Sudhir Sesungkur, ministre des Services financiers et de la Bonne gouvernance
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ESAAMLG : Sudhir Sesungkur va défendre la demande de réévaluation de Maurice

Sudhir Sesungkur, ministre des Services financiers et de la Bonne gouvernance quitte le pays, ce mercredi 4 septembre, pour Eswatini, ex Royaume du Swaziland. Il participer au 19ème conseil des ministres de l’Eastern and Southern Africa Anti-Money Laundering Group (ESAAMLG), qui se tiendra le 6 courant.

Le ministre, qui dirige une forte délégation administrative et technique, va soutenir et défendre, une fois de plus, la demande de réévaluation du statut de Maurice concernant, cette fois, 22 recommandations de la Financial Action Task Force (FATF). C’est fort d’un cadre légal musclé pour combattre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme que le gouvernement mauricien réclame cette réévaluation.

Le conseil des ministres est précédé actuellement par la réunion de la Task Force des hauts officiels des pays membres, dont Maurice, et ce jusqu’au 5 septembre,

Déjà, au mois d’avril de cette année, la FATF avait réévalué Maurice comme étant ‘compliant’ et ‘largely compliant’ sur 11 recommandations principales qui étaient contestées, confirmant le respect de Maurice aux normes internationales relatives au blanchiment d’argent et du financement du terrorisme.

Cette réévaluation positive a aussi permis de rétablir la bonne réputation de la juridiction financière mauricienne et à assurer que le pays ne figure sur aucune liste négative.

D’ailleurs, les organismes régulateurs internationaux dont l’Union Européenne (UE) et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) sont non seulement unanimes à reconnaitre que Maurice a mis en place un cadre juridique et des contrôles nécessaires pour prévenir les risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme, mais soulignent également l’efficacité de leur mise en œuvre

Maurice a récemment adopté une stratégie de développement de son secteur des services financiers qui repose sur l’amélioration continue, la transparence et le respect des normes et standards internationaux.

Pour rappel, dans une ébauche préliminaire du Mutual Evaluation Report (MER) conduit par le secrétariat de l’ESAAMLG, circulée en juin 2018, les observateurs avaient mis en avant ce qu’ils estimaient être certains ‘manquements’ dans le mécanisme de traque en ce qui concerne les délits liés à l’argent sale. Ils s’étaient basés sur une évaluation du système de contrôle pour combattre le problème de blanchiment d’argent.

Les autorités mauriciennes avaient pris cette affaire très au sérieux, rejetant avec force ledit rapport. Sudhir Sesungkur avait alors adressé une correspondance aux autres ministres, membres de l’ESAAMLG, leur enjoignant de ne pas accepter que le rapport soit publié dans sa forme initiale.  Aux Seychelles, en septembre 2018, la délégation mauricienne avait défendu âprement la réputation et l’intégrité de Maurice.

Maurice, en tant qu’un des membres fondateurs de l’ESAAMLG, est plus que jamais déterminé à trouver des moyens pour améliorer le système de traque en place en qu’il s’agit des transactions douteuses.

En mai cette année, le gouvernement a présenté et voté deux lois très importantes dont l’Anti-Money Laundering and Combatting the Financing of Terrorism and Proliferation (Miscellaneous Provisons) Act et la United Nations (Financial Prohibitions, Ams Embargo and Travel Ban) Sanctions Act.

Et pas plus tard que la semaine dernière, le ministère des Services financiers et de la Bonne gouvernance a présenté le rapport national sur les mesures prises pour réduire les risques de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme.

Maurice, faut-il le souligner, est classé comme un des ‘top performers’ au niveau mondial que ce soit par la Banque Mondiale, le ‘Ease of Doing Business’, le ‘World Economic Forum’, ‘Mo Ibrahim Foundation’, ‘Moody’s Index’.

ESAAMLG : Sudhir Sesungkur va défendre la demande de réévaluation de Maurice