Convocation à l’IPCC : Des policiers convoqués peuvent faire valoir leur droit au silence
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Convocation à l’IPCC : Des policiers convoqués peuvent faire valoir leur droit au silence

Souvent, lors des interventions musclées de la police, plusieurs plaintes de brutalité policière sont enregistrées à l’Independent Police Complaint Commission (IPCC). Une commission que les présumées victimes ont recours pour avoir justice en cas d’abus.

Des policiers sont la plupart du temps convoqués « Under Warning » au l’IPCC pour donner leur version des faits. Qu’en est-il de leur droit ?

Me Dick Ng Sui Wa, l’un des commissaires de l’IPCC affirme que la commission a les mêmes droits que la police. Un policier peut être convoqué « Under Warning » pour donner sa déposition. Toutefois, le policier peut garder son droit silence. C’est son droit constitutionnel. Mais cela peut être vu d’un oeil défavorable à l’égard de la personne.

Du coté du Police Press Office, on avance qu’un policier n’est pas obligé de donner un « Statement Under Warning ». Il a le droit de garder son silence ou d’un « Normal Statement ».

L’inspecteur Jaylall Boojhawon de la POSU avance que les autorités policières sont régies par la Police Act, celui de l’Independent Commission Against Corruption (ICAC) qui tombe sous la Prevention of Corruption Act (POCA) et l’IPCC est règlementé sous l’IPCC Act de 2016. Mais nul n’a le droit d’être en violation avec la constitution de notre pays. L’inspecteur ajoute qu’un suspect ou un accusé a le droit de garder son silence.

Me Anoop Goodary explique, quant à lui, qu’un policier n’est pas obligé de donner sa déposition « Under warning ». Il peut garder son silence. C’est seulement lors d’une commission d’enquête, qu’un individu est contraint de répondre aux questions et de s’expliquer.

Convocation à l’IPCC : Des policiers convoqués peuvent faire valoir leur droit au silence