Arvin Boolell : « La leçon de 2014, faut pas prendre le pouvoir pour acquis »
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En attendant le coup de grâce…

Arvin Boolell a gagné une première bataille dans la guerre sans merci qui a repris forme au sein du Parti travailliste au lendemain de la débâcle de son leader, Navin Ramgoolam, lors des dernières législatives. Même s’il a ravi la place de leader l’opposition et en même temps le rôle de chef de file au Parlement aux dépens de Shakeel Mohamed, les choses sont loin de se calmer. Loin de là. Shakeel Mohamed a certes ravalé son crachat et mis de côté son ambition de vouloir devenir leader de l’opposition pour croiser le fer avec Pravind Jugnauth, mais plusieurs factions au sein du PTr savent que plus gros enjeu reste le leadership du parti.

Et voilà, c’est reparti pour une nouvelle croisade contre le fils de sir Seewoosagur Ramgoolam, tout comme c’était le cas après la défaite 2014, lorsqu’il s’était fait botter le derrière dans son fief, la circonscription No. 5. Depuis une semaine, Navin Ramgoolam, qui avait été chercher refuge au No. 10, a essuyé un deuxième revers en prenant la quatrième place. Un mini séisme au sein du parti pour certains, mais pour d’autres c’était prévisible. Bon nombre de dirigeants « rouges » lui reprochent cette amère défaite, l’attribuant à un enchaînement d’erreurs, dont la dernière lui aura été fatale. Notamment ses écarts de langage vis-à-vis de la communauté hindoue.

Contester les élections est la dernière trouvaille de du PTr. Mais à l’intérieur, l’équipe est plus que jamais divisée. Et les « Iznogoud » sont de plus en plus nombreux. Mais ils attendent le bon moment pour assener le coup de grâce à leur leader. Ce moment fatidique viendra très probablement ce vendredi avec le « ruling » attendu dans l’affaire des coffres-forts. Mêmes les plus optimistes qui prédisaient un verdict favorable il y a quelques semaines, ne veulent plus que leur leader s’en sort indemne dans cette affaire, où quelque Rs 220 millions avaient été retrouvé dans sa maison à Floréal.

Mais à qui donc profite – et profitera – les malheurs de Navin Ramgoolam ? Ritish Ramphul ? Il semblerait que le gendre de Kailash Purryag est dans la course tout comme Shakeel Mohamed, qui n’a jamais cessé de vouloir être calife à la place du calife. Il faudra aussi compter avec le cher Arvin, celui qui s’était ravisé après que Ramgoolam est venu lui couper l’herbe sous pied en compagnie de ses sbires lors d’une réunion du comité exécutif du PTr. Et, enfin, Anil Bachoo, le roi déchu (de l’est), qui aspire également prendre les rênes du parti. Pour info, il aurait même tenu une réunion à son domicile il y a deux jours pour discuter de la chose en présence de certains des candidats battus aux dernières élections.

À suivre…

En attendant le coup de grâce…