Changement climatique : manifestation dans les rues de Port-Louis
Une manifestation a eu lieu dans les rues de Port-Louis pour sensibiliser les Mauriciens sur les conséquences du changement climatique
Actualités

Changement climatique : manifestation dans les rues de Port-Louis

« Sanze avan nou noye », « Stop polluting to continue living », « Mauritius is precious ». Ce sont quelques mots écrits sur les pancartes de ceux qui se sont rassemblés ce vendredi 15 mars au Jardin de la Compagnie. Une manifestation a eu lieu dans les rues de Port-Louis pour sensibiliser les Mauriciens sur les conséquences du changement climatique.

L’initiative revient au Mouvement ‘Fridays for Future’ lancé par la jeune Suédoise Greta Thunberg, 16 ans. Soulignons que des milliers de jeunes à travers le monde ont entamé cette mobilisation ce 15 mars. L’événement a pour thème « # Climate Strike # The oceans are rising, so are we ». Maurice a aussi emboîté le pas.

Shaama Sandooyea, étudiante en Sciences Marine à l’Université de Maurice et membre du Mouvement ‘Fridays for Future’ explique que Maurice ressent déjà les conséquences du changement climatique. « Il fait vraiment chaud et lorsqu’il y a des grosses pluies, cela cause des inondations ». Elle évoque les effets du changement climatique sur l’écologie marine. « Les poissons sont en train de disparaitre et les coraux sont en train de mourir », déplore-t-elle.

Shaama Sandooyea ne veut ne plus voir l’abattage des arbres et le comblement des marécages. Elle propose plusieurs solutions pour atténuer les effets du réchauffement climatique.

Selon elle, il faut avant tout cesser l’abattage des arbres et protéger les ressources naturelles. L’étudiante en Sciences Marines demande également au gouvernement d’avoir un contrôle sur l’octroi de l’Environment Impact Assessment (EIA) Licence et de faire une évaluation de notre biodiversité pour trouver des solutions pour les protéger.  Elle parle aussi de la protection des mangroves qui aident à prévenir les érosions côtières.

« Zordi kapav 2 dimunn ki afekte par sanzman climatik…dans 10 ans…dan 20 ans se la popilasyon morisien ki pou afekte », lance-t-elle. Shaama Sandooyea estiment qu’on ne peut fermer les yeux sur le changement climatique.

Lire :

Mahen Seeruttun : « Planter trois arbres pour chaque arbre que nous abattons »

Changement climatique : manifestation dans les rues de Port-Louis