François de Grivel: “Que l’après confinement soit une relance rapide!”
“Que l’après confinement soit une relance rapide!”: c’est le voeu de l’industriel François de Grivel par rapport au déconfinement et du couvre-feu sanitaire, prévu le 4 mai.
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François de Grivel: “Que l’après confinement soit une relance rapide!”

“Que l’après confinement soit une relance rapide!”: c’est le voeu de l’industriel François de Grivel par rapport au déconfinement et du couvre-feu sanitaire, prévu le 4 mai. “Nous nous attendons à une remise en état de la finance des entreprises avec l’aide de l’Etat. Il faut régler les salaires”, a-t-il maintenu.

Soulignant que l’Etat est intervenu au niveau des entreprises privées pour les salaires, il a fait remarquer qu’on approche la fin d’avril. “La situation est délicate pour le secteur manufacturier, la construction, l’hôtellerie…”, a affirmé l’industriel.

Au début de son intervention, François de Grivel a soutenuque la situation est difficile et que les entreprises ne peuvent pas travailler, vu le couvre-feu sanitaire. “Les entreprises ne peuvent pas travailler. Certaines opèrent avec un personnel squelettique pour maintenir les relations commerciales avec certains clients. Elles ne veulent pas perdre des clients. Aujourd’hui, nous voyons des commandes qui sont repoussées ou annulées. La situation étant délicate ne devrait pas perdurer après le 4 mai”, a insisté l’ancien président de la Mauritius Employers’ Federation (MEF). 

En revanche, il a dit constater, à ce jour, que les services essentiels continuent à fonctionner,  les chaînes alimentaires sont opérationnelles… Toujours est-il, a indiqué l’industriel, “il y n’y a beaucoup de mouvements maritimes et très peu de vols aériens.” 

“L’exportation se fait au compte-gouttes. Il y a un ‘backlog’ de 40 tonnes de produits qui a été acheminé par Air France, hier et une autre partie qui a été transportée Turkish Airlines, voici quelques jours. Il y a un autre backlog qui doit être expédiée à brève échéance”, a affirmé François de Grivel.

Interrogé sur les prévisions du FMI qui a fait une contraction de  6,8% pour Maurice, l’industriel a concédé: “Il y a un risque de récession (…) La MCB a fait état d’une balance des paiements déficitaire. C’est une situation exceptionnelle.” Cela avant d’avancer: “Il y aura des incidences sur l’emploi. Des problèmes sociaux sont susceptibles de resurgir. Nos entreprises ne pouvant pas supporter, s’arrêteront”.

A ce chapitre, François de Grivel a affirme que des petites et moyennes entreprise ayant entre 7 à 30 seront touchées, de même que celles qui sont à la base de l’économie mauricienne. “Ces entreprises doivent être soutenues. Cela en dépit des prévisions du FMI. Le rapport relève de la théorie. C’est la pratique qui compte. C’est l’action qui compte”, a argué l’industriel de Grivel.

S’agissant de la baisse du Key Repo Rate, il a souligné que c’est une bonne chose pour les entreprises. “Les entreprises paieront de faibles taux d’intérêt sur les emprunts. Même si les garanties bancaires sont plus sévères, désormais, les banques se montreront plus conciliantes sur leurs emprunts. Ce qui permettra aux entreprises de souffler”, a déclaré l’ancien président de la MEF. 

En revanche, François de Grivel a laissé entendre “qu’il y aura quelques pertes d’emploi.”

“(…) Si on reste dynamique, nous ne devrons pas perdre l’emploi. Les emplois des ouvriers étrangers maintiennent les entreprises”,  a maintenu François de Grivel avant d’exprimer son optimisme. “ Il s’avère nécessaire de trouver des solutions pour les activités de production. Je suis optimiste. Les clients vont reprendre leurs activités et repasseront leurs commandes auprès des entreprises mauriciennes. Si on reprend le 4 mai, c’est en juin-juillet qu’on aura une réelle reprise.”

François de Grivel: “Que l’après confinement soit une relance rapide!”