrastructures