Elections en Inde: la victoire d’un homme du peuple
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Elections en Inde: la victoire d’un homme du peuple

« L’Inde a encore gagné » , a tweeté le Premier ministre Narendra Modi alors que le BJP et ses alliés remportaient une victoire écrasante aux élections législatives. Oui, L’Inde a gagné, le peuple aussi.

Le Premier ministre Narendra Modi est de retour au pouvoir pour cinq ans avec une majorité plus large qu’auparavant. Sa seconde victoire est décrite comme celle de l’homme du peuple, les ti-dimounes, les millions qui ont tourné le dos à la politique dynastique des Nehru-Gandhi pour faire confiance à une personne avec qui ils partagent de nombreuses caractéristiques communes et peuvent s’identifier à lui.

Le nouveau mandat que Modi a reçu est celui de la confiance d’une nouvelle Inde soucieuse de son développement économique et de sa sécurité. Sa victoire est la victoire de la démocratie et un pays ambitieux.

Le résultat final a été annoncé jeudi avec le décompte final comme suit: NDA (alliés du BJP +): 344; UPA (Congrès et alliés) 83; MGB (Mahagathbandhan) 17; et autres 98 devrait augmenter sa part de sièges par rapport au total de 2014.

Qu’est-ce qui explique cette deuxième victoire spectaculaire de M. Modi ? Certes, plusieurs observateurs analyseront cette victoire sous plusieurs angles, non seulement dans les jours à venir, mais pendant des années. Chacun aura son mot et ses opinions à partager.

Une analyse parue dan le journal The Hindu de Chennai identifie cinq raisons de cette victoire.

D’abord il y a eu le facteur émotif. La personnalité de Modi était le thème principal de la campagne gagnante et il incarnait le nationalisme strident Hindutva. L’attaque terroriste à Pulwama en janvier et la réaction de l’Inde à celle-ci – qui a été bâclée comme il est maintenant clair – ont été habilement utilisées pour mobiliser des passions visibles pour quiconque se souciant d’observer et d’en prendre note. «Ghar mein ghus ke marenge» (Nous allons les attaquer chez eux) est devenu un cri de guerre qui a fonctionné.

Ensuite il est question de la sécurité nationale. Ceci encore renforcé la consolidation d’une banque de votes hindoue, ce qui rend les calculs de caste inutiles. Ce phénomène était évident en 2014 également, mais loin de s’affaiblir, il s’est étendu. Les endroits où le parti Bharatiya Janata (BJP) a obtenu de gros résultats en 2014 sont restés globalement inchangés, tandis que le parti a fait une incursion dans de nouvelles zones, notamment au Bengale occidental.

Autre raison est qu’il n’y a pas eu de discussion sur le gouvernement, sa performance au cours de dernières années au sein du gouvernement. Les facteurs émotif et sécurité nationale ont abouti à une situation dans laquelle Modi a pu éviter avec succès un débat sur les performances de son gouvernement au cours des cinq dernières années. Les discussions se sont limitées aux régimes d’aide sociale, ce qui l’a aidé. Des sujets controversés tels que la démonétisation, la croissance économique et les créations d’emplois n’ont pas trouvé place dans les discussions publiques.

Une campagne mal inspirée

Congrès est responsable de sa propre défaite et de la victoire de BJP et ses alliés. Le Congrès avait tenté de mettre sur pied une campagne électorale, mais ce n’était pas mieux que ces appels automatisés harcelants qui arrivent sur les téléphones au pire moment possible. En essayant de placer le parti comme un bastion de haute caste, et à répéter les mêmes slogans sans les reformuler de manière créative, a couté très cher au Congrès. Les faiblesses structurelles du Congrès ont été amplifiées à maintes reprises par sa stratégie de communication désastreuse.

Finallement, les alliances anti-BJP (Bharatiya Janata Party) n’étaient pas aussi fort qu’on le croyait, et n’ont pas fonctionné comme prévu initialement. Alors que les partis régionaux sont généralement opposés au Congrès, les tentatives de Rahul Gandhi, et de sa mère, Sonia Gandhi, de forger une alliance avec le parti Bahujan Samaj (BSP) a été repoussées par son chef, Mayawati. Le Congrès – sur les instructions de Rahul Gandhi – avait essayé de nouer une alliance avec le Aam Aadmi Party (AAP) à Delhi, mais celui-ci l’évitait sournoisement. Le APP blâme maintenant le Congrès, avec un œil sur les élections à l’Assemblée de Delhi plus tard cette année. La performance de l’alliance Samajwadi Party (SP) -BSP dans l’Uttar Pradesh montre maintenant que cela n’a pas marché comme prévu initialement.

Au-delà de ces facteurs, on ne peut ignorer la stratégie électorale parfaite mise en place par Amit Shah, responsable de campagne du BJP et de ses alliés, et le travail sans faille de ses militants. Félicitations à ces hommes et à ces femmes qui ont une nouvelle fois prouvé que là où il y a une volonté, il y a un moyen de réussir. Ils ont donné une grande leçon de démocratie en action que Maurice pourrait également imiter.

Entre temps, bonne continuation Premier ministre Narendra Modi.—R.A.R Pandit

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