Discours-Programme - Tania Diolle: «Protéger les citoyens moyens face à tous les risques de la vie de tous les jours»
Tania Diolle a donné le coup d’envoi des débats sur ce document, présenté par le président de la République, le 24 janvier.
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Discours-Programme – Tania Diolle: «Protéger les citoyens moyens face à tous les risques de la vie de tous les jours»

«Le Discours- Programme est comme un parapluie. Il protège les citoyens moyens face à tous les risques de la vie de tous les jours»: propos de la PPS, Tanio Diolle lors de son discours sur le Discours-Programme du government de l’Alliance Morisien, à l’Assemblée Nationale, à la mi-journée, ce lundi 3 février. Ainsi, elle a donné le coup d’envoi des débats sur ce document, présenté par le président de la République, le 24 janvier. En guise de conclusion, Tania Diolle s’est montrée critique à l’égard de l’Opposition. «L’opposition n’est pas constructive», a-t-elle lancé.

Auparavant, au début de son intervention, la PPS a félicité le Speaker, Sooroojdev Phokeer à ce poste. «Je suis convaincue que dans votre rôle vous saurez être impartial en vue d’assurer que les débats se déroulent dans le respect de l’esprit dans la Chambre», a-t-elle dit. Elle a, également, félicité le Premier ministre, Pravind Jugnauth pour son élection à ce poste.

Tania Diolle a rappelé son passé en tant que jeune collégienne, plus particulièrement sa participation à projet d’aide humanitaire en Inde. «Je me suis dans une région dépourvue de toilettes et d’aménités de base. Beaucoup d’entre nous se sont découragés, mais moi, jai gardé le cap […] Je me suis rendue à l’évidence que le bonheur ne se trouve pas dans les choses, mais dans le vécu au quotidien», a-t-elle relaté.

Par conséquent, Tania Diolle a fait appel aux adversaires pour qu’ils reviennent à de meilleurs sentiments «[…] Chacun a l’opportunité de faire des choses qui sont justes. Ici, nous avons affaire à une opposition qui s’enlise. Elle se contente de boycotter un Discours-Programme. Comment expliquer une opposition qui boycotte un Discours-Programme tout en continuant à bénéficier les privilèges. Pendant ce temps, nous travaillons»,  a déploré la PPS Diolle.

Elle a rappelé son engagement en Ethiopie, où elle était confrontée à l’«inimaginable.» «J’étais confrontée à de jeunes filles qui ont été kidnappées, violées et rejetées par leurs familles. La tâche n’était pas facile. C’est cet engagment qui a contribué à mon cheminement et m’a conduit jusqu’ici»,  a confié Tania Diolle. 

Evoquant son passage dans l’opposition aux côtés d’Alan Ganoo, elle a dit s’être opposée aux lacune du Protection Order, délivré aux femmes victimes de violence conjugale. Elle s’est réjouie de la décision du Premier ministre qui a institué un comité ministériel en vue de revoir la clause 137 de la Domestic Violence Act. «La Tania Diolle qui était dans l’opposition ne pouvait être que satisfaite»,  a-t-elle déclaré. Elle a souligné qu’elle tient, également, à coeur la clause 138 du Domestic Violence Act, par rapport à l’accès au shelter. «Je suis persuadée que le gouvernement corrigera des manquements qui datent plusieurs décennies. On ne peut mieux de se réjouir de l’engagement du Premier ministre face à ce problème»,  a maintenu Tania Diolle.

Elle s’est réjouie de l’avancée pour le projet de Musée Intercontinental de l’Esclavage qui vient d’être par une entité propre, fin de la semaine dernière.

Revenant à la charge sur l’opposition, la PPS, Tania Diolle a parlé d’une «opposition stérile.» «C’est une question qui relèvement de positionnement politique»,  a-t-elle soutenu. Faisant référence aux statistiques par rapport à la pauvreté, la PPS a exprimé sa satisfaction de certaines mesures prises pour  alléger la situation. «Je me suis engagée sur la vulnérabilité de femmes cleaners. Je me réjouie de trois mesures phares prises pour régler les problèmes de l’inégalité: (i) Negative Income Tax, (ii) Minimum Wage, (iii) Worker’s Right Bill. Il y aaussi, l’augmentation de la pension de vieillesse qui est un exemple concret», a énuméré Tania Diolle.

Selon elle, ces facteurs font partie des raisons pour lesquelles l’opposition souffre d’une crise. «Ce qui fait, qu’elle ne représente plus les salariés […] Je comprends la contradiction, dont souffre l’opposition. Ses critiques portent sur des choses invisibles, car elle est difficile pour elle de critiquer celles qui sont visibles», a-t-elle renchéri.

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