«Gratuité de l'éducation tertiaire: nous allons dans la bonne direction»
Dans ce contexte, il souligne qu’il faut attendre que les critères soient établis par le gouvernement.
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Gratuité de l’éducation tertiaire: « Nous allons dans la bonne direction »

Réagissant à la décision du gouvernement de rendre gratuite les études tertiaires, le président de la Tertiary Education Commission (TEC), Surendra Bissoondoyal, dans une déclaration à Inside News, ce samedi 5 janvier, affirme : « C’est bien qu’on ait une éducation tertiaire gratuite. Nous allons dans la bonne direction.» Dans ce contexte, il souligne qu’il faut attendre que les critères soient établis par le gouvernement.

En revanche, il soutient : « il nous faudra en même temps donner à nos jeunes une éducation qui serait davantage portée vers le travail

Dans cette perspective, le président de la TEC maintient qu’il est impérieux d’accentuer sur l’enseignement polytechnique en avançant l’argumentation que l’avenir se trouve dans la technologie. « Si tous les étudiants poursuivent des études supérieures dans la même filière, on se retrouvera au bout du compte avec un nombre surnuméraire de diplômés dans un seul domaine. De ce fait, il faut bien faire attention », maintient Surendra Bissoondoyal. « En vue de prévenir une telle situation, le gouvernement peut donner des directives vers telle ou telle orientation », ajoute-t-il.

S’agissant les critères d’admission, Surendra Bissoondoyal rappelle que ceux-ci sont presque identiques partout ailleurs dans le monde. « Par exemple, pour se faire admettre dans une université londonienne, l’étudiant doit du moins avoir obtenu de A Level, mais pour certaines filières certains étudiants ne pourront pas accéder à une certaine filière, par exemple, le droit. C’est la compétition qui fait le niveau », explique-t-il.

10 000 à l’Université de Maurice

Commentant le secteur tertiaire actuel, le président de la TEC déclare que l’Université de Maurice regroupe à elle seule quelque 10 000 étudiants et que les autres universités n’en atteignent qu’environ 6 000 à 7 000. « Il est un fait que cette nouvelle mesure gouvernementale aidera les universités à s’améliorer et rehausser leurs niveaux. Il va sans dire que le Higher Education Council (HEC) se penchera sur les accréditations des cours. Il établir si les cours sont d’un niveau acceptable ou pas », dit-il.

Il tient à préciser que l’accréditation porte sur deux champs : (i) accréditation de l’institution elle-même et (ii) l’accréditation des cours.

Pour ce qui est des lacunes et autres manquements dans le système actuel de l’enseignement tertiaire, Suren Bissoondoyal confie : « Des lacunes, il y en a dans toutes les universités du monde. Ici, à Maurice, il y a certains étudiants qui pour faute de moyens se voient contraindre de mettre un terme à leurs études supérieures. Par contre, il y a d’autres qui tout simplement ne veulent pas poursuivre leurs cours. Ils s’arrêtent.»

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