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Des accords commerciaux stratégiques et historiques avec l’Inde et la Chine

Maurice est engagé dans un processus de raffermissement de ses relations avec ses partenaires traditionnels dans le cadre d’une coopération Sud-Sud redynamisée. C’est dans cette optique que le gouvernement est en train de finaliser des accords d’échanges commerciaux et économiques avec l’Inde et la Chine. Dans le même registre, Maurice a mis en place une stratégie de rapprochement avec la Russie, l’Australie, le Japon et des pays du Golfe, entre autres.

Maurice et l’Inde vont bientôt signer un ‘Comprehensive Economic Cooperation and Partnership Agreement’. Idem pour un accord de libre-échanges avec la Chine.

Le CECPA avec l’Inde ouvre une nouvelle ère de coopération entre les deux pays dans plusieurs domaines. L’accord couvre plu- sieurs aspects d’échanges économiques : le commerce des marchandises, les services, l’investissement et la coopération économique et technique.

L’accord de partenariat stratégique avec l’Inde va dans le droit fil de l’ouverture de Maurice vers de nouveaux horizons et de son positionnement comme un hub régional dans le corridor Asie — Afrique.

Dans un scénario de restriction du commerce international par de grandes puissances, l’option d’une coopération raffermie avec des pays émergents et avec l’Afrique prend toute sa pertinence. « Nous pouvons nous tenir sur nos propres jambes. Nous devons réaliser que la coopération Sud-Sud est très puissante. Elle implique que nous devons partager ce qu’on maîtrise le mieux », fait remarquer le ministre, Vishnu Lutchmeenaraidoo.

Dans cette même optique, Maurice et la Chine ont signé, en septembre 2018, un protocole d’entente portant sur un accord de libre-échange bilatéral. Ce protocole est le signe que les négociations sur l’accord de libre-échange commercial Maurice-Chine ont été complétées. Les deux pays se pro- posent de finaliser l’accord dans un proche avenir.

Il s’agit du tout premier accord de libre-échange que la Chine signe avec un pays africain. L’accord a, de ce fait, une portée stratégique qui dépasse le cadre des échanges bilatéraux. Fort de cette avancée, Maurice disposera d’arguments solides pour jouer le rôle de courroie de transmission par excellence entre la Chine et l’Afrique.

ÉCOULER PLUS DE PRODUITS MAURICIENS SUR LE MARCHÉ CHINOIS

En effet, les entreprises chinoises pourront bénéficier de l’accès préférentiel de Maurice aux marchés régionaux en Afrique, tels la SADC et le COMESA; utiliser le pays com- me un centre de distribution et de valeur ajoutée; et, parallèlement, permettre aux producteurs locaux d’écouler plus de produits sur le marché chinois dans des conditions plus favorables.

Les nouveaux accords avec l’Inde et la Chine ouvrent donc de nouvelles pistes de partenariats bilatéraux, mais aussi d’intégration régionale. Les entreprises indiennes et chinoises pourront davantage utiliser Maurice comme un centre de production et de transformation pour exporter vers les marchés régionaux (COMESA, SADC) et la zone de libre-échange tripartite COMESA- SADC-East African Community (EAC); ce qui constitue un marché de quelque 650 millions de consommateurs.

AVANCÉES NOTABLES AVEC D’AUTRES PAYS

D’autre part, des avancées notables ont été réalisées dans les relations avec le Japon, la Russie, l’Australie et plusieurs pays arabes. Tout comme les entreprises et les investisseurs chinois et indiens, les opérateurs de ces pays vont, eux aussi, pouvoir bénéficier des accords gouvernement-à-gouvernement en préparation avec plusieurs pays africains, dont le Kenya, le Ghana, le Sénégal, la Côte d’Ivoire et Madagascar.

Des accords commerciaux stratégiques et historiques avec l’Inde et la Chine