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COP 25 : Maurice s’attèle à la révision de ses contributions déterminées au niveau nationale

La Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique est la principale réunion officielle qui réunit chaque année tous les pays membres de la Convention, incluant les pays développés et les pays en voie de développement, pour évaluer les progrès accomplis dans la lutte contre le changement climatique et pour prendre, collégialement, des décisions afin d’apporter une réponse collective et globale à la problématique du changement climatique.

« Permettez-moi, Monsieur le Président, de vous rappeler que le processus de négociation sur le changement climatique est long et progressif.Ce processus a débuté avec la première conférence des Parties qui s’était tenue à Berlin en 1995. Les réunions successives de la Conférence des Parties ont abouti à des résultats concrets sur des points pour lesquels des consensus ont pu être trouvés. Par contre, les points contentieux sont généralement reportés à la réunion suivante, » avance Kavy Ramano au parlement.

Depuis 1995 les négociations ont été lentes et poussifs. Cependant, une étape majeure a été franchie en 2015 à la COP 21 qui s’est tenue à Paris grâce à l’adoption de l’Accord de Paris.  Depuis 2015, les pays membres de la Convention se concertent afin d’établir des règlements pour la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Les progrès dans le processus de négociation pour la finalisation de ces règlements ont été en deçà des attentes des pays en voie de développement, notamment les pays les plus vulnérables tels que les Petits États Insulaires en Développement comme Maurice, les pays les moins avancés et les pays du continent africain.

À la COP 25, qui avait pour objectif de finaliser les règlements pour la mise en œuvre de l’Accord de Paris, les pays membres ont reconnu que certains progrès ont été accomplis. Ces progrès concernent le renforcement des capacités et le transfert de technologies, à travers le ‘Climate Technology Centre and Network’ ainsi que sur la thématique ‘des Genres et le Changement climatique’.

Toutefois, les pays membres ne sont pas parvenus à un consensus sur un certain nombre d’éléments importants tels que l’article 6, concernant le mécanisme pour le marché du carbone, le financement climat à long terme et l’écart dans les objectifs d’atténuation pour la période pré- 2020 pour les pays développés.

Le bilan de la COP 25 a été jugé comme décevant par les pays en voie de développement. D’ailleurs, le Secrétaire Général des Nations Unies a exprimé sa déception quant au bilan de la COP 25 dans un communiqué après la conclusion de la réunion à Madrid en décembre 2019. Ces éléments inachevés seront, cependant remis à l’ordre du jour de la COP 26 qui se tiendra à Glasgow au Royaume-Uni en novembre 2021.

« Je tiens à souligner que mon ministère, en collaboration avec les autres partenaires, s’attèlent actuellement à la révision de nos Contributions déterminées au niveau nationale (CDN), qui sont les engagements pris  suite à l’Accord de Paris auprès de la Convention, » ajoute-t-il.

COP 25 : Maurice s’attèle à la révision de ses contributions déterminées au niveau nationale