Fermeture de Médine : «Le renvoi de la réunion du 6 février est louche»
Il nous revient que cette réunion devait être axée sur les points en suspens qui demandent à être éclaircis et les modalités payables, selon les provisions du Blueprint ( indemnités, octroi de lopins de terres, temps d’adaptation d’une vingtaine d’employés, qui désirent être redéployés au sein de l’usine sucrière qui réceptionnera les cannes de Médine Factory Area.
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Fermeture de Médine : «Le renvoi de la réunion du 6 février est louche»

La réunion du mercredi 6 février, prévue avec les représentants d’employés, celui de la direction de Médine Milling Ltd et de représentants de la Mauritius Cane Industry Authority (MCIA) a été renvoyée à une date ultérieure pour des raisons inconnues.

Il nous revient que cette réunion devait être axée sur les points en suspens qui demandent à être éclaircis et les modalités payables, selon les provisions du Blueprint ( indemnités, octroi de lopins de terre, temps d’adaptation d’une vingtaine d’employés, qui désirent être redéployés au sein de l’usine sucrière qui réceptionnera les cannes de Médine Factory Area.

« Le renvoi de la réunion du 6 février est louche. Il y a anguille sous roche. Cette réunion devait se concentrer sur les modalités pour compenser les employés selon les provisions du Blueprint de l’industrie sucrière », a affirmé Lall Dewnath, un des porte-parole du Joint Negociating Panel de l’Industrie sucrière. Outre l’octroi de lopins de terre et des indemnités auxquels ont droit les 98 employés de Médine, il a fait remarquer que la situation d’une vingtaine d’entre eux qui ont exprimé le vœu d’être redéployés au sein de l’usine qui réceptionnera les cannes de Médine Factory Area chez elle.

« Dans la conjoncture actuelle, il s’avère que toutes les conditions soient revues. Nous veillerons à ce que la MCIA assume pleinement ses responsabilités dans ce dossier. Il ne faut pas qu’il y ait aucun faux pas allant dans le sens de modifier les termes du Blueprint », a soutenu Lall Dewnath. Il a fait remarquer que certains employés récusant le package ( compensations et terrains) expriment le désir de continuer à travailler au sein de l’usine sucrière qui réceptionnera les cannes de Médine.

Pour ce qui est de l’octroi de terrains, Lall Dewnath a maintenu : « Les employés ont le droit de faire leur choix desquels des deux sites identifiés, l’un à Beaux Songes, Cascavelle et l’autre à Albion, où ils désirent obtenir de leurs lopins de terre, variant de 10 à 13 perches. Ils sont libres de faire leur choix », a-t-il ajouté.

Il a rassuré que le JNP n’oublie pas le sort de petits planteurs dans le cadre de cette fermeture. « En marge de la fermeture de Médine, il est impérieux de savoir, où leurs cannes seront acheminées », a maintenu Lall Dewnath.

Par conséquent, il a fait un appel au ministre de l’Agro-Industrie, Mahen Seeruttun de veiller à ce que toutes les provisions du Blueprint soient appliquées. Il a laissé entendre qu’une lettre sera adressée à la MCIA, ce vendredi 8 février.

Rappelons que dans une déclaration à Inside News, ce jeudi 7 février, le ministre de l’Agro-industrie a consenti qu’il y a des points à être éclaircis au sujet de l’usine sucrière de Médine (voir plus loin). Mahen Seeruttun a maintenu qu’il incombe à la MCIA de procéder à l’évaluation des conséquences de la fermeture.

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