À vos portables : Tentez votre chance de rencontrer Kev Adams…
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Épargnez nos enfants… please !

Quelle hypocrisie ! Oui, je le dis haut et fort… c’est de la pure hypocrisie et j’assume pleinement ces propos. D’ailleurs, dans un passé pas trop lointain, la presse dans sa généralité n’a pas hésité à s’en prendre — pour ne pas dire assener un coup de massue au député Ravi Rutnah. Ce dernier s’était – lors de son discours à l’occasion de la Journée mondiale sans tabac – adressé aux jeunes  en ces termes: « Si vous aimez le sexe, ne touchez pas à la cigarette… »

Je n’ai évidemment pas la prétention de désigner leur cible à nos pseudo-éditorialistes. Parce que c’est un peu de la mauvaise conscience, si pour eux certains méritent bien d’être tolérés comme un moindre plaisir.

Qui ne connaît pas Kev Adams ? Beau, jeune et talentueux humoriste/acteur. Oh oui que vous étiez nombreux à faire la queue pour assister à son spectacle samedi soir. Tout comme vous, j’étais à fond la caisse pour tirer pleinement profit de ces moments anti-stress. Mais désolé, ce moment de détente s’est brisé et  je n’irai pas avec le dos de la cuillère pour Kev Adams.

Ce n’est tout simplement pas drôle quand Kev Adams s’adresse à une petite fille d’à peine dix ans et lui balancer au visage un juron genre de ceux qui évoque la partie intime de l’homme dans le pur language de rue d’ici. Et comme pour « add insult to injury » lors de cette soirée, Kev Adams l’a dit encore et encore. Beaucoup sont les parents qui riaient jaune alors que d’autres ne cachaient pas embarras vis-à-vis de leurs congénitures.

Oui, nous le disons, Kev Adams est sympathique avec une joie de vivre contagieux et une bonne mine avec ses cheveux gonflés de gel, qui semblent être à la fois sa marque de fabrique. Mais pour un humoriste qui a un bilan de ses dix ans, c’est une honte.  Honte aussi aux organisateurs, qui auraient du intervenir lors de ce show de bas étage. Doit-on comprendre qu’ils sont autant complices que coupables ? Inadmissible qu’ils ont pu laisser un artiste étranger faire fi de notre culture et a débiter des sottises devant nos enfants.

Si cela peut se dire en France, mais ici on a une autre culture et la décence veut qu’on nous respecte, qu’on respecte nos enfants. N’est-ce pas de l’inconscience que de laisser un micro aux mains d’un esbroufeur ? Personne n’a trouvé à redire. Même pas la presse !

Épargnez nos enfants… please !