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Candidat au No.7 : De quoi Navin Ramgoolam a-t-il peur ?

Sa dernière défaite dans son fief (Triolet/Pamplemousses) semble lui hanter. Lui hanter à un tel point, qu’il n’a pas saisi sa chance de prendre part à la partielle au No. 18 à la place d’Arvin Boolell. D’ailleurs, il rate une chance de refaire son entrée au Parlement.

Une deuxième chance lui est offerte sur plateau pour montrer de quel bois il se chauffe. Mais une nouvelle fois, il se faufile la queue entre les jambes et préférer se cacher derrière Anil Bachoo. Et pourtant, dans une incompréhension totale, il était le premier à accepter un «soi-disant » face-à-face avec Pravind Jugnauth. Ce même Pravind Jugnauth, qui lui, a eu le courage de briguer une partielle dans la circonscription no 8 en 2009 et cela face à son oncle, Ashock Jugnauth. Le résultat, on le connaît, il a saisi sa chance et il a remporté haut la main cette joute.

Remontons un peu le temps, le 29 janvier 1995, où on assistait un duel entre Paul Bérenger et Jean-Claude de l’Estrac dans une partielle dans la circonscription No 19 (Stanley/Rose-Hill) après une grosse cassure chez les mauves. Le leader du MMM s’y fait élire avec plus de 1 500 voix de différence contre le candidat du RMM.

Quatre ans plus tard, soit le 23 septembre 1999, l’île Maurice connaît une autre élection partielle dans la circonscription No 20 (B.Bassin/Petite Rivière). Là, c’est un autre leader, Xavier-Luc Duval, qui prenait part à cette joute et le leader du PMXD se fait élire avec 13 072 voix.

Trois différents leaders politiques qui ont eu les couilles de descendre sur le terrain même s’il s’agit d’une partielle et d’y participer avec fougue. Et le point commun entre Pravind Jugnauth, Paul Bérenger et Xavier Duval, ils ont tous trois remporté leurs paris.

Alors pourquoi Navin Ramgoolam, qui se vante d’être meilleur que ces trois mentionnés plus haut, a peur de leur entamer le pas. Peut-être qu’il sait au fond de lui, il n’est plus populaire auprès de la population et il a la trouille de perdre la face une nouvelle fois. D’ailleurs, c’est un signe de faiblesse qui rogne le leader du PTr, car déjà jusqu’à ce jour, il ne sait même pas où il posera valise pour les prochaines élections générales.

Ou comme l’avait récemment dit Pravind Jugnauth : «  Dans so propre parti ena beaucoup dimounes na pas oulé ki li poze candidat. »

Candidat au No.7 : De quoi Navin Ramgoolam a-t-il peur ?